mercredi 15 avril 2009


«The story of Louis Pasteur» un film de William Dieterle

Quand tu t'entailles la peau, par exemple un doigt à l'aide du sécateur en cueillant une rose à ta bien-aimée, tu t'écries «putain de bordel de merde, fait chier» et tu files effectuer des allers-retours avec ton majeur sous un filet d'eau froide afin d'arrêter la lilliputienne hémorragie.

Évidemment, si quelques bactéries venaient à passer par là, qu'elles trouvaient charmante cette vallée à la douce chaleur accueillante et se mettaient au travail pour installer toute leur petite colonie au milieu de ta plaie, il te faudra recourir assez vite aux antibiotiques.

Ce n'est pas automatique.

Un antibio, c'est trop, trois antibios, bonjour les bobos !

Mais en attendant les fruits de la recherche, c'est encore ce qui fonctionne le mieux contre presque toutes ces bestioles. Pour une bonne partie des autres, on a découvert les vaccins : un dé à coudre de la pestilence affaiblie injecté dans ton organisme permet à celui-ci d'étudier l'assaillant jusqu'à en trouver la parade et de l'inscrire sur le grand registre de ta mémoire cellulaire.

Et voilà qu'on est passé du simple remède contre le mal qui agresse à la science qui invente la prévention. L'offre n'est plus de te remettre sur pieds au plus vite mais bien de t'éviter de tomber malade, de te vendre la promesse d'une santé éclatante toujours en avance sur la menace de ton environnement.

Si l'homme [et la femme qui n'est jamais bien loin et c'est tant mieux] n'a eu de cesse au long de son histoire de s'affranchir de ce milieu hostile dans lequel on l'a collé, voire de se considérer comme au-dessus de ses lois, il peut aujourd'hui largement compter sur une médecine capable de l'en préserver en amont. Du dépistage précoce jusqu'aux manipulations génétiques, de la fabrique des champions jusqu'à la vie perpétuelle, de la chirurgie esthétique jusqu’à la modélisation universelle de l'humanité, elle s'éloigne de plus en plus de son objectif initial.

À moins que ce ne soit nous et non l'humanité qu'il ne faille préserver…

Vous pouvez participer aux Etats Généraux de la bioéthique jusqu'au 30 juin 2009.

15 commentaires:

  1. Il paraîtrait même qu'en péchant par excès ... on entretient sa "fragilité"...
    La modélisation toutefois me laisse perplexe mais surtout réticente... zut alors faire dans le double, triple, quadruple exemplaires que de monotonie en perspective...

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  2. Jeffane : on a visiblement besoin d'entretenir des rapports réguliers avec les maladies pour ne jamais être vraiment malade ! C'est paradoxal !
    :-))

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  3. "Quand tu t'entailles la peau, par exemple un doigt à l'aide du sécateur en cueillant une rose à ta bien-aimée"

    Cette hypothèse ne tient pas. Qu'elle se débrouille toute seule.

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  4. Nicolas : c'est une hypothèse ! On peut aussi se blesser avec un tire-bouchon, voire un décapsuleur ! ;-))))

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  5. C'est amusant, ça ne m'arrive jamais de m'entailler avec un sécateur...

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  6. Mademoiselle Ciguë : avec un décapsuleur, peut-être ?
    :-))

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  7. Je m'entaille trop souvent au sécateur ou à la scie à élaguer pour ne pas adhérer à ce billet! Vive la prévention qui me délivrerait de toute obligation jardinière !

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  8. Monsieur Poireau parce que vous avez de l'humour et que j'aime vous imaginer "sourire", je m'en vais jouer les indiscrètes : Pourquoi cueillir une rose pour la bien-aimée ??? parce que l'on m'a toujours dit ... Qu'il ne faut pas battre une femme avec une fleur, cela abîme la fleur...

    Nicolas, m'enfin tu n'aimerais pas une rose pour ton anniversaire ...
    et surtout ne me réponds pas : Quelle question !!!

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  9. Jeffanne : ma bien-aimée ne boit ni vin ni bière ce qui dans le cadre de cet article sur le rôle de la médecine me limitait assez sur le choix de l'objet contondant ! :-)))

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  10. Alors Monsieur Poireau, c'est une perle rare votre bien-aimée, un diamant brut (à sertir) contrairement à moi qui suit pétrie de défauts, lesquels, soit dit entre nous ne me gênent pas du tout...
    Pourtant et comme c'est curieux ma pierre de naissance serait : le diamant, ma couleur : le jaune d'or...ma planète le soleil...Triste ironie...

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  11. Bonjour le Poirot-garou,
    D'abord, aucune fille ne mérite vraiment que l'on massacre une fleur.
    Cela étant, si sur un coup de coeur, on se pique en coupant un trèfle, pour ne pas tomber sur le carreau, il convient de sucer de suite la blessure (la salive est en effet un excellent antiseptique — l'urine aussi, mais on n'a pas toujours envie de pisser)
    Ensuite, jusqu'au pansement (la poupée disait ma Môman) il faut tenir le plus haut possible la plaie — au-dessus de la tête — pour limiter l'hémorragie (gravitation, bla bla bla)
    Bon d'accords, si on se coupe un orteil, ce n'est pas simple, mais dans ce cas-là, il vaut mieux aller de suite à l'asile psychiatrique.
    120 EUR pour cette consultation d'urgence, mais comme vous êtes Belge (sauf erreur), je vous fait moitié prix. C'est comme ça avec moi, min fiu hein !
    Cordialement.

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  12. Je vous "fée" même moitié prix (c'est pas sorcier la grand-mère)

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