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lundi 13 février 2012

Les civilisations [Stop ou encore ?]



 
Je trouve qu'on est passé un peu vite sur cette histoire des civilisations qui ne se valent pas. Je ne sais pas ce qu'en a dit Jean-Michel Aphatie, par exemple. Les éditocrates toujours prompts à la ramener quand il s'agit de gloser à propos de ces chômeurs* qui coûtent un pognon fou, je ne les ai personnellement pas entendus sur le sujet.


J'ai noté qu'Alain Juppé a dit un truc intelligent ce qui ne m'étonne pas de la personne. Il n'est absolument pas question pour lui d'entrer dans ce débat. Il a les mains beaucoup trop fines pour des ficelles aussi grosses*. Pour le moins, il prend ses distances avec la volonté affichée par le dirlo de foutre un grand coup de pied dans notre système de valeurs.


Illustration : Le général de Gaulle*

mercredi 9 décembre 2009

La civilisation [fais tourner !]


[source]


Ce que je n'ai pas bien compris dans cette histoire, c'est combien elle mesure notre civilisation à nous. Pour ma part, si tant est que je puisse avoir le choix, je préfèrerai qu'on en ait une grosse. Ce n'est pas forcément pour faire de la peine aux africains. C'est surtout pour savoir s'il faudra qu'on soit beaucoup pour la défendre contre les Huns qui sont beaucoup et les autres qui tout autant voudraient l'envahir.


En tout cas, je sais que la nôtre, c'est du solide, attachée à la terre, les deux pieds dans la gadoue de l'Histoire et les orteils plongés dans les sillons impurs. Ce n'est pas comme eux et leur modèle portatif. Cette sorte de proto-GSM, cette civilisation tellement du niveau d'un bibop qu'ils l'emportent avec eux.

Quelqu'un peut-il m'expliquer quelles sont exactement les limites de ma civilisation ?

Si j'ai le choix entre un couscous, une paëlla ou une pizza, je fais quoi ?
Puis-je écrire en corps X et que cela reste lisible pour les plus de 10 ?
Mon épouse désire un peu plus de piment dans nos ébats, puis-je faire appel au kamasutra ?
Vais-je nier le hasard et les échecs ?
M'est-il autorisé d'écouter du Wagner sur un iPod américain fabriqué en Chine en portant des jeans en toile de Nîmes ?

Il faudra très sérieusement m'expliquer en quoi les civilisations seraient des ensembles fermés, finis et achevés, au contraire des chefs d'œuvre.
Si nous ne sommes plus nous-mêmes dans le cours de l'Histoire, où sommes-nous ?


Nota benêt : et Mac Do, c'est civilisé ou pas ?

mardi 1 janvier 2008

Les vœux [c'est ce qu'on souhaite ?]


Affiche de Andreis pour le champagne Delbeck - 1880 [source]


Qui s'est amusé à accélérer le prompteur de Nicolas Sarkozy lors de ses vœux hier soir ?

Il parlait tellement vite, j'avais l'impression qu'à la limite il se pressait pour aller se goinfrer des petits-fours et du champagne sans doute déjà prêts [comme il ne boit officiellement pas, je pense qu'il a du trinquer au Champomy !].

Ce serait intéressant parfois, d'avoir le contre-champs de ce genre d'intervention. De pouvoir constater de visu ce qu'il a face à lui pendant qu'il baragouine à qui mieux-mieux. Peut-être qu'hier soir l'attendait le buffet déjà dressé et l'aéropage de ses convives, le verre à la main [et voir Carla Bruni en pleine conversation avec un ministre, ça doit le rendre terriblement jaloux !].

Ou alors, il avait fait un pari avec un pote président [Poutine ?] sur le fait qu'il parviendrait à boucler l'opération «bourre le mou» en moins de quatre minutes. Evidemment, on n'aura jamais d'explication à cette soudaine vitesse.

Quoiqu'il en soit, hormis un usage du «je» toujours aussi immodéré, il n'avait pas grand chose à raconter. Si j'osais un résumé : 2007 était très bien, il est très content et il compte faire mieux en 2008.

C'est un passage tout la fin que la vitesse du direct [et les quelques verres de vin blanc déjà avalés] ne m'a pas trop permis de saisir et que je suis allé relire tout à l'heure. Parce que «faire mieux en 2008», ça manque un peu de détail et de précision, ça vaut le coup de s'interroger sur la suite exacte de ce qui nous attend :

« Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.
Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l’écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. J’ai la conviction que dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation.
»

Et moi, dès qu'un homme politique se met à me parler de civilisation, je l'avoue, je suis très inquiet. Pas vous ?

En attendant que j'en fasse un article,
lisez donc l'analyse du rapport
entre
Sarkozy et le catholicisme.
C'est tout à fait édifiant.