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jeudi 6 mai 2010

Power-Girl [la meuf qui assure…]


Kimmy as Power-Girl [source]


Mon vieux, aujourd'hui, si à douze ans tu es encore puceau, c'est que tu as raté ta vie. Si tu regardes autour de toi, le girl-power, c'est surtout de porter la mini-jupe ou quoique ce soit d'autre pourvu que ça amplifie la féminité. Sinon, tu t'habille de noir, en plus ça amincit.

Pas un film, pas une publicité, pas une affiche qui ne porte sa meuf qui assure. Les gamines de seize ans se piercent la langue parce que «pendant la fellation, ça donne plus de plaisir au garçon». Les mères de famille offrent aisément de laver elle-même, le tee-shirt du copain de foot du fiston :
— Si vous voulez bien l'enlever. Je ne regarde pas…

Elles affichent leurs gods comme des bijoux, te parlent de cul comme d'une chose un peu surfaite mais vers laquelle on ne pourrait pas s'empêcher d'aller voir et font chauffer les cartes bleues en toute autonomie. Elles se fringuent de neuf tous les mois et connaissent exactement le place to be et ce qui sera grave fashion pour s'y rendre.

Et pourtant, les femmes autour de moi, quand elles parviennent à rencontrer un homme qui pourrait leur convenir, ont du mal à simplement le garder. Elle se font des soirées télé pizza et Haagen-Daazs en vieux jogging informe. Elles connaissent au moins quatre marques de mouchoirs en papier et on du mal à joindre les deux bouts.

Elles ont parfois eu des enfants avec la carrière de quelqu'un, celui qui paie la pension quand il a le temps. Les femmes autour de moi, elle ne dirigent pas les entreprises, ne sont pas dans les conseils d'administrations. Elles n'ont pas l'occasion de s'engager en politique. Elles sont payées au lance-pierre pour torcher le cul des vieux. Elles assurent tous les mois pour que ça passe…

jeudi 29 janvier 2009

La représentation [les syndicats ?]


[Photo Nicolas Richoffer, blog à découvrir]


Et nous fûmes cinq cents en arrivant au port mais deux cents cinquante d'après la police.

Ils n'ont parlé que de ça à la télévision. Il faut dire que les pauvres, ils avaient passé la journée dans des gares vides. Trois pauvres travailleurs contraints par l'absence de liberté laissée à l'employé d'exprimer sa légitime colère contre l'ignoble patronat qui l'exploite et obligés de répondre aux journalistes dépités :
_ Non, ils raison de faire grève. Bien sûr que ça nous gène mais j'approuve la grève.

Même pas un quai débordé par une horde de bosseurs énervés par tous les privilèges accordés à tort à ces fainéant de fonctionnaires qui les prennent en otage et les empêchent par là-même d'accéder au mérite qu'ils méritent [s'ils sont si méritants, c'est parce que le travail leurs vaut biens].

[L'auteur de l'article tient à souligner au lecteur trop lâche pour faire grève distrait que chaque personne salariée dispose, dans ce pays et pour l'instant, d'à peu près des mêmes droits de base qui comprennent celui de faire grève. Il suffirait de parler un peu plus à l'association des employés de l'entreprise [aussi nommé syndicat] pour comprendre comment ne pas perdre les droits qu'ont acquis et nous ont légués nos aïeux].


Même pas les sempiternels kilomètres de bouchons aux entrées et sorties des périphériques ni les dizaines d'automobilistes excédés parce qu'on entrave encore un peu plus leur libre liberté de circuler librement [Alors qu'avec tout ce qu'on paie comme impôt, on peut quand même avoir le droit de rouler tranquillement, non ?].

J'offre cette dernière phrase au bon plaisir de de nos amis réactionnaires.

Les journaux télévisés accentuent tellement les archétypes que cela devient comme un effet comique. Qu'il advienne qu'une prise d'otages ait lieu, tu peux tout à fait prévoir la nature des reportages qu'ils t'offriront en pâture. De quoi alimenter la curiosité qui t'ouvrira l'appétit.

Les enfants violés, les avions qui s'écrasent, le lâche attentat [ou bien l'acte héroïque suivant l'intensité de victimisation choisie], la petite théâtralité des édiles et le dernier chef d'œuvre qu'il faut absolument aller voir, ils ont dans leurs cartons un modèle pour chaque évènement. Et sinon, ils improvisent, ils adaptent. Un scénario de Dallas, par exemple, ça aurait pu coller au divorce, suivi de la rencontre, avant le mariage avec la belle carrosserie dessinée en Italie de Nicolas Sarkozy. Si on le leur avait permis…

La télévision a cessé depuis longtemps de raconter le monde. Elle se contente à présent de s'en fabriquer un vrai de vrai, un comme à la télé !



Avec sa belle italienne au bras, dites-moi,
il ne se prendrait pas un peu pour Berlusconi,
notre Nicolas Sarkozy national ?
[Si c'est tombé sur nous, c'est parce qu'on le vote bien !]