Vous ne pensez quand même pas que si les américains ont collé un noir à la maison Blanche*, c'est juste par amour des contrastes ? Dans notre monde de la petite phrase et du cliché médiatique, on vous répète pourtant inlassablement que les Etats-Uniens l'ont élu parce qu'il est d'une minorité visible*.
J'avais pourtant suivi la campagne du bonhomme* et écouté l'analyse de son discours d'investiture. Il y expliquait notamment qu'il lui semblait urgent de changer la manière dont la première puissance mondiale se comporte sur la scène internationale*. Si je vous dis Irak, Afghanistan, Guantanamo, la mémoire vous revient du contexte de l'époque ?
Je pense qu'on peut résumer l'art diplomatique de ces prédécesseurs en deux parties distinctes :
. soit vous êtes d'accord avec eux.
. soit vous protestez, auquel cas, nous espérons que vous avez apprécié* votre séjour dans notre établissement.
Si vous vous souvenez du pauvre Sadam Hussein* qui, tranquillement occupé à dictater sa population, s'est retrouvé soudain ennemi public à dimension mondiale puis pendu au bout d'une corde, par la décision d'un Tribunal plus populaire* que judiciaire*, vous pouvez trouver la méthode quelque peu expéditive.
Obama a milité bien avant son mandat pour une vision multipolaire du monde. Il a opposé à la frappe armée du clan Bush, au petit jeu des biscottos, une autre possibilité. Puisque toutes les guerres* se terminent autour d'une table, autant préparer les chaises, non ?
Evidemment, tout dépend des convives appelées à partager le repas. Vous avez tous, dans vos carnets d'adresses, quelques amis que vous ne tenez pas réellement à inviter. Cette énergie des peuples à vouloir se libérer du joug qui durait depuis trop longtemps. Des amis de trente ans…
C'est quand même beau, toutes ces foules qui se soulèvent* contre leur oppresseur. Comme j'aimerais croire au naturel de cette libération, à la spontanéité* des révoltes. Et comme j'y vois la mise en pratique, la concrétisation du discours politique d'Obama : un monde multipolaire…
En image, une chaise de Pharell Williams
