lundi 1 septembre 2008

La gauche [en avant !]


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L'erreur de la gauche française en ce moment est de ne pas construire une alternative au démantellement du pays lancé et exécuté par la droite.
Agressée dans ses valeurs fondamentales, elle s'empresse de les défendre, s'acharne à vouloir démontrer le bien fondé des avancées sociales antérieures et perd ainsi son temps.

La gauche n'a jamais gagné une élection parce qu'elle souhaitait défendre le passé mais toujours par la proposition [parfois un tontinet utopique, certes] d'un monde à venir demain dont chacun pouvait bâtir les fondations aujourd'hui.
Obligée par nos proto-fascistes au pouvoir, elle se cantonne à l'auto-défense tandis que le peuple se plaint du prix de l'essence et attend des réponses.

Carricaturée jusqu'en ses débats d'idées présentés comme autant de rixes par les médias de masse, la voilà coincée dans ce rôle qu'on lui impose. Et voilà que ses chefs en sont réduits à amuser le roi, les fous de sa majestés, l'amusement de Meussieur lorsqu'il s'ennuie un peu ou que l'actualité le dessert.

La gauche doit échapper à ce schéma et redevenir porteuse d'avenir. Inventons les trente deux heures payées quarante, menaçons de nationalisation les récalcitrants, dégonflons les parachutes dorées et les jetons de présence des conseils d'administration, commençons par l'impossible et le reste suivra…

Il y a que si l'on veut réguler le marché, il faut bien y intervenir et cesser de tout libéraliser, non ?

22 commentaires:

  1. "commençons par l'impossible et le reste suivra…"
    Joli ! D'ailleurs, quel paragraphe jouissif. C'est décidé, je vote Poireau !

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  2. el pueblo unido, jamas sera vencido !

    euh juste... un parachute

    à supprimer après

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  3. pour résumer: Cliver, cesser de trianguler.

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  4. Si la gauche était de gauche, ça se saurait ?

    Joli billet !

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  5. marie-georges : je file à la Rochelle alors ? :-))
    (merci !)

    gael : je ne comprend pas du tout l'espagnol ! Que dis-tu ? :-)

    Eric : en tout cas proposer et construire, oui ! :-))

    Franssoit : bon face à la droite qui elle est bien de droite, il reste quand même un peu (je souligne) de gauche, non ? :-))

    Homer : merci ! :-)

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  6. Il dit : « Le peuple uni ne sera jamais vaincu ». C'était une chanson chilienne en vogue à l'époque d'Allende : on a vu où ç'a conduit le pueblo unido en question, malheureusement...

    Il faut dire que, unido, il ne l'était guère.

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  7. Un autre slogan était "Allende, Allende, la patri no se vende !"

    Qu'on pourrait traduire ainsi (pour rimer) :
    "Sarkozy, Sarkozy, on ne brade pas la patrie"

    Joli billet, Poireau. Ca mérite un tag =)

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  8. Moi aussi... je vote Poireau mais,
    pour une fois j'ai envie de signer ma déclaration :
    Madame Bouillon et non Jeffanne

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  9. Au moins y a-t-il encore de l'envie...
    Dites Monsieur Goux, vous y allez un peu vite avec Allende...
    On peut regretter son manque de sens politique. Il aurait été un poil plus cynique...mais en même temps, n'est-ce pas réellement être de gauche qu'être un peu naïf. Et en même temps, n'est-ce en effet pas un peu abandonner son peuple que le jeter dans la gueule du loup par excès d'idéalisme.

    Insoluble question !

    La vraie gauche fut là (rien à voir avec ce pitre de Chaves)... Nous on a le choix entre Ségolène et Delanoë, quand même, ça me fiche le bourdon un peu :(

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  10. Je suis de gauche et naîve (et fière de l'être en plus...) Merci de ce billet Poireau, je vote aussi pour toi.

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  11. Didier Goux : je ne suis pas spécialiste mais il me semble que si Allende a mal fini, ce n'est guère à cause de son peuple...
    :-))

    Benjii : de retour ? :-)
    Merci !

    Jeffane Bouillon : merci ! Comme quoi, on pourrait être élu en racontant des trucs utopiques ! :-)))

    Dorham : je ne suis pas sûr que Chavez soit aussi nul que cela. Il utilise bien les outils qu'il a à sa disposition, me semble-t-il. Mais j'avoue, je n'ai qu'une image ainsi lointaine du truc...

    Pour les candidats "de gauche" d'ici, c'est vrai, ça surprend ! On est loin du métallo et du populo !
    :-))

    Sylvie : ah ! De retour ! :-))
    Je crois comme Dorham qu'être de gauche, ça inclut une certaine naïveté, une certaine foi dans l'impossible, pendant que les droitistes sont plus pragmatiques (et donc un peu chiants !).
    :-))

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  12. Pour moi, être de gauche, c'est construire et être de droite, c'est démanteler.
    Bin quoi ?

    Quant aux Chiliens, je ne crois pas que ce soit la chanson qui les ait menés à Pinochet.

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  13. je cite « parfois un tontinet utopique, certes » ...
    j'adore ce tontinet là ...

    pour ma part, j'attends la carure de gauche qui saura s'imposer. Quelqu'un l'a vu ?

    :)

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  14. Marie-Georges Profonde : en même temps, les chiliens, à l'Eurovision, sont assez moyens... :-)))

    Kris : bienvenu par ici !
    Ah enfin ! Enfin un lecteur qui remarque ce tontinet ! J'l'aime bien aussi ! :-))
    Pour la gauche, ce n'est pas tant la carrure que le projet qui compte...
    :-)

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  15. Mais si, on l'avait remarqué, ton tontinet !

    Mais on ne va pas passer notre vie à te cirer les pompes, sinon, tu ne ferais plus d'efforts !

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  16. Franssoit : rho, même plus le droit d'être autosatisfait pour un mot ! Pfffff...
    :-)))

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  17. Pas perdu : peux-tu me rappeler la définition de "moderne" ?
    :-)

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  18. on s'en fout fou un peu d'être moderne ? non? on voudrait juste pouvoir vivre normalement.. ben oui , du coup ça fait un peu vieux jeu, je l'accorde..
    (je vote pour le 'tontinet" ha!!)

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  19. Geargies ; laisse tomber la modernité et vive la vie qu'on aime ! :-)
    (ça me fait rire ce mot de "moderne" qu'on peut absolument mettre à toutes les sauces. Il y a même de "l'histoire moderne", c'est vous dire...
    :-)

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  20. Monsieur Poireau...
    En parlant d'utopie,
    Une petite pensée d'Oscar Wilde (je crois parce que... ma mémoire me joue des tours des fois... peu importe... suis sûre que vous ne m'en voudrez pas)
    "Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'Utopie n'y figure pas...
    J'ai trop aimé "Jeffanne Bouillon"
    Bonne journée.
    Jeffanne

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