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mardi 1 janvier 2008

Les vœux [c'est ce qu'on souhaite ?]


Affiche de Andreis pour le champagne Delbeck - 1880 [source]


Qui s'est amusé à accélérer le prompteur de Nicolas Sarkozy lors de ses vœux hier soir ?

Il parlait tellement vite, j'avais l'impression qu'à la limite il se pressait pour aller se goinfrer des petits-fours et du champagne sans doute déjà prêts [comme il ne boit officiellement pas, je pense qu'il a du trinquer au Champomy !].

Ce serait intéressant parfois, d'avoir le contre-champs de ce genre d'intervention. De pouvoir constater de visu ce qu'il a face à lui pendant qu'il baragouine à qui mieux-mieux. Peut-être qu'hier soir l'attendait le buffet déjà dressé et l'aéropage de ses convives, le verre à la main [et voir Carla Bruni en pleine conversation avec un ministre, ça doit le rendre terriblement jaloux !].

Ou alors, il avait fait un pari avec un pote président [Poutine ?] sur le fait qu'il parviendrait à boucler l'opération «bourre le mou» en moins de quatre minutes. Evidemment, on n'aura jamais d'explication à cette soudaine vitesse.

Quoiqu'il en soit, hormis un usage du «je» toujours aussi immodéré, il n'avait pas grand chose à raconter. Si j'osais un résumé : 2007 était très bien, il est très content et il compte faire mieux en 2008.

C'est un passage tout la fin que la vitesse du direct [et les quelques verres de vin blanc déjà avalés] ne m'a pas trop permis de saisir et que je suis allé relire tout à l'heure. Parce que «faire mieux en 2008», ça manque un peu de détail et de précision, ça vaut le coup de s'interroger sur la suite exacte de ce qui nous attend :

« Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.
Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l’écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. J’ai la conviction que dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation.
»

Et moi, dès qu'un homme politique se met à me parler de civilisation, je l'avoue, je suis très inquiet. Pas vous ?

En attendant que j'en fasse un article,
lisez donc l'analyse du rapport
entre
Sarkozy et le catholicisme.
C'est tout à fait édifiant.