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mardi 3 février 2009

La ceinture [question de mesures !]


Tarascon, usine, 1909 [source]



En temps de crise, il faut se serrer les coudes. C'est ce que répondent les ministres à chaque fois que l'opposition s'oppose ou chaque fois que nous protestons. Dans cette histoire, nous n'aurons donc pour seul rôle, que d'être d'accord.
C'est un peu comme dans les banques où l'on te vend le package complet avec un tas de services dont tu n'auras jamais l'utilité quand tu souhaites simplement une carte électronique pour dépenser l'argent qui est à toi. Du genre, l'abonnement à la pretigieuse revue éditée par le Consortium à la gloire de la culture et du placement financier. Là, vous avez voté en faveur de l'UMP au pouvoir, vous aurez tout l'UMP.

Nous, c'est plutôt la ceinture, qu'on se serre. Ça fait même tellement longtemps de cela que nous devrions, depuis belle lurette, avoir été nommé experts en la matière. Ça mériterait qu'on nous écoute ! Par exemple quand ils aident les entreprises à continuer à produire, ce n'est pas tout à fait idiot. On peut espérer, pour le moins, que cela sauve quelques emplois. Sauf bien sûr si tu sais que de toute façon, les clients n'ont plus les moyens d'acheter la marchandise. Peut-être justement à cause de la banque qui leur a déjà tout pris.

Et puis quoi, que signifie "il faut se serrer les coudes", quand dans le même mouvement, malgré la crise qui, fort opportunément pour eux, nous tombe dessus et malgré surtout la multitude de nos protestations, l'usure des enjambées sur le bitume, ils maintiennent encore et toujours les suppressions d'emplois ?


Sont présents dans cet article : Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy et Pierre Mauroy.

samedi 12 janvier 2008

La politique [tous ensemble, tous ensemble !]


«L'oeil de la Raison éclaire de ses Lumières la France et la justice. Il remplace le symbole de la monarchie absolue.» [source]



Je reprends ici une réponse faite à l'article de Frisaplat :


C'est le problème à l'envers : c'est bien parce que nous croyons à quelque chose que nous nous intéressons à la politique. La politique, c'est le moyen que nous avons inventé pour essayer de réaliser notre volonté commune, de la mettre en pratique.


De temps en temps, nous nous faisons avoir par des charognards du pouvoir. Ce n'est pas de notre faute, nous aimons bien qu'on nous raconte des histoires, ça peut tant et tant nous endormir. Demain on rase gratis, les salaires vont augmenter et la vie va changer.

[même pour Mme Bétancourt].

En critiquant Sarkozy dans les blogs, nous espérons influer un tout petit peu sur le cours des choses, ça reste surtout une soupape pour la rancœur, pour ne pas finir aigri et faussement anar à ne plus croire en rien, ni même à l'éducation.


Dire du mal tous ensemble du type qui habite nos palais nationaux, ça permet de se sentir moins seul à penser ça. Nous le voyons bien comment les autres voient les choses en vrai aussi. Par exemple que c'est un escroquerie, son histoire de civilisation parce qu'une société de la croissance, de la rentabilité, du gain maximum, n'est pas une société civilisée [au mieux, ce serait une Société Anonyme].


Et finalement, la politique, c'est bien ce qui réunit ces gens, nous.


Et puis, ici ou là, il y a des idées qui apparaissent. Nos critiques sont aussi le moyen de signaler en creux, ce qui serait mieux, d'après nous.
Pour prendre l'exemple d'hier, où je dénonce cette nouvelle manière de condamner des personnes sans jugement, c'est à dire sans passer par la justice du peuple (un des fondements de 1789), je termine par trois lignes où je souligne combien il faudrait soigner tout le long de la peine. Il y a bien dénonciation et proposition.


Comme la décroissance chez Eric et comme plein d'articles chez Nicolas [je ne les cite pas tous, y'en a trop de bien !].


C'est bien parce que nous croyons à ce quelque chose, qu'on essaie de contenir dans un mot qui est "sociale démocratie" que nous nous intéressons à la politique !