Ils avaient pourtant un bon logo… [source]
Jusqu'en mille neuf cent quatre vingt neuf, nous avions clairement deux propagandes en oppositions. D'un côté les cocos qui, des enfants plein la bouche et le couteau entre les dents, nous apprenaient que chaque homme est un loup pour l'homme, sauf si c'est un camarade. De l'autre, les ricains qui, une guitare de rock dans les mains et un chewing gum sous la mâchoire, nous expliquaient que le noir est un loup pour l'homme sauf s'il joue du blues ou porte un uniforme.
Le communisme ne s'est pas effondré à cause de son armement ou de son incapacité à conquérir scientifiquement l'espace. Il a implosé de son incapacité à produire du cash en très grande quantité pour rémunérer les agents du progrès. Le capitalisme fabrique de la richesse à défaut d'autre chose. Ça ne poserait pas réellement de problème si elle ne tombait systématiquement entre les mêmes mains.
Nous vivons désormais sous le règne d'une seule propagande. Nous apprenons à chaque heure du jour, l'état du grand marché mondial. Les jeudi noir, les bulles spéculatives, les pourcentages de gain de quelques uns s'enchainent parmi les informations. La bourse est le classement des entreprises selon le degré de sympathie que leur accordent les investisseurs. Ils pensent en terme de rémunération et le marché mesure la quantité de gras qu'ils prendront sur la bête. Il n'est pas question ici du bien-être des clients.
Pas question des salaires versées et de la défense d'un minimum social [À dix ans, tu ne travailleras point], pas question des droit de l'homme et du travailleur [Plus de quatre heures tu dormiras], pas question de la qualité des rivières alentours, de l'air qu'on y respirera. Saint Kerviel, priez pour eux !
La bourse est une fiction monétaire. Les banques y jouent entre elles, l'argent de leurs clients. Elles ont inventé les Fonds Commun de Placement, une version collective du plumage de pigeons. Les pertes sont sèches pour ces derniers mais générent du pourcentage pour l'établissement financier si la chance vient à tourner. On y parle de perspective de croissance et jamais de progrès…
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dimanche 4 juillet 2010
La fiction [les gains du jeu].
Cuisiné par
Le_M_Poireau
servi à
07:30
Libellés :
bourse,
Capitalisme,
Communisme,
fiction montaire,
propagande
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