mardi 16 décembre 2008

D.ieu tout-puissant [saison 5]

245ème article




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Et au-dessus, alors, tu as d.ieu qui nous regarderait du ciel. Le type qui est tout puissant au point d'être l'architecte du grand bordel planétaire [c'est lui l'inventeur des blates et du crapaud, bravo !] qui serait là à nous observer, même pas à la loupe, vu qu'il doit bien avoir la super-vision au rayon gamma de Superman.


[Superman, il est peut-être super fort mais n'empêche qu'avec Loïs il a de supers problèmes relationnels].

Le gars, il a l'occasion d'aller vérifier si l'univers est oui ou non en expansion dans ses confins et il reste là à regarder nos conneries d'humains. Vous ne voyez pas comme un vice de forme ? Un problème à la conception ? Soit il est tout-puissant et dans ce cas-là, à lui les pépettes et les petites pépés, soit il n'est rien du tout et le problème est réglé !

Vous n'allez quand même pas me dire que vous y croyez vraiment ? Les d.ieux grecs avaient une vie propre, ils baisaient entre eux, s'engueulaient, se volaient le feu pour rigoler, élevaient des enfants à problèmes, bref ils étaient tout ce qu'il y a de plus vivants pour profiter de leur immortalité et vous voudriez me laisser croire que votre pépère, là-haut, il ne passe ses journées à rien d'autre qu'à se distraire de nos turpitudes ?

Ou alors, c'est un grand pervers et il faut qu'il consulte d'urgence. Voir autant de personnes arriver au bord du suicide face au plan de montage d'un meuble Ikea et assister à autant de meurtres en série sans même lever le petit doigt alors qu'on eut pu le faire, vous appelez ça comment vous ?

C'est comme l'histoire de son fils, pour ma part, ça me turlupine.

C'est dans la même logique, vous allez voir. Replaçons le décor. On a donc, assis sur le toit des nuages, un d.ieu qui veut donner une leçon aux hommes qui se sont égarés et tout ce qu'il trouve pour les convaincre, c'est un gringalet chevelu de 54 kilos ? Si Monsieur Hulk n'était pas disponible ce jour-là, il n'avait qu'à reporter. Tout puissant, mon œil, oui ! Capable de soulever des montagnes à mains nues, de la remplacer par une neuve s'il la casse et il prend le premier hippie venu pour l'envoyer se faire aduler.

Sincèrement, vous ne croyez quand même pas qu'il s'occupe, en plus, à lire les blogs ? Si ? …

mercredi 10 décembre 2008

Le décalage [… du capitaine !].


Christian clavier en Astérix, ça fait décalé, non ? [source]


Ce qui m'amuse beaucoup en ce moment, c'est le décalage perpétuel d'entre Nicolas Sarkozy et le pays qu'il est censé diriger. Le hiatus entre le pouvoir en place et notre réalité quotidienne.

Je vous donne des exemples :

Depuis avant son élection, il annonce une augmentation de vingt-cinq pour cent des petites pensions [sans toucher aux grosses ?] qu'on attend toujours de voir mise en pratique et maintenant, il nous recule l'âge de la retraite. A la fin de ta carrière, tu pourras toucher [un tout petit peu] plus mais ce sera plus tard.

On lui dit qu'il y a un énorme problème sur le pouvoir d'achat à cause des prix de chez Carrefour® et il fait un plan pour aider la grande distribution. Quand les banques perdent leur argent, il les rembourse avec nos impôts ; quand les rentiers perdent en bourse, ils le déduisent de leur part d'impôt et quand les patrons ont des clients qui ne peuvent plus honorer leurs factures, il les règle sur nos impôts !

On va finir par le prendre pour un imposteur !

Pendant ce temps-là, rassurez-vous, il n'est toujours pas question de remettre en place l'impôt sur la fortune de manière à libérer les richesses qui croupissent dans les coffres. Ce sera bien à nous de payer, tout en n'ayant rien reçu !

C'est amusant parce qu'ici, en Belgique, il y a un gouvernement de gauche [enfin, il me semble, je suis nouveau dans le quartier !] et je peux ainsi comparer les démarches entreprises. Et ça n'a rien à voir, n'en déplaise à tous les corbeaux qui nous croassent trop souvent qu'entre les deux latérales, il n'y aurait aucune différence.

Par exemple, une loi est passée ici en urgence pour réguler les abus des parachutes dorés pendant que Nicolas Sarkozy demandait gentiment aux concernés de bien vouloir réfléchir à la méthode à suivre en vue de mettre au point un projet de calendrier des réunions futures qui détermineront la manière dont seront choisis les membres de la Commission chargée d'envisager l'évolution des mœurs dans le milieu du vol et de la finance internationale [aussi appelée L'école de Chicago].

Et puis, on ne sait ce qu'il a contre le dimanche mais quand même ça tourne à l'obsession. C'est vrai que c'est chiant quand tu cuisines et que tu t'aperçois que tu n'as plus de crème fraiche de te rendre compte en même temps qu'on est dimanche et que tout est fermé. Mais on comprend tout de suite que le type qui vend la crème fraiche, pour sa part, il préfèrerait être chez lui à cuisiner.

Ou alors, c'est son amour infini des prêtres qui le pousse à rompre notre repos dominical, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, quand on lui dit qu'on a plus assez de thunes pour offrir le dernier DVD de Christian Clavier aux enfants pour Noël [c'est moche, le sarkozysme quand même], il pourrait proposer autre chose que d'ouvrir les Centre E.Leclerc® à l'heure de la messe ! Total décalage, ce président...

vendredi 5 décembre 2008

De Villepin [dans la gueule !]


MM. Perben et Sarkozy entourent le premier ministre lors d'une réunion à Matignon, le 30 octobre 2006 [AFP/JACK GUEZ]



Dominique de Villepin n'a jamais été premier ministre et encore moins dans un gouvernement dans lequel Nicolas Sarkozy aurait eu à lui obéir. Il n'a même jamais été de droite.
Peut-être était-ce un type légèrement infréquentable qui a réussi à s'infiltrer jusqu'aux marches du Palais mais qu'on aurait fort heureusement arrêté.

Ce type a dirigé le pays, est un membre éminent de la même majorité, toujours au pouvoir en France [eh ! Douze ans que ça dure !], et il n'apparait nulle part sur la photo de famille. Au lieu de cela ou d'un simple outil tampon dans Photoshop™ pour réécrire l'histoire, on le traine de procès en procès dans une des branches de l'affaire Clearstream™.

Mais, si l'on admet que les listings étaient faux et que l'on soupçonne Dominique de Villepin d'avoir commandité le faussaire, que devient alors la véritable liste des comptes ? S'il y a une copie modifiée, il y a bien eu un original quelque part, non ? Si on le retrouve, on pourrait vérifier les parties qui n'ont pas été truquées. Quels détenteurs fantômes se sont glissés entre les lignes de la comptabilité de façade ?

La véritable histoire est derrière le rideau de fumée, derrière la nouvelle Deviers-Joncourt qu'ils nous fabriquent à coup de procédures. Cette fois on nous sert une histoire d'homme blessé qui voudrait sa vengeance, une sorte d'Edmond Dantin sur talonnettes à la poursuite du poète belâtre à l'honneur bafoué.

La véritable histoire de Clearstream™ est là, au delà du chiffon qu'on nous agite. Peu importe que Nicolas Sarkozy ait ou non l'esprit vengeur, ni, s'il en est doté, s'il l'a suffisamment pour user de son pouvoir dans le but d'étancher sa soif. Peu importe que de Villepin ait usé de son influence pour tenter d'ôter du chemin de Jacques Chirac, un obstacle gênant.

Ce sont là des affaires de basse cour.
Tandis que dans les hautes sphères, l'argent tourne dans les circuits parallèles…

jeudi 4 décembre 2008

Alain Bashung (spectacle vivant !)




Chaque concert d'Alain Bashung est, ces temps-ci, un concert particulier. On sait le mal qui le ronge et même s'il n'en parle pas (pourquoi le ferait-il ?), sa présence physique en porte les stigmates. Les musiciens sont déjà là quand un assistant l'accompagne sur scène jusque la chaise haute sur laquelle il grimpe. Terriblement amaigri, sa pâleur se cache sous des lunettes noires et un chapeau dont il se couvre pour masquer les traitements en cours. On lui tend une guitare dont il se saisit péniblement. Il place ses mains pour le premier accord et avec la musique qui démarre la magie opère et le présent prend place dans la réalité de chaque instant. Celui-là se soigne à la musique, au rock et au partage avec le public. Celui-là vibre du chemin parcouru, du travail accompli pour en extraire quelques pépites. Celui-là vient reprendre vie sur scène. Et c'était hier soir, un instant de vie très particuliers. Imaginez qu'une salle entière interrompe un concert pour d'une voix unanime déclarer sa flamme, imaginez cette communion entre l'artiste et son public au point que ce soit les personnes réunies pour l'entendre qui prennent la parole et, sachant le frisson que cela donne d'y être mêlé, imaginez ce que cela représente d'en être la cible. Il vient ici donner aux autres quelque chose qui passerait par la musique et les mots et il se retrouve lui-même spectateur de ses propres spectateurs. Alain, on t'aime chantait chacune des voix solitaires, Alain on t'aime battait chaque paire de mains individuelle, Alain, on t'aime improvisait la foule tissée de nos personnes.
Je ne sais pas si c'est cela qui agit, cet amour reçu de salle en salle, mais au delà de sa fragilité apparente, Alain Bashung était hier soir un grand monsieur. Des musiciens impeccables, des éclairages léchés au millimètre, une voix qui a retrouvé toute sa puissance, son vibrato et un public grandiose nous ont fabriqué un de ces moments de vie qu'on est heureux d'avoir vécu et partagé