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mercredi 19 octobre 2011

Le fond bleu [et au delà !]




Tu loues une salle, un fond bleu, deux bancs et deux caméras et tu as une convention de l'UMP. Je ne sais pas si c'est à cause de la mise sous tutelle de mamie Bettencourt mais ça sentait quand même la fin de règne difficile. On a même entendu le présentateur rappeler plusieurs ténors de la majorité à l'ordre :
— Non, Jean-Bernard reste assis, les caméras ne vont pas pouvoir te suivre.

Après deux mois à ne parler que du Parti Socialiste* et des primaires, l'UMP piaffait d'impatience de remettre la main sur les médias. Ils avaient convoqué le banc des ministres et l'arrière ban des secrétaires, ils avaient alerté les journalistes, prévenu le tout-Paris* : le parti présidentiel était de retour… pour nous parler du Parti Socialiste pendant trois heures.

Je ne sais pas qui s'occupe de la partie "Création des Concepts" dans l'équipe de campagne mais j'ai comme l'impression que c'est le même qui avait inventé le truc des créateurs des possibles. Vous avez oublié le site participatif qui devait conquérir l'infini et au delà la France entière ? La dernière fois que j'y suis passé, ça frôlait les 15.000 inscrits. Pour un budget à 1,2 millions d'euros* !

Parce que, si le cadre est tout pourri, le but de cette convention est habile* : créer de la fumée médiatique autour du coût du programme décidé par les membres du principal parti d'opposition comme meilleure solution pour le pays dans l'état où ils le récupéreront afin de masquer le délabrement dont Sarkozy et ses gouvernements successifs sont responsables.

[J'ai trouvé la phrase ci-dessus trop longue ? Et toi ?]

Au lieu de reconnaitre ses torts, de s'engager sur le chemin de la repentance et de l'engagement à corriger ses erreurs* pour les cinq années à venir, l'UMP passe directement à l'étape suivante : vous voyez bien que les caisses sont vides et que vous ne pourrez donc rien faire sans argent. Sans préciser bien entendu de qui s'est occupé à vider ces caisses.

Tu as la droite au pouvoir depuis le début de la ruine de la France et, en face, tu as le Parti Socialiste qui déplace près de trois millions de supporters qui viennent payer de leur poche pour voter et élire majoritairement François Hollande. Le parti des droits* et des devoirs peut prendre ça à la légère, c'est quand une bonne première leçon de saine gestion !

J'ai piqué l'image sur Rue89 (capture d'écran UMP, LCP).

dimanche 9 octobre 2011

La course [chute à l'arrière !]




Ils sont bien embêtés à l'UMP depuis qu'il y a le petit qui rame. Non, pas le futur-né de Carla, le Président, imbécile. Ils ne savent pas trop comment faire pour s'en dépêtrer. Il y a bien quelques tentatives de proposer* des primaires pour choisir le candidat mais personne n'ose l'avancer pour 2012.

Ils pensaient miser sur le champion du monde de la gagne électorale et ils se retrouvent avec un tocard de tiercé en province. En même temps, si tu es attentif, tu ne les sens plus très motivés* pour engager les paris. Tu penses, avec la somme de dégâts qu'ils ont causés au pays, ils calculent déjà que la gauche va redresser les comptes pendant cinq ans pour leur rendre les rènes du pouvoir en 2017.

Ils pourront alors retoucher le pactole*. Je me demande si ce n'est pas ça qu'on appelle la fuite des capitaux, finalement.

Ils se tiennent tous déjà prêts pour la prochaine* et vont laisser le président sortant s'en sortir seul. Tu les vois les Fillon, les Copé, les Bertrand, comme ils se poussent du coude pour ne plus être sur la photo ? Tiens, le premier ministre vient même de reconnaître que finalement faire élire son candidat par l'ensemble de l'électorat était une avancée pour la démocratie.

Tu te souviens comment Jean-François Copé était monté sur ses grands chevaux pour, selon lui, des risques d'atteintes à la vie privée par l'utilisation des listes électorales ? Tu te rappelles des éléments de langages de l'UMP d'avant l'été pour dire pis que pendre de ce processus ?

Après quelques mois en queue de peloton, les voilà qui tournent casaque et se réjouissent du processus. C'est à peine s'ils n'appellent pas à voter pour tel ou tel. François Hollande*, par exemple, ne les dérangerait pas trop…


Nota Benêt : ah tiens en mars 2010, Xavier Bertrand
prônait des primaires à l'UMP, y compris pour Sarkozy

Emprunt d'image*

jeudi 29 mai 2008

La durée [quatre ans ?]


[source]





C'est quand même bien pensé son truc, non ?


Maintenant que, malgré les engagements de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, ils ont commencé à casser la durée légal du travail en France, on peut faire venir des polonais. Avec leur semaine de 48 heures, ils ne seront pas dépaysés !

Par contre, parmi les journalistes, il y a très peu de salariés. Enfin, de ceux qui réfléchissent en tout cas. Bêtement, heure après heure, ils relisent la même dépêche à l'antenne à propos de la fin des trente-cinq heures. Pas un seul pour comprendre que ce n'est plus ce progré social que le gouvernement corrode mais directement la notion même de durée légale du travail.

Négocier entreprise par entreprise, coco, ça veut dire ta pomme face au patron qui te donne à choisir entre la porte ou les quarante-huit heures. Ou ce qu'il veut vu que c'est lui qui a les clés du coffre.

Mais avec toutes ces heures supplémentaires défiscalisées, on ne risque pas d'appauvrir encore l'État et les organismes sociaux, dites-moi ? On n'est pas un petit peu en train de créer un cercle vicieux ?


Le jeu de mot laissé de côté à l'écriture :
«Les cons, j'ai payé !»