Cet article n'est pas une allusion politique.
Pour 4 personnes
Préparation : 35 min | Cuisson : 25 à 30 min
Ingrédients : 250 g de pommes de terres cuites - 75 g de farine - 60 g de beurre - 2 œufs - 12,5 cl de crème fleurette - 1/2 cuillère à café de sel - 1/2 cuillère à café de sucre en poudre - 10 cl de lait - 50 g de lardons non fumés - 50 g de Cantal - 1 pincée de levure chimique.
Préparez une pâte à choux :
. Portez à ébullition le lait avec 60 g de beurre coupé en dés, le sucre et le sel.
. Hors du feu, ajoutez la farine.
. Remettez sur feu doux, remuez jusqu'à ce que la pâte se détache des parois.
. Hors du feu, ajoutez les œufs, un par un.
. Mettez la crème fleurette sur feu vif et réduisez de moitié.
. Faites rissoler les lardons puis égouttez-les et réservez.
. Beurrez les moules à soufflés.
. Entreposez-les au congélateur pour en faciliter le démoulage.
. Ecrasez les pommes de terre encore chaudes.
. Incorporez-les à la pâte à choux et mélangez.
. Ajoutez la crème, les lardons, la levure et le Cantal coupé en dés.
. Préchauffez votre four à 210° (th. 7).
. Remplissez les moules de pâte et cuire au four, durant 20 min.
. Sortez les gâteaux du four et laissez poser une dizaine de minutes.
. Passez une lame sur le bord des moules puis démoulez et servir.
Nota : à Bruxelles, je n'ai pas trouvé de Cantal, j'ai opté pour du Comté. La recette peut fonctionner avec plusieurs type de fromages, il faut tester.
dimanche 23 juin 2013
jeudi 13 juin 2013
Ma Chine [faut la brider !]
Tu as vu ce qu'on a appris à propos du système chinois ?
Non ?
Un de leurs agents a réussi à fuir à l'étranger avec pas mal de documents. Je crois qu'il est réfugié à Hawaï ou quelque chose comme ça. Des journalistes qui l'ont rencontré racontent qu'ils ont là-bas des ordinateurs tellement puissants qu'ils sont capables d'écouter n'importe quelle conversation, là maintenant, n'importe où dans le monde.
Tu imagines qu'ils lisent déjà cet article alors que je suis seulement en train de l'inventer ?
Le président chinois est très vite intervenu pour rassurer son peuple.
Le système intérieur ne permet que de savoir qui appelle qui, par jour, par mois, par an et la durée exacte de chaque communication. En aucun cas, il ne s'agit d'écouter les conversations privées.
Cette activité est réservée aux pays étranger. C'est à dire nous.
Quoi ?
Ça ne se passe pas en Chine ?
T'es sûr ?
lundi 10 juin 2013
La plaine du Bourdon [comme son nom l'indique…]
Je peux faire un peu de politique locale ? Après tout, je suis citoyen européen, j'ai donc exprimé mon vote lors des dernières élections communales. Et je m'étonne de la manière dont le collège élu par les urnes, gère mon quartier. Ah je t'avais prévenu, c'est très local. Mais reste, tu vas voir, c'est exotique.
Mon coin, c'est entre la Plaine du Bourdon et la gare du Moensberg et entre ces deux dossiers, j'ai comme l'impression que personne ne travaille ensemble. Si tu n'as pas de carte sous les yeux, je t'explique la géostratégie de l'endroit. La plaine du Bourdon, par un besoin pressant de logements, parait-il, vient de passer de zone plus ou moins naturelle à un fort joli parc dessiné autour du cours d'eau.
A vue de nez, l'espace vert nouveau-né représente à peu près un tiers de la zone naturelle d'origine. Les associations de râleurs habituels ont réussi à grignoter ce petit bout de nature à force de manifestations mais le reste a bel et bien été bétonné. Des immeubles de chez Bouygues
Immobilier se dressent là et, me semble-t-il, sont déjà en vente, vous trouverez ça
aisément.
De manière tout à fait provisoire, sur cet espace laissé naturel et avec l'accord de la commune, un cirque s'était installé. Un de ces petits cirques de province sans prétentions mais qui reste une merveille si tu as gardé un peu d'enfance en toi. Le cirque est une sorte de double décimètre pour mesurer son âme d'enfant.
En dehors des représentations, le cirque avait également développé une fonction importante pour le quartier et les alentours : il proposait des cours et des stages de cirque. Si ce n'est pas pour faire carrière dans l'art forain, tu comprends que socialement, c'est un lien entre les gens.
Un quartier sans boulangerie, c'est un quartier qui ne se parle plus en attendant son tour. Ici, à défaut de pain, il y avait les cours de cirque. Pour le besoin urgent d'implanter ces projets de promoteurs, il a été déplacé à Watermael-Boisfort, une commune voisine. Soit à quarante-neuf minutes de la plaine du Bourdon en transports en commun.
Les gamins du coin qui profitaient de l'animation, tu crois qu'ils font quoi maintenant ? Que leurs parents fortunés envoient du personnel pour les amener là-bas ? Qu'ils se tapent sinon presque une heure trente de Stib aller-retour ? Bien entendu que non…
La ville avance, c'est le progrès. Je suis un peu triste de voir la campagne se muer en ville, les herbes folles se recouvrir de bitume et les enfants se voir priver de lieux de socialisation. C'est mon côté romantique. J'en suis parfaitement conscient et j'accepte l'idée qu'il faut bien loger de plus en plus de monde.
Le problème est que je connais le quartier pour y vivre. Que je n'ai pas besoin de carte pour saisir qu'à ce croisement de la chaussée d'Alsemberg et de la plaine du Bourdon, passe déjà un flot considérable de voitures venues de Flandre et d'ailleurs. A tel point qu'il n'est pas rare que la seule ligne de bus Stib qui nous transporte, la ligne 43, se retrouve embouchonnée bien en amont de la gare de Calevoet.
82 appartements nouveaux ajoutent potentiellement 82 nouveaux véhicules dans le trafic. Implanter à cet endroit de nouveaux logements, fort bien, mais qu'en est-il des conditions de circulations pour y accéder ? Parce qu'à moins de mettre en sens unique la chaussée d'Alsemberg entre le Globe et Calevoet, je ne vois pas. Les voitures s'empilent déjà par dizaines soir après soir.
(et je suis bien conscient qu'une partie de cette circulation pense pouvoir simplement contourner Brugman/ De Stalle et gagner un peu de temps…).
Peut-être que le RER sera une bonne solution. Quand quelques pinailleurs flamingants ne s'occupent pas de contester n'importe quoi d'écrit en français, les travaux avancent. Concrètement, ils déplacent l'ancienne gare du Moensberg pour qu'elle s'occupe de desservir deux lignes importantes. Une vers la Flandre, une vers la Wallonie.
Autant te dire qu'avec ce point d'entrée sur le territoire bruxellois, Uccle pourrait connaitre un développement considérable en terme de circulation automobile. En s'appuyant d'un côté, sur une offre de parking et d'accessibilité du centre ville grâce au RER, et de l'autre en s'assurant d'une évolution urbanistique maîtrisée, y compris en terme de services et de commerces, la commune peut devenir la plaque tournante de la région Capitale.
Enfin, c'est mon analyse de simple citoyen. Je crois sottement que l'arrivée d'une nouvelle gare de RER dans une zone d'habitat demande pour le moins réflexion quant à la manière dont on souhaite que cela se passe. Et quant à la meilleure manière d'attirer et d'ancrer cette population afin qu'elle ne soit pas que de passage. Une sorte de gouverner c'est prévoir mais à l'échelle locale.
La rue du Bourdon (photo ci-dessus) qui va de la plaine du même ruisseau à la gare du Moensberg sature déjà matin et soir de la circulation. C'est une zone scolaire et la route directe vers Linkebeek et la Flandre pour les navetteurs que la SNCB a réussi à faire craquer. Deux bus s'y croisent difficilement. J'ai du mal à imaginer que la commune n'ait pas étudié cette situation.
La rue du Bourdon va devenir l'axe principal d'un tas d'allées-venues. Le RER directement vers le quartier européen, le rêve de la ville sans voitures, c'est tentant. Combien va-t-il falloir accueillir de passagers par jour ? Quelles études ont été faites sur ce point ? Quels aménagements futurs ont-ils été décidé pour d'ores et déjà désengorger la zone ?
Sur le terrain, rien ne change, ça bouchonne, le bus 43 de la Stib a des horaires aléatoires, des immeubles sortent de terre, des ministres inaugurent des parcs et le train fait comme il peut. Sur le terrain, tout se passe comme si la priorité de ce collège communal était plus concentrée sur le nombre d'immeubles disponibles et que sur la manière dont on y pourrait y habiter si on n'arrivait pas tout le temps en retard…
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Pour aller plus loin :
Calevoet-Bourdon : un quartier sous pression brochure de l'IEB - Oct 2010 (PDF).
Des nouvelles gares RER pour Bruxelles ? Enjeux, méthodes et contraintes - Brussels Studies - Janv. 2012 (PDF).
samedi 4 mai 2013
Nathalie Mercier : «La communication n’est pas le grand Satan du monde moderne»
Suite à l'article paru dans Marianne* que j'ai twitté parce que le sujet de la communication politique m'intéresse, Nathalie Mercier, qui y est présentée comme «la communicante de Valérie Trierweiler», m'a interpelé afin d'en corriger le contenu erroné. Je lui ai donc proposé de répondre à une interview pour le blog ce qu'elle a accepté.
Dans plusieurs articles de presse, dont Marianne*, vous êtes citée comme «la communicante Euro-RSCG déléguée auprès de Valérie Trierweiler», ce n’est pas le cas ?
J’en tombe de ma chaise ! Non, mais sérieusement, mon expertise de conseil en communication hors d’Euro RSCG s’exerce depuis suffisamment longtemps – début 2005 - pour que quiconque ne puisse prétendre aujourd’hui me « placer » comme j’ai pu le lire à plusieurs reprises.
Ma fonction, en tant que chargée de mission, au sein de l’équipe de campagne présidentielle de François Hollande relève de ma seule démarche, directement auprès du candidat. Cette fonction, non spécifiquement liée à Valérie Trierweiler et qui couvrait un champ large dont les réseaux culturels et économiques, je ne la dois qu’à moi-même. Mais je n’en reste pas moins surprise d’être un « sujet » de questionnement.
Qu’est-ce qui peut générer cette confusion? De 1995 à début 2005, auprès de Bernard Sananes, Stéphane Fouks et Laurent Habib chez Euro RSCG C&O, j’ai participé à la conception de la stratégie de communication de grandes entreprises et de celles de leurs patrons, de délégations interministérielles, de campagnes gouvernementales, de collectivités locales...
Airbus, SFR, Harrods, La Redoute, l’Olympique de Marseille, la ville de Quimper, la Sécurité Routière, la délégation Interministérielle de lutte contre la Sida, entre autres, étaient quelques-uns de mes dossiers. Le champs de la culture, des médias et de l’entertainment fait également partie de mes expertises. A cette époque, à titre personnel et en toute transparence avec la hiérarchie d’Euro RSCG, j’ai également conseillé Viviane Reding, commissaire européen à la Société de l’information et aux médias. Puis début 2005, je suis devenue la directrice de la communication du musée du quai Branly où je travaille toujours. Mon parcours est limpide donc je ne trouve pas d’explication à cette confusion.
Quel est votre travail auprès de Valérie Trierweiler ?
C’est simple : aucun ! Plus intense comme cadre professionnel qu’une campagne présidentielle, je ne connais pas. Ce qui amplifie et consolide des liens, forcément. Dont ceux qui se sont développés avec Valérie Trierweiler dans ce contexte. La campagne terminée, il m’a été effectivement proposé de rejoindre l’Elysée.
Par choix personnel, j’ai souhaité reprendre mon poste de directrice de la communication au musée du quai Branly, ayant pris des congés exceptionnels, non rémunérés par le musée, de quelques mois pour la campagne. Ce qui est totalement usuel et autorisé dans la fonction publique. Mais je n’en ai pas moins gardé une relation amicale avec Valérie Trierweiler par la suite.
En quoi une «1ère dame» a-t-elle besoin de conseils en communication ?
Si la question m’est posée, je répondrai : rester soi-même. Ce qui dans le cas présent relève du bons sens et non de la stratégie. La communication n’est pas un sujet de préoccupation pour Valérie Trierweiler, me semble-t-il.
Valérie Trierweiler assume un rôle « officiel », et non une fonction, auprès du Président de la République. Un rôle non défini qui donne donc lieu à toutes les interprétations quant à la façon de s’y impliquer. En l’état, c’est même potentiellement 66 millions d’ «hypothèses» du rôle qui sont envisageables. A chaque français d’imaginer ce qu’il attend d’elle quelque part. Un peu complexe comme position non ?
Alors ce que j’en vois, c’est justement quelqu’un qui ne cherche pas à « fabriquer » une image. Qui ne pense pas en terme de « communication » quand elle prend des décisions liées à ce rôle, à ces attentes. Qui répond aux nombreuses sollicitations dont elle est l’objet et ce avec discrétion. Quelqu’un qui s’inscrit avant tout dans un postulat de femme active du 21ème siècle, autonome financièrement et vigilante à protéger sa vie privée et celle de ses proches.
A sa façon, Valérie Trierweiler fait évoluer le rôle et bouscule les conservatismes. Sans qu’il soit question pour elle de problématiques de communication. N’en déplaise à tous ceux qui ont décidé, exilés fiscaux et twittos de droite inclus, d’en faire une cible trop facile de leurs critiques stériles et malveillantes.
Vous avez travaillé avec Stéphane Fouks jusqu’à il y a huit ans. Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?
Stéphane Fouks est l’un des talents Havas. C’est indéniable et il serait stupide de le nier. Et quels que puissent être les commentaires divers et variés lus à son sujet actuellement, il est reconnu depuis longtemps comme un stratège visionnaire et créatif. Ce serait malvenu et malveillant de ne pas tirer un bilan plus que positif de ces 10 années passées au contact quotidien des dirigeants d’EuroRSCG, dont Stéphane Fouks. Certes, son côté quelque peu extraverti en irrite certains.
C’est dommage mais c’est ainsi que le temps médiatique le perçoit en ce moment. De surcroît, ce que je lis, de ci de là , au sujet des communicants d’Havas, me laisse perplexe. Ce n’est pas l’entreprise que j’ai connue et que j’ai pratiquée. Je n’ai pas de raison de croire fondamentalement que cette grande maison, alliant à la fois transparence et discrétion, a changé globalement de ligne déontologique en 8 ans.
Pourquoi avoir mis fin à votre collaboration avec Stéphane Fouks et Euro-RSCG ?
Au début de l’année 2005, une formidable opportunité professionnelle s’est présentée. Devenir directrice de la communication du musée du quai Branly représentait la synthèse parfaite, à mes yeux, de mes affinités professionnelles au confluent des problématiques culturelles et de politique internationale.
Après 10 ans de collaboration avec Euro RSCG, dont j’étais également directrice de la communication du Groupe en France quand j’en suis partie, il était totalement normal de réfléchir à une nouvelle étape. Passer du côté de l’annonceur, créer un nouveau territoire de communication et participer à l’ouverture d’un grand musée international, c’est une opportunité qui ne se loupe pas.
Donc pour toutes ses raisons, il ne s’agissait pas de la fin d’une collaboration avec les dirigeants d’Euro RSCG mais d’une nouvelle étape professionnelle qui s’est ouverte pour moi. Et qui se poursuit toujours aujourd’hui.
Dans l’affaire Cahuzac, on assiste à une mise en cause du travail des communicants auprès des responsables politiques. Comment observez-vous cette tournure des événements ?
Le choc dans l’opinion a été violent. Dans le travail de décryptage des causes et conséquences que sont en droit d’exercer les médias, dans leur rôle de 4ème pouvoir, j’assiste de nouveau à une forte cristallisation des critiques autour des communicants. Trop simple de résumer ainsi le problème.
Dans ce contexte, Euro RSCG suscite des débats dont une grande part de fantasmes, il faut le souligner. Ce n’est pas une pseudo secte, avec des desseins pernicieux, aux réseaux ayant pour ambition de noyauter le pouvoir. Cessons la plaisanterie, cela va trop loin. C’est totalement faux et injuste. Et quand je dis cela, je pense aussi à tous mes ex-collègues compétents dont une grande partie fait encore partie d’Havas et qui voit l’opprobre jetée sur leurs métiers. Sur nos métiers.
La communication n’est pas le grand Satan du monde moderne tels que certains «moralistes» d’horizons divers voudraient le faire croire. Nous sommes au 21ème siècle. La communication fait partie intégrante de l’époque dans laquelle nous vivons. Tout va très vite. Une information se juxtapose à une autre en quelques minutes.
L’image est également un vecteur majeur et instantané de diffusion de l’information par le biais de tant de canaux désormais. C’est un état de fait qui ne s’inversera pas.
La communication, c’est tout simplement un ensemble de professionnels, des médiateurs en quelque sorte, adossés à des métiers. Des professionnels qui sont une courroie de transmission entre l’émetteur et le récepteur, l’opinion publique. J’aurai tendance à dire que là où certains voudraient ne voir qu’une réalité, il y a des réalités. A chacun de faire alors valoir ses arguments, dans la mesure du respect d’une parole juste.
________
Conditions de l'interview: j'ai envoyé mes questions par mail et j'ai reçu les réponses quelques jours plus tard. Quelques corrections de formes ont été faites avec l'accord de Nathalie Mercier avant publication. Merci de ne pas copier mon travail sans demander mon accord*.
Cuisiné par
Le_M_Poireau
servi à
10:08
Libellés :
Communication politique,
Euro RSCG,
François Hollande,
Jérôme Cahzac,
Musée du Quai Branly,
Nathalie Mercier,
Stéphane Fouks,
Valérie Trierweiler
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