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jeudi 13 octobre 2011

Le débat [le poids des mots…]




Tu laisses un homme et une femme* ensemble pendant un bout de temps, il y a forcément un moment où ça converge. C'est un peu primaire comme logique mais c'est ce à quoi nous avons assisté dans ce débat. Deux membres d'un même parti défendaient les mêmes idées, le même programme. Martine annonçait, François approuvait. Hollande s'engageait, Aubry confirmait, …

C'est encore une fois dans les détails que se forge mon opinion*. Par exemple, sur le fait qu'elle soit maire de Lille, une grande communauté urbaine et lui simplement maire de Tulle et responsable du département de la Corrèze, zone assez pauvre en problèmes d'urbanismes. Je me laisse penser qu'elle est plus au fait de la situation actuelle.

Durant son temps de parole, si elle a cité ce soir : Molex, Peugeot, Renault, Moulinex et Pechiney. Ce n'était pas pour leur faire de la pub, c'était pour souligner cette prise directe avec notre monde quotidien*. François Hollande de son côté restait dans les concepts, les généralités.

Il a reparlé de La Grande Idée qu'il a : «le contrat de génération». Je n'y crois pas une seule seconde. Au mieux, ça va permettre à un employeur de faire pression sur des retraités de 67 ans* pour qu'ils restent à leur poste, le temps qu'il ait fini d'empocher les aides sur le contrat du gamin. Et puis, si le vieux finit par craquer et ne plus pouvoir travailler, on fait quoi ? On jette le morveux avec l'eau du bain ?

L'avenir de l'emploi est dans les nouvelles technologies*, les énergies vertes suite à l'arrêt progressif du nucléaire et ses nouveaux pôles de croissance et François Hollande entend lancer la gratuité des charges sociales sur le maintien des petits métiers d'antan. Le tutorat d'un gamin par un aîné sur sa fonction* appelées à disparaitre du fait de l'évolution technique. A part servir la mémoire des siècles, je ne vois pas ce que ça nous apporte. Au mieux on aura des tweets et des photos sympas de quelques anciens maréchaux-ferrants encore au travail.

Martine Aubry a eu beau lui rappeler que cela avait déjà été essayé mais que ça ne marche pas. A eu beau de lui souligner que les syndicats n'en voulaient pas, François Hollande l'a répété : il le fera. En clair*, contre les entreprises et contre les syndicats, il sera Président et il le fera.

François Hollande va décider, de sa seule volonté désormais présidentielle, de lancer toute une procédure de textes au Parlement, va mobiliser nos Députés et l'ensemble de nos institutions, va batailler sur le plan politique avec son opposition pour créer de toute pièce, tout un arsenal législatif et de décrets d'application dont les deux côtés paritaires décisionnaires et experts du monde du travail ont annoncé qu'il n'était d'aucune utilité ?

Ici comme ailleurs, François Hollande* m'a donné l'impression de parler d'un idéal, d'une théorie à venir. En face, Martine Aubry paraissait déjà branchée sur la réalité. Sur le plateau, elle avait apporté tout un dossier, posé près d'elle quand il n'avait face à lui qu'un ou deux feuillets. Elle prenait régulièrement des notes tandis qu'il n'avait aucun stylo visible.

Tiens par exemple, quand il a été question du nécessaire changement du fonctionnement* européen dont ils sont tous les deux d'accord, il s'est contenté d'évoquer les grandes lignes d'un projet quand elle a cité plusieurs responsables des PS d'autres pays qu'elle a déjà rencontrés, avec qui elle a déjà avancé des idées de réforme.

Tout cela n'est que mon avis bien sûr. C'est entièrement basé sur ma subjectivité puisque vous êtes ici sur mon blog. Mais sincèrement*, je crains avec François Hollande le retour d'un Chirac aux manettes regardant passer les jours. Je ne le sens pas dans l'action, dans le concret, dans les dossiers.

Je trouve au contraire Martine Aubry mieux à même de comprendre les problèmes dont nous souffrons aujourd'hui. Plus motivée* pour tenter d'en modifier le cours. Pour chacune de ses réponses, j'ai entendu et perçu tout ce qu'elle a retiré de son expérience d'élue que ce soit sa manière de décider ou de choisir une manière qui permettra de le faire. Tiens, je vais faire comme vous à la fin de ce débat, je décide de voter pour elle.

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Légende de l'illustration : depuis que Kevin a commencé son contrat de génération, Pierre peut arriver plus tôt et plus riche au bistrot* (source)

mardi 11 octobre 2011

Primaires [secondaires !]




Je voudrais ne me fâcher avec personne mais le meilleur candidat* pour représenter le Parti Socialiste (et donc une grande partie de la gauche) aux élections présidentielles sera celui ou celle dont le nom* sortira vainqueur des primaires en cours.

Je m'excuse de vous rappeler ce principe* mais j'ai croisé dès hier soir, des supporters de tel ou telle qui affirmaient leur dégoût pour les résultats du premier tour et décidaient publiquement d'aller seconder le docteur Mélenchon dans ses efforts pour réanimer une extrême gauche actuellement décédée.

Ainsi, s'ils se sont engagés dans le soutien à une personne* qui a prêté serment sur le socle commun du programme du PS, s'ils sont allés déposer leur bulletin dans l'urne au nom de ce ou cette candidate, s'ils ont signé au passage une charte des valeurs de la gauche et s'ils ont versé un euro afin que les organisateurs compensent en partie les frais de cette opération démocratique inédite, c'était pour le lendemain matin, retourner leur veste et fouler d'une Nike méprisante leurs propres engagements.

Nous souhaitons bien du courage à monsieur Melenchon pour s'accoutumer à un tel niveau de volatilité dans les engagements.

Je croyais sottement que les primaires* ainsi organisées étaient une avancée intéressante dans la décorsetisation de notre démocratie, une manière de pouvoir présenter au suffrage du peuple, toute l'étendue de ces conceptions en matière de société, sans avoir à fricoter longtemps dans un parti afin d'en gravir les rouages.

A en juger de cette réaction de certains, il reste encore des explications à donner sur le fonctionnement de la démocratie et du scrutin majoritaire à deux tours. En gros, tu exposes tes idées et si les gens à qui elles sont destinées s'appliquer n'en veulent pas, ils ne votent pas pour elles*. Et tu es éliminé. Voilà.

Personnellement, j'avais choisi Arnaud Montebourg* pour sa volonté affirmée de réguler le système financier. Face aux remplumés de 2008 qui nous reviennent le cul à l'air et la gueule enfarinée, il me semble qu'il serait bon de changer les régles bancaires. Je veux bien qu'on produise de l'argent à foison mais je tiens un petit peu à ce qu'il serve à autre chose qu'à indemniser les financiers.

L'État (coucou, c'est nous !) n'a pas pour vocation* de sauver de la faillite tout un tas d'entreprises privées qui gèrent aussi mal leurs affaires !

Même s'il a mis une bonne petite claque aux résultats pressentis par les sondeurs, Arnaud Montebourg* n'est pas qualifié pour le tour suivant. Seuls Martine Aubry et François Hollande sont en position d'être choisis pour représenter le Parti Socialiste (et donc une grande partie de la gauche) à l'élection présidentielle.

J'offrirai ma voix à l'un ou à l'autre selon les réponses* qu'ils donneront aux questions que Montebourg leur posera par écrit. Mais que dimanche soir puisse voir la victoire de l'une ou de l'autre, ne changera rien à mon vote. Après les primaires, c'est le secondaire qui commence avec le collège. On se rassemble.

Je me souviens d'avril 2002 et de tous ces candidats de la gauche qui folâtraient gaiement avant l'arrivée du résultat du premier tour. La gauche en tête de l'élection mais éliminée dès le premier tour par un Jean-Marie Le Pen tout surpris lui-même de s'y retrouver. 

Je soutiens le Parti Socialiste* pour qu'il soit en mesure de convaincre la majorité des électeurs de ce pays que la gauche au pouvoir c'est meilleur pour nous tous. Les primaires ont déjà permis de rendre audibles par le plus grand nombre, une bonne partie de ses idées. Je me réjouis déjà de cette première victoire qui n'est qu'un premier pas…

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Note : à l'heure où j'écris ces lignes, je penche pour Martine Aubry. Lors de la conclusion du troisième débat, elle a rappelé aux français que ce n'est pas seule qu'elle pourra changer les choses mais avec l'aide de tous. François Hollande prend la pose de l'homme providentiel…

Emprunt d'image*


dimanche 9 octobre 2011

La course [chute à l'arrière !]




Ils sont bien embêtés à l'UMP depuis qu'il y a le petit qui rame. Non, pas le futur-né de Carla, le Président, imbécile. Ils ne savent pas trop comment faire pour s'en dépêtrer. Il y a bien quelques tentatives de proposer* des primaires pour choisir le candidat mais personne n'ose l'avancer pour 2012.

Ils pensaient miser sur le champion du monde de la gagne électorale et ils se retrouvent avec un tocard de tiercé en province. En même temps, si tu es attentif, tu ne les sens plus très motivés* pour engager les paris. Tu penses, avec la somme de dégâts qu'ils ont causés au pays, ils calculent déjà que la gauche va redresser les comptes pendant cinq ans pour leur rendre les rènes du pouvoir en 2017.

Ils pourront alors retoucher le pactole*. Je me demande si ce n'est pas ça qu'on appelle la fuite des capitaux, finalement.

Ils se tiennent tous déjà prêts pour la prochaine* et vont laisser le président sortant s'en sortir seul. Tu les vois les Fillon, les Copé, les Bertrand, comme ils se poussent du coude pour ne plus être sur la photo ? Tiens, le premier ministre vient même de reconnaître que finalement faire élire son candidat par l'ensemble de l'électorat était une avancée pour la démocratie.

Tu te souviens comment Jean-François Copé était monté sur ses grands chevaux pour, selon lui, des risques d'atteintes à la vie privée par l'utilisation des listes électorales ? Tu te rappelles des éléments de langages de l'UMP d'avant l'été pour dire pis que pendre de ce processus ?

Après quelques mois en queue de peloton, les voilà qui tournent casaque et se réjouissent du processus. C'est à peine s'ils n'appellent pas à voter pour tel ou tel. François Hollande*, par exemple, ne les dérangerait pas trop…


Nota Benêt : ah tiens en mars 2010, Xavier Bertrand
prônait des primaires à l'UMP, y compris pour Sarkozy

Emprunt d'image*

vendredi 7 octobre 2011

La crise financière [stop ou… encore ?]


La banque Dexia s'effondre, les Etats et les contribuables vont encore devoir payer. Et voilà que les agences de notation dégradent à nouveau la note de l'Italie.
Tout recommence comme avant. Alors, la crise, STOP ou ENCORE ?
La candidature d'Arnaud Montebourg est la seule qui vise clairement et précisément à mettre fin au cycle de la crise en s'attaquant aux marchés financiers. C'est le seul moyen de faire payer la crise par ses responsables et de protéger les classes moyennes et populaires.

Pour tout savoir d'Arnaud Montebourg et de son projet
Pour savoir comment et où voter dimanche 9 et 16 octobre.

Nota Boulet : si la video ne fonctionne pas, c'est ici

vendredi 30 septembre 2011

Les primaires [moi d'abord !]




Nicolas Sarkozy ne s'est toujours pas présenté sur la ligne de départ et on nous tartine de sondages qui présentent François Hollande* comme le vainqueur incontestable de la supposée confrontation avec le président sortant. Le tout est mesuré sur un électorat engagé dans les primaires dont on ne sait à peu près rien, si ce n'est qu'il porte à gauche ce qui reste pour le moins assez vague puisque même Manuel Valls a pu poser sa candidature*.

A force de s'obséder pour une sorte d'efficacité électorale estimée d'après les Instituts spécialisés dans la prédiction en tout genre*, j'ai comme l'impression qu'une bonne partie de la gauche est en train de s'exciter toute seule à se tripoter le pifomètre*. Ainsi, ce ne sont plus les arguments politiques qu'il faut entendre mais le positionnement de tel ou tel face à l'UMP.

Il ne s'agit plus tant de mesurer la portée des propositions* établies pour répondre à l'urgence sociale du pays, pas plus que de savoir si ces idées sont le fruit d'une demande des citoyens à qui elles pourraient s'appliquer mais de connaître la manière dont elles font mouche dans le cœur* des mesureurs de panels pour qui l'opinion est une formule mathématique.

Et tout y passe dans ces primaires* : de nouvelles déductions fiscales pendant que de l'autre main on promet de révolutionner l'impôt, des exonérations de charges sociales cependant qu'on jure de refonder la Sécurité Sociale, des camps militaires pour jeunes délinquants tandis qu'on s'engage à réinvestir dans l'éducation nationale, des contrats de génération entre vieux et jeunes* alors qu'on promet de revenir sur l'âge de la retraite et de relancer l'apprentissage.

Du pire et du meilleur dans ce nouveau catalogue conçu pour attirer la nouvelle clientèle*. On refait la vitrine, on sort les lampions et on ripoline le fond de commerce. J'espère simplement que les plus fidèles des fidèles n'oublient pas au passage qu'outre grimper aux sondages, il s'agit aussi d'amener au pouvoir les valeurs* de la gauche. C'est selon ce critère aussi qu'il s'agit pour nous de faire un choix au moment du vote.


En illustration : les 6 candidats aux primaires du PS (Photo de Joe Shlabotnik*)

mercredi 21 septembre 2011

Les divisions de départ [la somme de tous !]



Je suis revenu du Kremlin des blogs*, ça faisait du bien de retrouver les chroniqueurs politiques. Ils ne juraient que par Ségolène, croyaient dur comme fer en François, offraient leur confiance à Martine, s'enthousiasmaient pour Arnaud. Un seul était encore pour Dominique, un peu tristement.

Il n'y avait personne pour Manuel ou Jean-Michel*. Ce doit être comme les blogueurs de droite, ils doivent se mobiliser discrètement entre eux.

Serge Moati* était venu partager une bière, glisser une oreille*, écouter surtout. Il a la modestie d'être attentif quand il se retrouve dans un milieu qu'il ignore. Apte à capter l'atmosphère. Il s'étonnait par exemple de la gratuité de tout cela, de nos engagements non rémunérés. Ces mots vont sont offerts bénévolement*. Il n'avait peut-être pas tort.

En pleine primaire socialiste et au delà ! Malgré les divisons de départ, les engagements différents* des uns et des autres, on sentait que ça piaffait d'en découdre*. On imaginait déjà la défaite de Nicolas Sarkozy, tout penaud de quitter le Palais avec femme, enfants et limousine*.

A moins que, pour faire moderne et ringardiser définitivement cet au-revoir giscardien*, il ne choisisse un départ en short, baskets et au pas de course.

Ça faisait du bien de retrouver les blogueurs politiques* après ce tunnel sombre de quatre longues années. Le retour du feu sacré m'a fait me sentir plus jeune d'autant. Comme en 2007, on y croit. L'UMP est foutue, son candidat ramené à sa juste dimension*. Les français sauront cette fois mesurer l'écart énorme qui existe entre ce qu'il promet et la teneur de ce qu'il applique.

À mes yeux pourtant, ce léger détail* à régler : s'il avait pu gagner grâce au vote du troisième âge, qu'y a-t-il de changé cette année ? Et Berlusconi*, même au plus mal tout comme Georges W. Bush, honni de tous, ont tous les deux été réélus pour un second mandat…

Le détail de tous les participants à ce Kremlin des blogs se trouve chez la délicieuse Princesse101

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Merci à Nicolas pour l'organisation et à La Comète* pour nous supporter avec patience…

Source photo*