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Si le pays n'a presque plus de pétrole, il lui reste quelques idées et mon écran télé fait le plein, en ce moment, de publicités dans lesquelles des voitures se mettent à danser. A croire que nous avons abandonné sur le bord de la route et en quatrième vitesse, toutes les notions de Sécurité Routière. Les ventes sont au point mort et pour éviter que les concessionnaires ne se serrent la ceinture, il était temps de se racheter une conduite.
Par une sorte de tête-à-queue de la communication, nous passons du très sobre «boire ou conduire» à ce tango des autos, cette plus bath des javas qu'on boit sous la tonnelle sans même quitter le volant. Les bio-carburant y jouent le rôle du joyeux vin blanc jusque dans les embouteillages. Espérons que nous saurons éviter la contredanse ! Puisqu'il est écrit que nous allons crever sur la planète en surchauffe, autant que nous sachions nous en amuser ; tentons, ne serait-ce qu'une fois, le double salto avant ou le triple Lutz piqué sans égratigner le moindre pare-choc.
Dans ce dancing d'acier, un seul constructeur prend l'option de se démarquer. Je ne sais pas chez vous en France [ou d'où que vous lisiez cet article lancé sur les autoroutes de l'information] mais ici, en Belgique, Ford nous relance en grande pompe sa création du Kinetic Design. Toute une gamme de véhicules tellement galbés de la robe que même quand ils s'arrêtent, tu as l'impression qu'ils se déplacent !
L'argument moteur du rédacteur publicitaire est de souligner qu'il s'agit avant tout de satisfaire l'œil humain assoiffé de surprise. Nous imaginons déjà les armées de piétons accrochées au bord des clous face des voitures statiques qui se confondent avec des Ford qui kinétiquent. Sans même évoquer le ridicule de la maréchaussée se lançant à tombeaux ouverts à la poursuite de dangereux chauffards parfaitement stationnés dans des parkings urbains.
Il faut peut-être y voir un signal de l'époque, une sorte de clignotant indicateur d'un mouvement en cours : ce qui marche aujourd'hui, c'est d'avoir l'air d'avancer sans réellement le faire. L'apparence de l'agitation giratoire prend le sens d'une sorte de trajectoire du progrès. Vu sous cet angle, Nicolas Sarkozy, son fils, sa femme, l'ensemble du gouvernement et les médias réunis sont alors tout à fait dans la tendance et, pour tout dire, modernes !
Si le pays n'a presque plus de pétrole, il lui reste quelques idées et mon écran télé fait le plein, en ce moment, de publicités dans lesquelles des voitures se mettent à danser. A croire que nous avons abandonné sur le bord de la route et en quatrième vitesse, toutes les notions de Sécurité Routière. Les ventes sont au point mort et pour éviter que les concessionnaires ne se serrent la ceinture, il était temps de se racheter une conduite.
Par une sorte de tête-à-queue de la communication, nous passons du très sobre «boire ou conduire» à ce tango des autos, cette plus bath des javas qu'on boit sous la tonnelle sans même quitter le volant. Les bio-carburant y jouent le rôle du joyeux vin blanc jusque dans les embouteillages. Espérons que nous saurons éviter la contredanse ! Puisqu'il est écrit que nous allons crever sur la planète en surchauffe, autant que nous sachions nous en amuser ; tentons, ne serait-ce qu'une fois, le double salto avant ou le triple Lutz piqué sans égratigner le moindre pare-choc.
Dans ce dancing d'acier, un seul constructeur prend l'option de se démarquer. Je ne sais pas chez vous en France [ou d'où que vous lisiez cet article lancé sur les autoroutes de l'information] mais ici, en Belgique, Ford nous relance en grande pompe sa création du Kinetic Design. Toute une gamme de véhicules tellement galbés de la robe que même quand ils s'arrêtent, tu as l'impression qu'ils se déplacent !
L'argument moteur du rédacteur publicitaire est de souligner qu'il s'agit avant tout de satisfaire l'œil humain assoiffé de surprise. Nous imaginons déjà les armées de piétons accrochées au bord des clous face des voitures statiques qui se confondent avec des Ford qui kinétiquent. Sans même évoquer le ridicule de la maréchaussée se lançant à tombeaux ouverts à la poursuite de dangereux chauffards parfaitement stationnés dans des parkings urbains.
Il faut peut-être y voir un signal de l'époque, une sorte de clignotant indicateur d'un mouvement en cours : ce qui marche aujourd'hui, c'est d'avoir l'air d'avancer sans réellement le faire. L'apparence de l'agitation giratoire prend le sens d'une sorte de trajectoire du progrès. Vu sous cet angle, Nicolas Sarkozy, son fils, sa femme, l'ensemble du gouvernement et les médias réunis sont alors tout à fait dans la tendance et, pour tout dire, modernes !