Le dimanche matin, une tasse de café à la main et la souris dans l'autre, il vous faut de la musique qui fait bouger les pieds. De quoi vous réveiller les neurones englués des excès de la veille.
Mettez-le casque et poussez le son :
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dimanche 14 février 2010
mercredi 3 septembre 2008
Portishead - Third
Photo Pirlouittt [source]
Alors, il est comment le dernier Portishead ?
Il y a quelques semaines encore, je n'aurais hésité à répondre. J'aurais habilement esquivé en détournant la conversation d'un passing-shot linguistique ; tant cette musique est dure, métallique, industrielle ; ou plutôt de ce que deviendraient les sons d'une industrie dans un monde d'après quelque chose qui n'est pas précisé.
Mais quand après 10 années de silence, on sort un album titré «third» alors que ce n'est même pas le troisième, on peut aussi se permettre d'être exigeant envers l'auditeur, non ?
Et puis, quand on accepte enfin, quand l'oreille, trop endormie par des années de mélodies sirupeuses à souhait, s'autorise à s'extirper de sa torpeur, on se met à entendre. Au milieu des crissements et des rythmes syncopés, perdue parmi les ruines d'une musique qui aurait tout digéré des épisodes antérieurs, il y a la voix déchirante et limpide de Beth Gibbons.
Terriblement humaine dans ses déchirements. Le souffle et le timbre dont vous vibrez vous-mêmes à l'instant où la magie sonore a lieu.
C'est expérimental comme pouvait l'être la grande période créative du Pink Floyd [note pour l'auteur : tiens voilà un sujet d'article qu'il est bon !], c'est étrangement beau comme une friche abandonnée ré-envahie de nature. Cela sort des limites pour toucher aux mystères du hasard, cela déchire et cela tinte, cela bouge et même parfois en claudiquant, bref, cela vit d'émotions.
A consommer : le soir et fort au casque.
Conservation : une bonne dizaine d'année.
Accompagnement : Pink Floyd, The Cure, Depeche Mode, Radiohead
Cuisiné par
Le_M_Poireau
servi à
19:48
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lundi 30 juin 2008
Les cachets [payer les artistes !]
Ça ne vous arrive pas à vous ? De vouloir que tout aille bien, d'être suffisamment motivé pour déplacer une bonne dizaine de montagnes avant la pause déjeuner, d'avoir un moral en Tour Eiffel et de vous prendre quand même la porte dans la gueule ?
Putain, maintenant ça fait mal aux gencives quand je serre les mâchoires. Je passe à la ponceuse le concept d'un ailleurs dans lequel tout serait mieux, effervescent et serein, dans lequel il n'y aurait qu'à se laisser respirer pour se remplir du bien-être à la dose prescrite.
_Docteur, docteur, je ne me sens pas bien. Le monde qu'on vit, je ne l'aime plus, c'est mal ?
_Vous me prendrez 2 piqûres et trois cachets ; vous verrez de nouveau la vie en rose.
Et si ma pharmacopée n'est plus plus remboursée, il me reste la musique. Je démarre le I-Tunes au hasard, le shuffle comme on dit dans les manuels, le casque à sa place, je démarre la soirée.
Du Neil Young, du vieux Floyd, du plus récent Waters, du Arid, du Bashung,du Portishead. Et puis les nouveaux venus : Aaron, Abd el Malik [je ris déjà de l'avis de Didier Goux !], Alamo Race Track, Arman Meliès, Andrew Bird, […*]
Je me ballade parmi les cordes et les claviers, les batteurs et les choristes, le piano et la basse, le violon et le texte. Pendant une heure, pour le moins, je me shoote aux décibels de jour. Celles que tu ballades en mp3 et les yeux grands et ouverts sur le monde ; tu marches dans la ville de ton pas d'aventurier des mocassins. Parfaitement conscient des vocalises et des bécarres, des ressentis et des pensées et pourtant spectateur parfaitement attentif de la réalité.
Je vis dans deux dimensions en parallèle. Les mélodies sucrées de la chanson d'amour et les déchirures véritables que porte ma chair, ma mémoire, mon être. Mes hectares de vie antérieure Mes hypermarchés d'échecs et de mécomptes mais c'est quand même bien décoré pour aider à digérer la douloureuse. Restent aussi quelques parcelles lumineuses.
Des carrés d'herbe fraîche où elle s'étendait alors, le rouge de ses baisers par dessus la chlorophyle. L'auteur ajouterait facilement quelques bruits d'insectes bourdonnant afin de renforcer l'évocation bienheureuse s'il n'était aussi craintif de ses propres débordements de guimauve rosâtre.
Mais si l'on m'interdit toute connection parce que je souhaite découvrir des artistes avant d'acquérir leur album, comment voulez-vous que je retrouve le moral ?
C'est sûr que la Sécu,
si elle ne rembourse plus rien
va retrouver des comptes équilibrés.
Mais est-ce bien le but du truc ?
si elle ne rembourse plus rien
va retrouver des comptes équilibrés.
Mais est-ce bien le but du truc ?
* Je n'ai pas même terminé la lettre A !
Cuisiné par
Le_M_Poireau
servi à
20:30
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