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dimanche 10 novembre 2024

On va réussir ! [encore ?]

Des tête de cannabis en plein champ

 

C'est quand même bizarre cette manie de continuer à faire des trucs alors qu'on sait que ça ne marche pas.

Par exemple, la lutte contre le trafic de drogues. Depuis plus de 50 ans on enchaîne les plans massifs et les coups de massues et la France est le pays d'Europe où ça fume le plus. Il faudrait peut-être faire une pause et réfléchir à une autre solution, non ?

Tout en soulignant au passage que lutter contre le cannabis est juste un dogme. En tant que substance nocive, elle arrive loin derrière l'alcool et le tabacs qu'on peut acheter légalement à peu près partout.

Ce ne sont pas les hippies qui disent ça, ce sont les médecins, la science. Des gens respectables qu'habituellement on écoute.

La grande majorité des personnes qui fument de l'herbe sont des adultes qui décident eux-mêmes de ce qu'ils font de leur vie. A quel moment, l'État est en droit de décider à leur place et contre la science que c'est interdit ?

Et puis, si on estime le marché de l'herbe qui détend à 3 milliards d'euros par an, pourquoi ne pas la vendre nous-même et récupérer des taxes au passage ? C'est pas comme si on était en train de pressurer tous les services publics pour gratter jusqu'au dernier centime.

La grande majorité des personnes qui fument vont toujours préférer acheter un produit dont ils connaissent la provenance et la qualité. Les trafiquants n'auront plus qu'à se trouver une autre activité.

Au passage, on aura libéré des centaines d'agents de police de ces tâches stupides et on va pouvoir les remettre au service de la population.

Je ne sais pas pourquoi on fait comme si le nouveau-nouveau ministre de l'Intérieur allait réussir là où l'on sait, par l'expérience, qu'il n'y a que la voie de la légalisation pour éteindre les trafics.

Je ne sais pas. Peut-être qu'il n'y pas encore eu assez de morts et qu'on trouve encore décent qu'un énième ministre de l'Ordre vienne nous vendre sa prochaine très belle réussite.


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Nota Benêt : En plus, on va confier à nos agriculteurs la mission
de nous produire une bonne herbe du Terroir, ça va leur redonner le moral.

 

[Source image*]

jeudi 12 février 2015

Traité de paix [souffle d'espoir]



Ce qu'est en train de faire François Hollande passe un petit peu inaperçu. Ou, pour le moins, son action n'est pas traitée sous cet angle. Pour comprendre, sortons la De Lorean du garage et retournons à Yalta en 1945, à la conférence de Yalta. Il n'y a rien qui te choque sur cette photo ? Eh ouais ! De Gaulle n'est pas sur le cliché ! C'est que nos amis américains, partis de Normandie pour arriver à Berlin, ils se sont dit : my god, on n'a pas fait tout ça pour rien, ici, c'est chez nous. Avec un bon projet pour la France : devenir un quasi énième état des Etats-Unis.

De Gaulle a piqué une gueulante, on a retrouvé notre grandeur d'antan et tout est rentré dans l'ordre. Le général en a conservé une certaine méfiance. D'où notre force nucléaire et notre indépendance militaire actée en 1966*… jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy en 2011 signe notre retour au sein de l'OTAN sous commandement américain. On ne souligne pas assez combien l'ex-président français a couché le pays et trahi notre identité nationale.

Or, François Hollande, plutôt que de suivre la mise sous pression par les USA, a tenté de tendre la main à la Russie. Il n'a pas suivi la volonté américaine de relancer la guerre froide. Il a constamment gardé ouvert le dialogue avec Vladimir Poutine. Il a redonné à la France son rôle d'indépendance sur la scène internationale et je trouve ça bien.

[Pour les trolls et les peine-à-jouir : je ne suis ni pour Poutine ni pour l'Ukraine (aucun des deux ne m'a offert à boire, j'attends). Je sais seulement par expérience que, si la guerre éclatait entre l'Europe et la Russie, ça se terminerait autour d'une table après quelques dizaines de millions de morts. Alors, autant commencer par discuter tout de suite]

Nota benêt : des millions de morts en Europe,
c'est bon pour la croissance !

lundi 2 février 2015

L'UMP [à poil !]

Je ne sais pas quel génie de l'UMP a eu l'idée de faire de l'élection du Doubs un enjeu national mais nous pouvons d'ores et déjà le féliciter pour le bordel occasionné. Un fief qui n'est même pas acquis à la droite républicaine, ils auraient pu opter pour la discrétion. A la limite commander quelques bouteilles de Champagne avec modération, histoire de montrer qu'on y croit.

Les voilà, non seulement grands perdants de cette élection mais aussi : à poil, sous les projecteurs, ils sont tenus de choisir entre leurs deux ennemis. D'un côté le PS, son opposant de longue date mais républicain, de l'autre, le FN, parti aux relents fascistes. Lequel vont-ils conseiller de soutenir ?

Ce n'est pas un choix entre la peste et le choléra. C'est un choix entre rester dans les clous républicains ou décider que tout se vaut. S'il optait pour le «ni-ni», Nicolas Sarkozy indiquerait l'absence de frontières entre l'UMP et le FN. Il perdrait aussitôt son marqueur de différence pour 2017. L'UMP, ce n'est pas comme Le Pen and Co.

«Nota benêt : «Le problème quand tu es petit
et que tu te tires une balle dans le pied,
c'est que ça éclabousse sur le visage.»
Nicolas Sarkozy.

mercredi 2 mai 2012

Nouvel ordre [table rase !]




On a juste un président sortant, candidat à sa réélection qui insulte les syndicats, fait donner le drapeau tricolore à tous les vents* et dont le parti agresse une journaliste. Sinon notre démocratie va formidablement bien. On parle de tous les sujets comme de savoir si la compagne du candidat de gauche est une chienne de marque agressive. Il s'avère qu'elle est journaliste mais ça n'a sans doute rien à voir.


Emprunt d'image*

 

dimanche 29 avril 2012

Pas moufté [face aux muftis…]




Il est quand même vachement bien le peuple français. Après cinq ans de sarkozysme à un rythme effréné, il se prend une semaine de viande halal dans la tronche et il ne moufte pas. L'autre affreux d'apparence musulmane se met à abattre des militaires de manière expéditive, puis des inconnus dont des enfants à l'entrée d'une école juive. Al Qaïda débarque en scooter en plein Toulouse et le peuple français ne moufte* pas.



Image* : des steaks hachés halal avec moins de 20% de matière grasse.

mardi 24 avril 2012

La fin [c'est moyen…]




Ce con de Mélenchon aurait fait 18 % au premier tour de la présidentielle, on aurait pu entendre le président-sortant nous débiter tout Lénine et Marx à la guitare. Il aurait invité le Chœurs de l'Armée Rouge en meeting, proposé le retour du défilé militaire pour distraire le peuple laborieux*. Par exemple, pourquoi ne pas mobiliser les troupes pour l'anniversaire du Premier Ouvrier de France ? Oui, c'est la manière dont il promettra de rebaptiser la fonction directrice.


[extrait du discours de remerciement de Nathalie Arthaud] - [Source photo*]

jeudi 19 avril 2012

Ensemble [la France forte !]



[Je boucle ma réflexion de 2007 sur "Sarkozy et le symbole du père". Je pense qu'il vaut mieux avoir lu l'article de l'époque mais je concède qu'on peut s'en passer si l'on est fainéant de la lecture].

Pour aller plus vite, on dit qu'avant l'UMP, il y avait le RPR. C'est aller un peu vite en besogne*. C'est qu'à un moment, la droite s'est lassée de se prendre baffe sur baffe aux élections et qu'elle a décidé de repeindre la façade pour se présenter toute ensemble sous la même marque : Jacques Chirac.


Illustration maison.

lundi 12 mars 2012

Carla [La cuisine !]




Si François Hollande a réveillé la campagne avec sa proposition de taxer à 75% les revenus au-delà d'un million d'euros, c'est avec l'annonce de sa possible retraite* que Nicolas Sarkozy a marqué les esprits.


C'est là que j'ai emprunté l'image d'illustration*

vendredi 24 février 2012

Le sortant [Pour aller où ?]




Si on arrêtait de parler du sortant à sortir et qu'on se fasse une campagne électorale juste entre nous. Avec des arguments* politiques pour remonter un peu le niveau. Là, on a beau ramer pour ramener du sens, on n'est quand même pas loin du naufrage.

[ s u i t e ]

Source photo*
 

lundi 13 février 2012

Les civilisations [Stop ou encore ?]



 
Je trouve qu'on est passé un peu vite sur cette histoire des civilisations qui ne se valent pas. Je ne sais pas ce qu'en a dit Jean-Michel Aphatie, par exemple. Les éditocrates toujours prompts à la ramener quand il s'agit de gloser à propos de ces chômeurs* qui coûtent un pognon fou, je ne les ai personnellement pas entendus sur le sujet.


J'ai noté qu'Alain Juppé a dit un truc intelligent ce qui ne m'étonne pas de la personne. Il n'est absolument pas question pour lui d'entrer dans ce débat. Il a les mains beaucoup trop fines pour des ficelles aussi grosses*. Pour le moins, il prend ses distances avec la volonté affichée par le dirlo de foutre un grand coup de pied dans notre système de valeurs.


Illustration : Le général de Gaulle*

mercredi 8 février 2012

La base-line [la grosse Bertha !]




La base-line de la campagne de Nicolas Sarkozy risque donc d'être : «Oui, nous avons ruiné le pays mais c'était pour sauver notre civilisation». C'est pas joli-joli. Visiblement, l'histoire de thésauriser* sur la crise et le courage du capitaine prendrait trop de temps pour ce qu'il lui reste à regrimper dans l'opinion.

[LIRE LA SUITE]

Source photo : RFI, 15 octobre 2008*

lundi 6 février 2012

Sarkozy en short [En vrai ?]





Article écrit pour "12 regards sur la présidentielle" sur L'Express


Je crois que Nicolas Sarkozy s'est trompé dans sa manière de communiquer. Il avait imaginé qu'en nous informant jour après jour de ses faits et gestes au service du pays, nous allions lui tisser une cape de grand vizir*, lui remettre la médaille d'or du plus beau déplacement en province.

Le telling-story, c'est le principe des tele-novelas sud-américaines. Plus personne ne se souvient des premiers épisodes mais chacun développe un besoin irrépressible de découvrir la suite*. La politique en feuilleton, servie à dose quotidienne, comme une drogue ou comme plus belle la vie.

Il est apparu à vélo allant chercher lui-même le pain sur des routes pentues qu'il vainquait avec courage, ami des américains, en canoë sans bourrelets, en yacht, en short avec sueur, en short sans sueur, en Egypte, offrant l'Epad au fiston, fâché avec les USA, sur les tarmacs, sous la tente de Khadafi, s'offrant  172% d'augmentation*…
Loin d'agir sur nos consciences comme il était prévu, tout cela n'a bientôt plus été pour nos perceptions qu'une sorte de ronron, un bruit de fond sans importance. Comme nous éludons parfois d'entendre ce que nous dit la publicité télévisée*, nous nous sommes échappés par distraction de cette propagnade.

A présent, nous ne retrouvons nos esprits que lorsque quelque chose sort de l'ordinaire et vient couvrir la routine médiatique. Il se passe soudainement quelque chose et nous réactivons notre attention. Parmi le défilé des communiqués de presse, des reportages complaisants et interviews de ministres* qui litanisent très exactement les mêmes éléments de langage, la réalité réapparait.

Selon ce principe de filtrage de l'information, pas de bol pour le président sortant, il ne nous reste que les ratés*. Les accrocs dans le plan de communication : au soleil sur un yacht, en canoë avec bourrelets, criant casse-toi pov'con, poussant l'union méditerranéenne avec Ben Ali, Moubarak Kadhafi et Bachar Al-Assad (quel visionnaire !), pariant sur l'Angleterre avant de faire freund-freund avec Angela.

Le président jamais touché par toutes ces affaires qui pourtant le frôlent. Je crois que le Nicolas Sarkozy réel qui transparait* n'est pas la hauteur du personnage qu'il a voulu fabriquer. La proportion d'entre nous qui s'en rend compte mesure, j'espère, le poids de ce mensonge…

Illustration : France Inter*


samedi 4 février 2012

L'épopée [la fable !]

 
 
 
Un jour à petits pieds allait je ne sais où
Sarkozy d'un pas sec sans plier le genou*. 
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.

Sarkozy en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l'Élu* n'avait qu'à prendre ;
Mais il crut mieux faire d'attendre 
Qu'il eût un peu plus d'appétit.

Il vivait de régime*, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l'appétit vint ; l'Élu
S'approchant du bord aperçu
Des tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux, 
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le rat du bon Horace.
Moi des tanches ? dit-il, moi Élu que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La tanche rebutée, il trouva du goujon*.
Au dîner d'un Élu, pensez donc du goujon !
J'ouvrirais pour si peu le bec ! Aux dieux ne plaise !
Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon 
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise 
De rencontrer un limaçon*.
 
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
 
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte…
 
A peine modifié de Jean de La Fontaine, bien sûr*

Illustration : un tableau de Bernard Guedon
 

jeudi 26 janvier 2012

Nicolas Sarkozy [un père et passe !]

Dites, je retombe sur ce «portrait psychologique» de Nicolas Sarkozy que j'avais essayé de dresser le 1er mai 2007*. Ça ne me parait pas totalement désuet/ Non ?
Note : je republie tel quel, sans vérifier les liens. Pardon pour les bugs éventuels !


 

Moi, bêtement, j'avais cru que dans une élection présidentielle, il s'agissait de donner notre avis. De regarder le monde autour de nous, de voir ce qui s'y passe et, en fonction de ce que nous pensons être des blocages, décider de voter pour telle ou tel.

Au lieu de cela, nous assistons benoîtement, à une véritable psychothérapie du candidat de la droite désormais extrème.

Ainsi, après qu'il nous ait raconté, par l'entremise de M. Onfray, ne s'être jamais interrogé sur sa propre sexualité, être constitué d'un seul bloc hétérosexuel génétiquement inscrit en lui une fois pour toutes, voilà qu'il revient sur ce qui constitue, sans doute, le drame de toute son existence : Mai 68 et la libération qui s'en suivit.

Non pas la grève générale de tout un peuple contre ses élites dirigeantes qui le tenait sous l'éteignoir de ses valeurs bourgeoises,
non pas les 35% d'augmentation du Smic obtenus de haute lutte sur le terrain par 11 millions de grévistes, non pas l'ouverture des esprits dans les universités vers des domaines tenus jusque là pour vulgaires par les bien-pensants doyens de facultés d'alors, ni encore moins le premier pas des femmes vers une libération enfin possible.

Ce qui gène essentiellement Nicolas Sarkozy dans le souvenir qu'il a de cette période, c'est ce qu'il appelle la morale et les valeurs, notamment, le rapport entre le maître et l'élève.

Pour qui s'intéresse un peu à la psychologie, il est aisé de comprendre comment le drame que représente pour tout enfant le divorce de ses parents
articule et marque profondèment la personnalité. Combien pèse la part de culpabilité que porte celui qui, issu de ce couple et impuissant par son jeune âge, assiste aux orages parentaux.

Si l'on reprend pas à pas, les étapes de la construction de son être intime, on trouve continuellement chez Nicolas Sarkozy, ce rapport défectueux au père après le départ du sien propre du domicile conjugal au début des années 60.

Le général De Gaulle, Jacques Chaban-Delmas, Charles Pasqua, Jacques Chirac puis Edouard Balladur ont ainsi tour à tour été investis dans ce rôle.
Il est depuis comme un enfant qui cherche autour de lui un substitut paternel à la fois porteur d'une autorité symbolique et capable de lui donner en retour l'affection dont l'enfance l'a privé.

Je ne sais pas si le candidat de l'UMP, qui revendique ouvertement son désintérêt pour toute intériorité, a même conscience de l'autre conséquence de sa blessure narcissique initiale, à savoir le meurtre symbolique du père. En effet, à peine a-t-il trouvé chez l'autre la reconnaissance, une certaine forme d'affection virile, qu'il lui faut bientôt en détruire l'image publique et le pouvoir affirmé.
Adorer puis détruire. Aimer puis incendier. Cajoler puis mettre à sac.

Charles Pasqua le protège, il lui pique la mairie de Neuilly. Jacques Chirac l'adopte, il le trahit pour Edouard Balladur. Il se réconcilie avec le président sortant pour lui voler aussitôt son outil de pouvoir : l'UMP.

La longue litanie des vengeances ne comble pourtant jamais, bien entendu, son manque initial du regard paternel et il lui faut continuellement se remettre en quête d'un nouveau symbole porteur de cette autorité qu'il pourra briser.

Comme un balancier sans fin, une sorte de culbuto devenu fou, Nicolas Sarkozy traverse sa vie d'un bord à l'autre de l'extrème, sans jamais prendre le temps d'assagir en lui-même cette colère d'origine. Il se dépêche, il se presse, il éructe, s'exalte, s'agite, ne s'accorde aucun repos, étant sans aucun doute incapable de se penser lui-même en terme d'équilibre, en terme de paix intérieure.

A présent, au sortir de cette analyse à la va-vite, au vu de ce parcours d'Attila dans les prairies de la pensée politique, ce qui m'inquiète, c'est ce qu'il adviendra de notre pays si celui-ci l'accepte à sa tête.

Combien de temps faudra-t-il à Nicolas Sarkozy, enfant blessé de lui-même, pour en détruire l'autorité ?


Je note aussi que, comme son père biologique,
il est d'une grande instabilité amoureuse,
préférant sans doute l'assaut de séduction
des débuts
à la construction relationnelle…
Illustration : Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur* 

mercredi 25 janvier 2012

Le scénario [un pas de côté !]




Toute cette scénarisation pour arriver à la candidature de François Fillon*. Plus tard, on dira que c'était un coup de génie de Nicolas Sarkozy.

Tous les autres sont partis bille en tête à taper sur le petit nerveux, à casser son bilan, à le désigner systématiquement comme responsable de l'état du pays pendant que l'autre bellâtre du cheveu* reste à l'abri des attaques.

Pour tromper son monde, il est même allé jusqu'à annoncer son arrivée à Paris. Il compte se faire élire juste dans la circonscription de Rachida Dati, la petite arriviste qui se croyait arrivée. Il fait d'une pierre, deux coups : il détourne l'attention et il en profite pour expulser la gamine* en disgrâce.

Tous les adversaires ont monté leur communication sur l'impossible continuité avec ce président instable et inconstant. Pendant que l'autre garde l'air de celui qui a inventé la ligne droite. Lorsque tu imagines François Fillon*, est-ce que les défauts auxquels tu penses sont "énervé" ou "fluctuant" ?

Le moment venu, sans doute vers la fin février, Nicolas Sarkozy annoncera qu'il préfère se consacrer à cette toute paternité toute neuve. Qu'il y a encore beaucoup de réformes à réaliser pour la France et que, parce que l'avenir de Giulia* compte pour lui plus que tout, il en confie la charge à François Fillon*.

Juste un pas de côté, tous les opposants loupent le virage et la machine UMP est relancée !

Copie de tweet* :
«Eh t'as vu Fillon, à l'envers, ça fait Nollif».

Illustration : résultat de la recherche "Fillon" dans Google Images (détail)


mardi 27 décembre 2011

Nicolas Sarkozy, la rupture [Partie VI à IX]




Nicolas Sarkozy* nous annonce une «surprise» pour le mois de janvier. Un truc qui devrait booster sa campagne. Pour moi, le mieux, s'il veut espérer gagner, c'est de jouer la rupture. On sait qu'il a autant de scrupule à changer d'avis qu'un serpent à changer de peau, ce qui va lui permettre de virer de bord très facilement.

«Mes chers amis, je me suis présenté devant vous, il y a bientôt 5 ans, avec la sincère certitude que j'allais réussir.
Cette crise est venue qui m'a obligé à mettre un terme aux réformes*. Le capitaine du navire, est-ce qu'il sort la grand voile au plein milieu d'une tempête ? Non ! Il s'abrite et il pilote au mieux pour éviter au navire de s'échouer.


Aujourd'hui, je vous le dis : les décisions que j'ai prises, avec le gouvernement, ont évité à la France un naufrage dans lequel la spirale des marchés financiers* voulaient l'emporter. Le ciel est encore chargé, les nuages flottent encore sur nos têtes mais l'horizon s'éclaircit. Nous allons pouvoir reprendre le vent des réformes.


C'est pourquoi j'ai invité l'ensemble des partenaires sociaux à se rencontrer et discuter. Vous m'avez vu, ces derniers temps, aller à la rencontre du pays. Parce que, vous savez, je suis président de la République mais je n'oublie pas que ce ne sont pas que des dossiers, ce sont des gens.


Je suis allez voir la France et j'ai été frappé par la pauvreté. Par exemple, j'ai rencontré Martine qui est coiffeuse*. Madame Aubry voudra bien ne pas se sentir visée. Vous n'avez pas le monopole du prénom ! Martine, quand elle a fini son mois, il ne lui reste plus grand chose.

Des personnes comme Martine, qui bossent dur et qui s'occupent bien de leurs enfants, il y a en plein en France. C'est pourquoi j'ai demandé à Laurence Parisot* de préparer des propositions pour libérer les salaires.

C'est quand même incroyable, on a du boulot et on gagne pas sa vie. En France, aujourd'hui, on s'enrichit plus de l'assistanat* que de son travail et de ses efforts. C'est pourquoi nous allons permettre l'augmentation des salaires par la suppression d'une grande partie des charges sociales.


Je veux être le Président qui a libéré vos salaires.»


Et sinon, l'UMP peut surprendre tout le monde en ne présentant pas Nicolas Sarkozy mais François Fillon*. Un coup à la Poutine que ça s'appelle…

Photo*

lundi 26 décembre 2011

Le divin enfant [Il est né ?]




Quand on a appris que Carla Bruni était enceinte, on a soupçonné un plan communication vieux comme mes robes (de grossesses) et monté de toute pièce par l'Elysée*. On a aussi plaisanté sur l'identité du père mais c'était par pure méchanceté. A gauche aussi, on est méchants. Mais on le regrette…

On imaginait qu'on nous servirait dans cette campagne, «Le roman de Nicolas Sarkozy, de nouveau papa à 56 ans». Un récit mis au point pour faire pleurer dans les chaumières* et fendre le cœur de la ménagère de moins de cinquante ans. Je ne sais pas s'ils en sont capables mais je n'ai pas dû être le seul à avoir cru qu'ils auraient pu le faire.

Et puis finalement, la méthode diffère de ce que nous attendions. Le bébé est né, tout le monde est au courant, quelques images ont miraculeusement couvert les pages des magazines mais rien n'a paru exposé volontairement. A peine, un poids* emmitouflé dans les bras de sa mère à la sortie de la clinique.
Le Président lui-même, signale aussi souvent qu'il le peut, qu'il n'en parlera pas mais que tout va merveilleusement bien. La maman* et le marmot ont disparu des écrans. Carla serait en pleine dépression post-partum, à trainer chez elle en jogging informe et bourrée du soir au matin que rien ne filtrerait. Tout va merveilleusement bien dans cette paternité nouvelle.

A tout moment, on nous rappelle subrepticement l'existence du rejeton. En plein sommet européen, par exemple, tandis que les chef d'États se sont réunis pour sauver le monde d'une mort certaine (sans même avoir payé ses dettes, quelle honte !), Angela Merkel offre au paternel, un nounours* made in Germany.

Tout le monde aura compris que le locataire de l'Élysée* ne s'est pas soudainement remis aux peluches et que le cadeau est bien destiné au mioche. Ce lardon qu'on ne voit jamais, dont on ne nous parle pas mais qui est si fortement présent dans la campagne.

Les communicants* de Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, nous abreuvent de cette absence du chérubin. Ils entretiennent une sorte de suspens qui signe le retour du story-telling. On pressent que la scène finale sera la présentation du divin enfant au bon peuple de France…

Illustration : «Ours Teddy bébé Fynn dans sa valise» de la marque Steiff

vendredi 23 décembre 2011

Printemps arabe [Le sens de l'Histoire !]



Elle l'a acheté finalement son appartement en Tunisie*, Michèle Alliot-Marie ? Non, parce que j'ai vu qu'elle revenait un tout petit peu sur le devant de la scène, j'aimerais bien avoir la fin de l'histoire.

Il faut vraiment qu'il n'ait plus personne d'autre, Nicolas Sarkozy, pour aller la chercher elle. Oui, je sais, les infos passent et on s'y perd un peu dans la chronologie*. Je vais vous rafraîchir la mémoire.

Pendant que le peuple tunisien retrouvait la mémoire quant à sa propre existence, madame était occupée à chercher un bien immobilier dans le pays de Ben Ali. Il me semble qu'elle avait profité du transport offert par un ministre* du gouvernement en place afin de faciliter sa prospection. Mais ma mémoire est une passoire et ma volonté d'enquêter sur le personnage assez limitée.

Elle a du quitter précipitamment sa carrière ministérielle quand on a découvert que de l'autre main, elle avait proposé l'aide de nos forces de l'ordre* pour ramener ses chiens à la niche. La bonne idée du peuple libyen a été de se soulever à peu près à ce moment-là.

Le Nicolas Sarkozy qui peu avant défendait avec force le concept d'un Khadafi «en route vers la démocratie» a sauté sur l'occasion. Les avions, les bateaux, les soldats, il a sorti la grosse artillerie pour tourner la page médiatique*. Et on a arrêté d'en parler.

Quand on pense que la révolution libyenne doit toute une partie de sa réussite au plan média de l'Élysée pour corriger l'image de ses ministres, ça relativise le sens de l'Histoire dont nous parlent les spécialistes de la chose.

Illustration*

dimanche 9 octobre 2011

La course [chute à l'arrière !]




Ils sont bien embêtés à l'UMP depuis qu'il y a le petit qui rame. Non, pas le futur-né de Carla, le Président, imbécile. Ils ne savent pas trop comment faire pour s'en dépêtrer. Il y a bien quelques tentatives de proposer* des primaires pour choisir le candidat mais personne n'ose l'avancer pour 2012.

Ils pensaient miser sur le champion du monde de la gagne électorale et ils se retrouvent avec un tocard de tiercé en province. En même temps, si tu es attentif, tu ne les sens plus très motivés* pour engager les paris. Tu penses, avec la somme de dégâts qu'ils ont causés au pays, ils calculent déjà que la gauche va redresser les comptes pendant cinq ans pour leur rendre les rènes du pouvoir en 2017.

Ils pourront alors retoucher le pactole*. Je me demande si ce n'est pas ça qu'on appelle la fuite des capitaux, finalement.

Ils se tiennent tous déjà prêts pour la prochaine* et vont laisser le président sortant s'en sortir seul. Tu les vois les Fillon, les Copé, les Bertrand, comme ils se poussent du coude pour ne plus être sur la photo ? Tiens, le premier ministre vient même de reconnaître que finalement faire élire son candidat par l'ensemble de l'électorat était une avancée pour la démocratie.

Tu te souviens comment Jean-François Copé était monté sur ses grands chevaux pour, selon lui, des risques d'atteintes à la vie privée par l'utilisation des listes électorales ? Tu te rappelles des éléments de langages de l'UMP d'avant l'été pour dire pis que pendre de ce processus ?

Après quelques mois en queue de peloton, les voilà qui tournent casaque et se réjouissent du processus. C'est à peine s'ils n'appellent pas à voter pour tel ou tel. François Hollande*, par exemple, ne les dérangerait pas trop…


Nota Benêt : ah tiens en mars 2010, Xavier Bertrand
prônait des primaires à l'UMP, y compris pour Sarkozy

Emprunt d'image*

lundi 26 septembre 2011

Possible [tout !]



 
Tout est possible qu'il disait avant son élection et, pour cette fois, il n'avait pas menti. Depuis qu'il est Président*, nos footballeurs ne marquent plus que par leur ridicule, nos rugbymens s'emmèlent les crayons et le Sénat bascule à Gauche.

LE truc qui ne devait jamais arriver. Des années que la Droite avait bétonné de tous les côtés pour éviter ça et grâce à Nicolas Sarkozy, voilà qui est fait*. Plus une Loi, plus une nomination, plus une seule affaire ne pourra être ignorée par la Gauche. Même avec une Assemblée ancrée à droite, on peut prédire que sa dernière année de quinquennat sera une année noire.

En quatre ans aux manettes, entre les postes de ministres offerts* à des étiquetés de gauche, les régions perdues par l'UMP et maintenant la deuxième chambre laissée à l'opposition, nous allons nous demander s'il n'était pas finalement, le meilleur candidat de la gauche en 2007.

Mais attention*, il ne faudrait pas que le désastre politique de Nicolas Sarkozy et de l'UMP avec lui, nous fassent oublier son calamiteux bilan économique*.


Photo souvenir : Gérard Larcher président du Sénat actuel*.