Tarascon, usine, 1909 [source]
En temps de crise, il faut se serrer les coudes. C'est ce que répondent les ministres à chaque fois que l'opposition s'oppose ou chaque fois que nous protestons. Dans cette histoire, nous n'aurons donc pour seul rôle, que d'être d'accord. C'est un peu comme dans les banques où l'on te vend le package complet avec un tas de services dont tu n'auras jamais l'utilité quand tu souhaites simplement une carte électronique pour dépenser l'argent qui est à toi. Du genre, l'abonnement à la pretigieuse revue éditée par le Consortium à la gloire de la culture et du placement financier. Là, vous avez voté en faveur de l'UMP au pouvoir, vous aurez tout l'UMP.
Nous, c'est plutôt la ceinture, qu'on se serre. Ça fait même tellement longtemps de cela que nous devrions, depuis belle lurette, avoir été nommé experts en la matière. Ça mériterait qu'on nous écoute ! Par exemple quand ils aident les entreprises à continuer à produire, ce n'est pas tout à fait idiot. On peut espérer, pour le moins, que cela sauve quelques emplois. Sauf bien sûr si tu sais que de toute façon, les clients n'ont plus les moyens d'acheter la marchandise. Peut-être justement à cause de la banque qui leur a déjà tout pris.
Et puis quoi, que signifie "il faut se serrer les coudes", quand dans le même mouvement, malgré la crise qui, fort opportunément pour eux, nous tombe dessus et malgré surtout la multitude de nos protestations, l'usure des enjambées sur le bitume, ils maintiennent encore et toujours les suppressions d'emplois ?
Sont présents dans cet article : Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy et Pierre Mauroy.