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mercredi 31 décembre 2008

Les vœux [et au pieu !]


Il a repris ce même décor pour ce soir…



Discours des vœux de Nicolas Sarkozy, le 31 décembre 2008.
Je ne vous mets que les meilleurs moments, la version complète est ici

Mes chers compatriotes,


[…] je veux penser d’abord à ceux que la vie a durement éprouvés,
[…] Je veux penser à nos soldats […]. Je veux penser à leurs familles […]
Chacun d’entre vous en subit les conséquences. […] je mesure la responsabilité qui est la mienne. […] je l’assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés […].

[…] je vous ai toujours dit la vérité et j’ai agi. C’était mon devoir.[…]
Les initiatives que j’ai prises […] De même, l’immobilisme serait une faute

J’ai promis
[…]. La France a exigé […]
Nous obtiendrons des résultats
[…].
Dans une période de crise
[…], j’ai essayé de changer l’Europe. […] je reste persuadé que le monde a besoin d’une Europe forte, indépendante, imaginative.
Les difficultés
[…]. J’en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, […].

Le plan de relance massif
[…] de 26 milliards d’euros […].
C’est un effort considérable. Des mesures
[…] pour sauver […] de ne plus délocaliser leur production. […] pour préserver notre tissu industriel.[…]
s’il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.
Les difficultés,
[…] nous avons les moyens […].
[…] Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls […] chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé.[…]
chacun devra faire des efforts.

Car de cette crise va naître un monde nouveau
[…]

nous devons
[…] en travaillant plus, […], en poursuivant les réformes […]
nous réformerons l’hôpital
[…], la formation professionnelle […], notre organisation territoriale […], la recherche […]].
Je pense aussi à la réforme du lycée
[…] tant de fils et de filles, de familles modestes n’ont pas les mêmes chances que les autres. […] réfléchir ensemble, ce n’est pas perdre du temps pour la réforme. C’est en gagner.

Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale
[…] protéger nos libertés individuelles, […].

[…], je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, […] qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. […], nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. […],
nous préserverons les valeurs
[…] : le travail, l’effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, […],

la France continuera d’agir en Afrique, en Asie,
[…] au Moyen Orient où je me rendrai dès lundi […] chercher partout les chemins de la paix, […] sa vocation d’agir pour les droits de l’homme.

Mes chers Compatriotes,
[…] La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi. […], je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi.[…].

Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d’énergie, d’intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l’avenir. Nous allons sortir renforcés de cette crise. Du fond du cœur je présente à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux […].



«…Harold Pinter aura cherché toute sa vie la vérité des êtres et des situations. Dans son travail d’écrivain comme dans sa vie de citoyen, il aura traqué sans relâche la bêtise humaine et ses nombreuses manifestations, les plus monstrueuses comme les plus anodines, l’absurdité se nichant autant dans les guerres que dans les routines de la vie quotidienne…»
Extrait du communiqué de l'Élysée pour le décès de Harold Pinter [le 24.12.2008]

mardi 1 janvier 2008

Les vœux [c'est ce qu'on souhaite ?]


Affiche de Andreis pour le champagne Delbeck - 1880 [source]


Qui s'est amusé à accélérer le prompteur de Nicolas Sarkozy lors de ses vœux hier soir ?

Il parlait tellement vite, j'avais l'impression qu'à la limite il se pressait pour aller se goinfrer des petits-fours et du champagne sans doute déjà prêts [comme il ne boit officiellement pas, je pense qu'il a du trinquer au Champomy !].

Ce serait intéressant parfois, d'avoir le contre-champs de ce genre d'intervention. De pouvoir constater de visu ce qu'il a face à lui pendant qu'il baragouine à qui mieux-mieux. Peut-être qu'hier soir l'attendait le buffet déjà dressé et l'aéropage de ses convives, le verre à la main [et voir Carla Bruni en pleine conversation avec un ministre, ça doit le rendre terriblement jaloux !].

Ou alors, il avait fait un pari avec un pote président [Poutine ?] sur le fait qu'il parviendrait à boucler l'opération «bourre le mou» en moins de quatre minutes. Evidemment, on n'aura jamais d'explication à cette soudaine vitesse.

Quoiqu'il en soit, hormis un usage du «je» toujours aussi immodéré, il n'avait pas grand chose à raconter. Si j'osais un résumé : 2007 était très bien, il est très content et il compte faire mieux en 2008.

C'est un passage tout la fin que la vitesse du direct [et les quelques verres de vin blanc déjà avalés] ne m'a pas trop permis de saisir et que je suis allé relire tout à l'heure. Parce que «faire mieux en 2008», ça manque un peu de détail et de précision, ça vaut le coup de s'interroger sur la suite exacte de ce qui nous attend :

« Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.
Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l’écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. J’ai la conviction que dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation.
»

Et moi, dès qu'un homme politique se met à me parler de civilisation, je l'avoue, je suis très inquiet. Pas vous ?

En attendant que j'en fasse un article,
lisez donc l'analyse du rapport
entre
Sarkozy et le catholicisme.
C'est tout à fait édifiant.