Ils avaient pourtant un bon logo… [source]
Jusqu'en mille neuf cent quatre vingt neuf, nous avions clairement deux propagandes en oppositions. D'un côté les cocos qui, des enfants plein la bouche et le couteau entre les dents, nous apprenaient que chaque homme est un loup pour l'homme, sauf si c'est un camarade. De l'autre, les ricains qui, une guitare de rock dans les mains et un chewing gum sous la mâchoire, nous expliquaient que le noir est un loup pour l'homme sauf s'il joue du blues ou porte un uniforme.
Le communisme ne s'est pas effondré à cause de son armement ou de son incapacité à conquérir scientifiquement l'espace. Il a implosé de son incapacité à produire du cash en très grande quantité pour rémunérer les agents du progrès. Le capitalisme fabrique de la richesse à défaut d'autre chose. Ça ne poserait pas réellement de problème si elle ne tombait systématiquement entre les mêmes mains.
Nous vivons désormais sous le règne d'une seule propagande. Nous apprenons à chaque heure du jour, l'état du grand marché mondial. Les jeudi noir, les bulles spéculatives, les pourcentages de gain de quelques uns s'enchainent parmi les informations. La bourse est le classement des entreprises selon le degré de sympathie que leur accordent les investisseurs. Ils pensent en terme de rémunération et le marché mesure la quantité de gras qu'ils prendront sur la bête. Il n'est pas question ici du bien-être des clients.
Pas question des salaires versées et de la défense d'un minimum social [À dix ans, tu ne travailleras point], pas question des droit de l'homme et du travailleur [Plus de quatre heures tu dormiras], pas question de la qualité des rivières alentours, de l'air qu'on y respirera. Saint Kerviel, priez pour eux !
La bourse est une fiction monétaire. Les banques y jouent entre elles, l'argent de leurs clients. Elles ont inventé les Fonds Commun de Placement, une version collective du plumage de pigeons. Les pertes sont sèches pour ces derniers mais générent du pourcentage pour l'établissement financier si la chance vient à tourner. On y parle de perspective de croissance et jamais de progrès…
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dimanche 4 juillet 2010
La fiction [les gains du jeu].
Cuisiné par
Le_M_Poireau
servi à
07:30
Libellés :
bourse,
Capitalisme,
Communisme,
fiction montaire,
propagande
mercredi 11 novembre 2009
Error system [il faut reformater !]
[source]
Je veux bien reconnaitre les crimes du communisme. Je veux bien admettre que Staline avait parfois les nerfs à fleur de peau. Dès qu'il prenait quelqu'un en froid, il l'envoyait en Sibérie, c'était une sorte de marotte. Qui n'a pas ses petits défauts ?
Il n'empêche que le communisme, sur le papier, c'est une sacrée belle idée. Quarante-quatre mille trois cent citoyens ont besoin d'une voiture neuve ? On décide de fabriquer le nombre exact de véhicules et le tour est joué. Toutes les richesses produites ou existantes sont équitablement réparties entre tous. Chacun reçoit sa part de la collectivité et vit heureux car l'ensemble de ses besoins est parfaitement comblé.
Dans ce système, il faut juste éviter que le poste de responsable en chef ne tombe entre les mains d'un gars plus passionné par la stratégie que par l'accomplissement. Le type qui ne saisit pas exactement la différence qu'il peut y avoir entre une responsabilité importante et un destin personnel. L'homme qui prend pour sa mission, le service que lui a demandé de rendre la communauté.
A jouir ainsi de la position du missionnaire, l'individu finirait par confondre sa bourse avec la richesse collective, à prendre les attributs de la fonction pour les bijoux de la famille et d'exiger bientôt qu'on le traite comme un être particulièrement respectable, une sorte de petit père des peuples. Celui dont tout provient.
Je veux bien admettre que le communisme réel s'était quelque peu écarté du concept. Il a fini par confondre le tous égaux avec le rien ne dépasse. Je veux bien admettre qu'il a commis des crimes. Mais à présent que le mur est tombé, maintenant qu'il ne reste que le meilleur des deux mondes possibles, à qui allons-nous attribuer les morts du système ? Il a quand même bon dos, votre général Hiver, à débarquer tous les ans, accompagné de son armée de maigrichons pour emporter nos SDF…
Ou alors,
c'est la faute
à pas d'chance…
c'est la faute
à pas d'chance…
jeudi 12 mars 2009
Le système [Ça se travaille !]

Memento Park (Szoborpark), Buda, Budapest, Hungary [source]
Si on y réfléchit, on se rend compte que la plupart des systèmes de société qui ont été basé sur la valeur travail ont fini par tellement dévier de leur projet initial qu'ils se sont auto-détruits.
Le dernier en date prétendait être totalement au service du prolétaire et d'ajuster toujours la production à l'ampleur de ses besoins. Pour une race de singes qui désirent sans cesse, vous imaginez ce que ça a donné : création d'une classe supérieure de dirigeants du Parti totalement aux services du Peuple mais dans de la moquette épaisse que même chez Ikéa, tu n'en trouves pas [Chez Ikéa, même les tapis, ils pensaient les faire en kit, livrés avec le schéma de montage].
On finira par comprendre que l'homme n'est pas fait pour travailler. Dans un autre système, il lui suffirait d'attraper un lapin de temps en temps et de le faire cuire avec quelques légumes du moment pour subvenir à ses besoins. Dans le notre, nous avons établi une échelle de valeurs pour chacune des choses qui nous entourent, défini plus ou moins le prix que représente une portion plus ou moins importante de mes journées de vie [Compte tenu du prix horaire auquel je suis rémunéré et sachant que la vie humaine compte en moyenne de vingt à trente mille jours, calculez la valeur de mon existence totale…] et l'un dans l'autre, on trouve des équilibres.
Il y a bien quelques brebis qui sortent des sentiers battus et finissent par coucher dehors mais que voulez-vous, dans toute expérience, il y a des ratées, un quota de pertes sans profits…
Si on y réfléchit, on se rend compte que la plupart des systèmes de société qui ont été basé sur la valeur travail ont fini par tellement dévier de leur projet initial qu'ils se sont auto-détruits.
Le dernier en date prétendait être totalement au service du prolétaire et d'ajuster toujours la production à l'ampleur de ses besoins. Pour une race de singes qui désirent sans cesse, vous imaginez ce que ça a donné : création d'une classe supérieure de dirigeants du Parti totalement aux services du Peuple mais dans de la moquette épaisse que même chez Ikéa, tu n'en trouves pas [Chez Ikéa, même les tapis, ils pensaient les faire en kit, livrés avec le schéma de montage].
On finira par comprendre que l'homme n'est pas fait pour travailler. Dans un autre système, il lui suffirait d'attraper un lapin de temps en temps et de le faire cuire avec quelques légumes du moment pour subvenir à ses besoins. Dans le notre, nous avons établi une échelle de valeurs pour chacune des choses qui nous entourent, défini plus ou moins le prix que représente une portion plus ou moins importante de mes journées de vie [Compte tenu du prix horaire auquel je suis rémunéré et sachant que la vie humaine compte en moyenne de vingt à trente mille jours, calculez la valeur de mon existence totale…] et l'un dans l'autre, on trouve des équilibres.
Il y a bien quelques brebis qui sortent des sentiers battus et finissent par coucher dehors mais que voulez-vous, dans toute expérience, il y a des ratées, un quota de pertes sans profits…
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