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lundi 22 août 2011

Marital [à Venise ?]




En fait, si tu réfléchis bien, le mariage n'a absolument rien à voir avec l'amour.

Un jour, tu croises une coquette qui t'asticote les neurones, le cœur et les bas morceaux. Tu l'abordes, et tu la fais rire. Ce n'est pas difficile, c'est un moment où, par un mystère que la science n'a pas encore élucidé, tu te retrouves avec une moitié de cerveau de Raymond Devos et l'autre de Jean Roucas*. Une vanne sur deux est donc pourrie, au lait, mais comme de son côté elle vient d'atteindre le Q.I. d'une dinde, elle glousse à tous tes jeux de mots, même les plus laids.

Si tout cela fonctionne, si tu ne te montres pas trop empressé, ou alors si parce que parfois il le faut, les femmes* sont compliquées, si tu sais écouter et répondre à sa demande, vous vous retrouvez bientôt tous les deux à manipuler jour après jour, autant de viande qu'un stagiaire* dans une boucherie artisanale !

Ce qu'on peut s'envoyer en l'air dans les premiers temps d'une relation ! C'est à croire que les rencontres, c'est encore le truc le plus efficace contre la migraine* et les sécheresses vaginales. Ou alors en version lectorat féminin : C'est à croire que les rencontres, c'est encore le truc le plus efficace contre le grattage de scrotum et l'éjaculation précoce.

C'est que, même si on habille tout ça d'une jolie culture moderne* et de rites anciens, les couples se choisissent avant tout pour se reproduire. La pilule est une invention bien trop récente pour qu'elle ait pu, déjà, influencer notre instinct primaire. La femelle cherche un inséminateur qui lui garantira de conserver intacte la portée* jusqu'à sa maturité tandis que le mâle cherche à glisser ses gamètes dans tous les endroits - ou pas loin - capables de les amener à germination.

Et dans la plupart des cas, chacun trouve sa chacune et ils vécurent heureux avec tout plein d'enfants*.

Bon mais une fois que les moufflets* ont fini de démouler, on fait quoi ? On continue à partager* le même fauteuil pour suivre la centième nouvelle émission de Michel Drucker ? On feuillette ensemble des dizaines de catalogues à la recherche du camping-car de nos rêves ?

Si l'idée de départ de cette union officielle était de garantir à Monsieur l'exclusivité des ovules de Madame*, aujourd'hui, au temps de l'ADN décrypté, à quoi sert-il de se marier ? Même le concept de perpétuation du patronyme du pater familias* est désormais caduque ! Alors quoi ?

Le divorce ayant dissout tous les rêves d'engagement jusqu'à ce que la mort vous sépare, quel intérêt peut-il y avoir à se déclarer auprès de l'administration* comme partageant vos fluides entre vous et d'un commun accord ? A quoi cela sert-il de mettre l'Autorité au courant de vos épanchement sexuels désormais partagés ?

Et puisqu'il y a déjà les allocations familiales prévues pour t'aider à fournir aux enfants selon leurs besoins, de quel droit des couples mariés profitent-ils d'une fiscalité farcie de privilèges ? De quel mérite l'État les honorent-ils systématiquement ? Les concubins ne sont pas des ménages*, ne fondent pas de famille ?

Cette fiscalité est-elle encore représentative de notre manière commune de vivre ?


Nota benêt : si avec ça je n'ai pas
du troll réac en commentaire,
c'est à désespérer des regretteurs d'hier.


La joulie illustration*

mardi 1 février 2011

Les paires [les maires]





Si ce n'était mon peu de goût pour la sodomie, je choisirais bien d'être homosexuel. Enfin, non, il y a la fellation* aussi. Je n'y suis pour rien, je suis câblé ainsi et l'idée de toucher un autre* homme me laisse absolument froid. Chacun fait comme il peut, je n'en veux à personne.

Mais quand on est hétéro, on s'amuse quoi ? Six, peut-être sept ans, le temps de faire le tour de la question, de tester quelques modèles de femmes* plus ou moins différents, huit années pour les plus espiègles ou les plus laborieux et après, il est urgent qu'on se case*

Si on veut s'offrir une voiture digne de ce nom, acheter une maison de rêve, la redécorer à son idée* et retapisser la chambre des gosses, aux conditions actuelles du marché, on a tout intérêt à ne pas traîner en route. La vie est courte et les crédits calculés sur trente ans minimum. Tant pis pour le kamasutra* sauvage, nourri au grain et élevé en plein air, on se contentera d'une sexualité d'élevage*.

Sans même évoquer ici, le temps qu'il faut à madame pour savoir si elle est prête et si ça vaut le coup de pondre, on se retrouve très vite au seuil de la quarantaine. Parfois, penser à la vie hétéro, c'est un coup* à vous faire une armée* d'impuissants.

Quand je m'imagine le samedi soir, à table devant mes pâtes au jambon, à discuter avec mémère ma dulcinée* des bienfaits comparés de Patrick Sébastien ou d'un épisode des Experts, je vous jure que je choisirais bien d'être homosexuel.

A moi les sorties, les boîtes et les backrooms, à moi les paillettes et la moustache*, à moi les shorts moulants*, la gaîté parisienne et à moi la sexualité sans tout ce chichi des chochottes, à moi le cul libre et direct.

Et voilà qu'on m'apprend que les homos veulent se marier comme tout le monde ? Non mais ça ne va pas les gars ou bien ? Déjà que nous, plus ou moins, on s'oblige à passer devant le maire, juste pour que belle-maman puisse sortir sa robe boudinée cintrée* et que Bibiche se transforme en Princesse Meringue*, qu'est ce qui vous prend ? On n'est pas bien comme ça, détendus du gland ?

Source image*

dimanche 6 janvier 2008

Les choix [ça inclut les élections ?]



Caisse enregistreuse électrique de marque National, « importée des Etats-Unis », Circa 1900. (Manque la partie supérieure). [source : un site de ventes aux enchères]




Je m'en fous.

Sincèrement, je n'en au rien à battre de la sexualité du Président et de son possible mariage avec Carla Bruni. En quoi ça va changer ma vie ? Peut-être sont-ce mes impôts qui paieront les petits fours ?


Moi, je voudrais qu'on me parle de politique, de la vie dans ce pays [et au delà] et de comment ça se dégrade.
Tellement ça devient dur que déjà, tous nos gamins veulent bosser dans le showbizz et faire le crétin à la télévision. [On s'en fout de son honneur, pourvu qu'il y ait du flouze].

Mais pour tout ça, je n'accuse pas les médias. La presse est un ensemble d'entreprises à but lucratif. Leur métier, ce n'est pas de nous rendre intelligents mais juste de vendre le plus de papier possible [ou en tout cas de le faire croire pour mettre un peu de beurre dans les épinards publicitaires].

Comme disait le regretté Coluche : «dire qu'il suffirait que les gens arrêtent d'acheter pour que ça arrête de se vendre !».

La Star Academy, Paris Hilton, la pipeaulisation de la politique, la Roue de Fortune, tout cela n'existe que parce que cela se vend. Tout cela ne continue que tant qu'il y a des clients pour payer [en regardant TF1, la chaîne la plus proche du zéro™, soyez conscient que vous lui filez de la thune].


Nous devrions faire plus attention, vous, moi, chaque jour à nos comportements. Refuser par exemple d'acheter un journal habituellement sérieux parce qu'il tombe dans le people et délaisse l'analyse.

Ce sont les décisions que nous prenons à chaque instant qui sont la réalité politique du pays.

Dans les hypermarchés, par exemple, si aucun imbécile n'acceptait d'utiliser les caisses automatiques mises à l'essai en ce moment, ce seront des milliers d'emploi de sauvegardés.

Surtout que ce n'est pas en supprimant les caissières que les géants de la distribution vont se mettre à baisser les prix. Ce qu'ils vous proposent, c'est ni plus ni moins de faire vous-mêmes le travail de l'hôtesse de caisse mais en continuant à vous facturer le service.

Tiens, si on était tous moins cons, ça nous rendrait chacun largement plus intelligent…

Avril 2008 : je suis le premier à annoncer
la séparation
de l'idylle royale
du couple présidentiel !