Toi, tu es un type normal. Tu fais du calcul pour la comptabilité*, du dessin pour la publicité, des romans pour frissonner. Ce qui est important pour toi, c'est qu'en plus de tout ce que tu as à gérer, tu n'aies aucun problème avec ton ordinateur. Que la machine ne viennent pas interrompre par ses frasques* les calculs d'un cerveau humain. C'est le minimum qu'on lui demande.
Malheureusement, les gars à la direction informatique, ce sont des cracks*. Ils ont biberonné au http et terminé le C++ et le php avant leurs premiers boutons d'acnés*. C'est pour ça qu'on les recrute, parce que les bécanes n'ont aucun secret pour eux. Quand il s'agit d'acheter du matos, c'est à eux qu'on le demande, leur avis qu'on écoute. Et ils le font selon leurs critères de g33k* obsessionnel compulsif.
Nous sommes ainsi nombreux à choisir pour sa simplicité, l'usage des ordinateurs Apple dans nos activités personnelles. Le Mac OS X est disponible quand on le lui demande et conforte l'utilisateur* dans sa capacité à maîtriser les logiciels. Le système à la pomme s'efface pour que la personne puisse simplement accomplir sa tâche. Il fonctionne.
Ce n'est pas une histoire de bits ou de gigahertzs*, pas une question de prix, c'est que nous n'aimons l'ordinateur qu'en ce qu'il nous rend service. La manière dont il s'organise ne nous regarde pas aussi longtemps qu'il nous permet de faire ce que nous avons à faire.
Ce n'est pas une histoire de bits ou de gigahertzs*, pas une question de prix, c'est que nous n'aimons l'ordinateur qu'en ce qu'il nous rend service. La manière dont il s'organise ne nous regarde pas aussi longtemps qu'il nous permet de faire ce que nous avons à faire.
Nous sommes nombreux, aussi, à souffrir sur des PC professionnels gérés par Windows pour le travail. Le système Microsoft contraint constamment l'utilisateur dans ses activités. L'interroge sur sa volonté de réaliser une action, ne cesse en bas à droite, d'attirer l'attention par des messages incongrus*. Il signale les trop fréquentes erreurs par des messages incompréhensibles uniquement des cracks…
Au bureau, nous parlons entre nous et à voix basses du confort qui nous manque de travailler sur des ordinateurs qui nous plaisent…
Nota-benêt : le sujet n'est pas
Apple vs Le Reste du Monde
mais la manière dont les entreprises
n'interrogent pas les utilisateurs
sur leur informatique maison.
