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vendredi 22 juin 2012

Les limites [la normalité !]




Il y a des gens qui trouvent que les enfants font d'excellents souffre-douleurs*. D'un poids convenable, faciles à manipuler, pratiques. Pour d'autres gens, ce sont de parfaits partenaires particuliers. Comme dans l'ensemble, ce n'est pas notre comportement, nous convenons qu'il s'agit d'une maladie mentale. Ça mérite dans certain cas, une attention très attentionnée.

Nous fixons continuellement les règles de notre normalité. Le racisme était admis comme une opinion, c'est devenu un délit. Je ne discute pas ici du bienfait ou non de cette interdiction. Je souligne qu'à ce moment-là, un nombre suffisant de personnes a décidé que ce n'était plus normal. Le «Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable» a changé de géolocalisation.

Notre société évolue perpétuellement, les valeurs sont des variables qui changent selon la saison et fluctuent à la tête du client. Tu peux parfaitement parler tout seul dans la rue, aussi longtemps que tu n'agresses personne. Si tu ne heurtes pas la sensibilité d'une portion importante de la population, il n'y a personne pour t'inclure dans une Loi.

Se pose ici la question de pour ou contre la burqa. D'abord comme disait Desproges, tant que vous ne touchez pas à mes affaires, je m'en fous. Mais je sens bien que selon le principe ci-dessus énoncé, il devient naturel qu'une population décide que tel type de vêtement est inconvenant.

Et s'il arrivait que des naturistes viennent copuler en public et en tout lieu, ce ne serait pas plus acceptable. C'est l'endroit exact où se touchent les rives de la liberté individuelle et de la volonté collective. Une communauté de citoyens considère que c'est la goutte d'eau qui fait déborder la vase. Une communauté de citoyens considère que chacun se vêt comme il lui plait. Pour ma part, je trouve épatant qu'on puisse s'occuper de ce genre de questions quand il suffit de laisser au temps d'en faire son affaire.

Mais dans cette même idée, si nous décidions, collectivement que le nationalisme est une maladie mentale ? Un comportement qui dépasse les bornes de notre acceptable collectif, qui excède notre capacité d’acquiescement. Puisque l'extrêmement de droite Anders Breivik* peut être déclaré psychiatriquement fou, comment devrons-nous considérer les moins gravement atteints par cette maladie ?

Nous sommes déjà en train de refaire les barrières, de retoucher les limites de l'acceptable d'avant.


Source de l'image*

dimanche 19 décembre 2010

Chuuut [Alleeeeez !]




Donc, si je comprends bien, on embête Julian Assange parce qu'il dit la vérité ? Aucune des informations qu'il n'a rendues publiques n'a été démentie, n'est-ce pas ? Nul n'est descendu des Hautes Sphères du Pouvoir pour récuser le moindre mot de ce qu'il nous a donné à lire*.

Il y aurait donc deux types d'informations ? Celles qu'on balance* sur internet pour faire du buzz ou émulsionner la piétaille :

. Neige : le nord de la France au ralenti

. L'Europe* à la merci de la neige au début des vacances de Noël

. Mort d'un 52e militaire français en Afghanistan

. Les opposants aux "Assises contre l'islamisation" manifestent

. Quand Marine fait du Le Pen...

[page de LCI* au moment d'écrire cet article]



et l'autre information, celle qu'il ne nous est pas permis de connaitre.

Dans des bureaux aux portes doublées d'un cuir de veau d'une grande finesse*, deux types discutent à mots feutrés, du sort d'un troisième, malheureusement absent. Ils s'accordent pour se liguer contre lui et nous devrions l'ignorer ? Quelqu'un peut me rappeler à quel moment*, ces gars ont échappé à notre contrôle ?

Wikileaks s'occupent de nous informer de ce qui se trame en coulisse*. Cette organisation dévoile cette partie du «on ne nous dit pas tout» sur laquelle se décide le destin du monde. Cette zone de non-droit* pour des gens comme nous qui n'y comprenons rien.

On nous demande de voter pour des types qui trainent après eux des années* de mensonges, des valises entières de secrets à garder loin de nous. On nous demande d'engager dans notre intérêt un candidat qui se présente masqué* parmi d'autres masqués. On nous rappelle à notre citoyenneté pour choisir.

Mais sans nous raconter ce qui est déjà décidé. Une réforme* des retraites ici, une guerre en Afghanistan là, la sécurité sociale à la merci des marchands enfin, qu'était-il prévu au soir de l'élection ?

Donc, si je comprends bien, on embête Julian Assange parce qu'il dit la vérité ? Et comment je présente ça à mes enfants alors ?

Source image : LePoint.fr ©Witt/Sipa*