vendredi 15 mai 2015

Twitter [et l'évolution ?]




Si j'étais le PDG, je me lancerais dans la création d'un espace de micro-blogging en parallèle et lié à chaque profil Twitter. Ce serait un espace réservé sur lequel épingler certaines tweet story (de soi ou d'autres), qui offrirait de pouvoir recycler des tweets existants et leur offrir une seconde vie.

Evidemment, il sera possible dans ce Twitter-blog, de produire des articles de toute sorte avec l'incrustation de vidéo venues de Periscope ou Vine mais sans exclusive. Twitter offrirait ainsi un peu plus d'air à son système de brèves qui s'essouffle. J'en viens à me dire que c'est cette contrainte des 140 caractères qui étouffe à présent les utilisateurs.

Maintenant que les twittos sont matures, Twitter peut passer à l'étape suivante qui est de transformer le service en centre d'information complet. D'un point de vue économique, Twitter augmenterait sa surface publicitaire disponible et, mieux repéré par les moteurs de recherche, il absorberait un plus grand trafic et donc son audience.

Bien entendu, je ne suis pas PDG. Twitter, si tu me lis…

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dimanche 15 février 2015

La baisse graduelle [coup par coup]

«Dès 1996, un rapport publié dans le Cahier de politique économique de l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) faisait les préconisations suivantes pour liquider les services publics : «si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population.»
Christian Morrisson «la faisabilité de l'ajustement», cahier de politique économique, n° 13, Centre de développement de l'OCDE, 1996, p. 30 [cité dans «Gouverner par le chaos» éditions Max Milo]

jeudi 12 février 2015

Traité de paix [souffle d'espoir]



Ce qu'est en train de faire François Hollande passe un petit peu inaperçu. Ou, pour le moins, son action n'est pas traitée sous cet angle. Pour comprendre, sortons la De Lorean du garage et retournons à Yalta en 1945, à la conférence de Yalta. Il n'y a rien qui te choque sur cette photo ? Eh ouais ! De Gaulle n'est pas sur le cliché ! C'est que nos amis américains, partis de Normandie pour arriver à Berlin, ils se sont dit : my god, on n'a pas fait tout ça pour rien, ici, c'est chez nous. Avec un bon projet pour la France : devenir un quasi énième état des Etats-Unis.

De Gaulle a piqué une gueulante, on a retrouvé notre grandeur d'antan et tout est rentré dans l'ordre. Le général en a conservé une certaine méfiance. D'où notre force nucléaire et notre indépendance militaire actée en 1966*… jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy en 2011 signe notre retour au sein de l'OTAN sous commandement américain. On ne souligne pas assez combien l'ex-président français a couché le pays et trahi notre identité nationale.

Or, François Hollande, plutôt que de suivre la mise sous pression par les USA, a tenté de tendre la main à la Russie. Il n'a pas suivi la volonté américaine de relancer la guerre froide. Il a constamment gardé ouvert le dialogue avec Vladimir Poutine. Il a redonné à la France son rôle d'indépendance sur la scène internationale et je trouve ça bien.

[Pour les trolls et les peine-à-jouir : je ne suis ni pour Poutine ni pour l'Ukraine (aucun des deux ne m'a offert à boire, j'attends). Je sais seulement par expérience que, si la guerre éclatait entre l'Europe et la Russie, ça se terminerait autour d'une table après quelques dizaines de millions de morts. Alors, autant commencer par discuter tout de suite]

Nota benêt : des millions de morts en Europe,
c'est bon pour la croissance !

lundi 2 février 2015

L'UMP [à poil !]

Je ne sais pas quel génie de l'UMP a eu l'idée de faire de l'élection du Doubs un enjeu national mais nous pouvons d'ores et déjà le féliciter pour le bordel occasionné. Un fief qui n'est même pas acquis à la droite républicaine, ils auraient pu opter pour la discrétion. A la limite commander quelques bouteilles de Champagne avec modération, histoire de montrer qu'on y croit.

Les voilà, non seulement grands perdants de cette élection mais aussi : à poil, sous les projecteurs, ils sont tenus de choisir entre leurs deux ennemis. D'un côté le PS, son opposant de longue date mais républicain, de l'autre, le FN, parti aux relents fascistes. Lequel vont-ils conseiller de soutenir ?

Ce n'est pas un choix entre la peste et le choléra. C'est un choix entre rester dans les clous républicains ou décider que tout se vaut. S'il optait pour le «ni-ni», Nicolas Sarkozy indiquerait l'absence de frontières entre l'UMP et le FN. Il perdrait aussitôt son marqueur de différence pour 2017. L'UMP, ce n'est pas comme Le Pen and Co.

«Nota benêt : «Le problème quand tu es petit
et que tu te tires une balle dans le pied,
c'est que ça éclabousse sur le visage.»
Nicolas Sarkozy.