lundi 2 février 2015

L'UMP [à poil !]

Je ne sais pas quel génie de l'UMP a eu l'idée de faire de l'élection du Doubs un enjeu national mais nous pouvons d'ores et déjà le féliciter pour le bordel occasionné. Un fief qui n'est même pas acquis à la droite républicaine, ils auraient pu opter pour la discrétion. A la limite commander quelques bouteilles de Champagne avec modération, histoire de montrer qu'on y croit.

Les voilà, non seulement grands perdants de cette élection mais aussi : à poil, sous les projecteurs, ils sont tenus de choisir entre leurs deux ennemis. D'un côté le PS, son opposant de longue date mais républicain, de l'autre, le FN, parti aux relents fascistes. Lequel vont-ils conseiller de soutenir ?

Ce n'est pas un choix entre la peste et le choléra. C'est un choix entre rester dans les clous républicains ou décider que tout se vaut. S'il optait pour le «ni-ni», Nicolas Sarkozy indiquerait l'absence de frontières entre l'UMP et le FN. Il perdrait aussitôt son marqueur de différence pour 2017. L'UMP, ce n'est pas comme Le Pen and Co.

«Nota benêt : «Le problème quand tu es petit
et que tu te tires une balle dans le pied,
c'est que ça éclabousse sur le visage.»
Nicolas Sarkozy.

6 commentaires:

  1. Le choix de l'UMP, enfin de Paul Bismuth qui décide tout seul, c'est entre MOI et MOI

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  2. au delà de Sarkozy, reste juste ce point mineur : ce que pensent les électeurs ...

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    1. Si les électeurs pensent que voter FN peut résoudre quelque chose (alors que l'essentiel de leur programme peut se résumer à : emmerdons les "autres") libres à eux. Mais ça a sans doute un sens, pour qui conserve deux sous de jugeote, qu'un ex-président de droite dise :
      «c'est pas ma soupe mais votez PS parce que le FN ne vous amènera que des emmerdes.»
      Evidemment ceux qui ont perdu la raison resteront sourds.

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