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mardi 6 mars 2012

A l'eau ! [Y'a quelqu'un ?]




Il y a eu scission chez les nudistes ! Nous avons maintenant le camp des naturistes qui aspirent être à poils* et la section des autres qui eux aussi, mais qui s'épilent le maillot. Bien entendu, les premiers et les seconds veulent éviter de se dévêtir en vis à vis. Ils ne souhaitent ni s'épier, ni expier, c'est casse-pieds.



(Copie d'un article du 17 décembre 2009*, toujours d'actualité).

Source de la photo d'illustration*
 

jeudi 17 décembre 2009

A l'eau [y'a quelqu'un ?]


[source]


Il y a eu scission chez les nudistes !
Nous avons maintenant le camp des naturistes qui aspirent être à poil et la section des autres qui eux aussi, mais qui s'épilent le maillot. Bien entendu, les premiers et les seconds veulent éviter de se dévêtir en vis à vis. Ils ne souhaitent ni s'épier, ni expier, c'est casse-pieds.

L'idée des uns, c'est que si la nature ou je ne sais quoi nous a doté d'une toison, ce n'est pas pour qu'on s'en prive. Le rasoir serait une sorte d'instrument du diable à ranger dans la même catégorie que la tondeuse ou le sécateur. Ils aiment les forêts, les sous-bois, la broussaille et tout ce qui est touffe.


En face, il y a l'ordre de la peau lisse qui ne jure que par l'imberbe et le glabre. Ils se moquent des moquettes et affichent un fou-rire face aux fourrures. Pour faire plus court : ils adorent le ras et le poli, ils ont la haine du poil à l'aine et de tout ce qui l'étouffe. Ils ont le toupet d'exiger une eau épurée, c'est barbant.

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et tout l'organisation qui boit la tasse : il devient impossible de gérer les horaires de la piscine municipale. La dernière fois, à cause des obèses des personnes en surcharge pondérale et
pour éviter les heurts, nous avons proposé une ouverture de quelques heures le lundi. Dans la mesure où ils sont en petit nombre et pataugent dans la pénombre, afin de ne pas se voir, ni d'être vus, le surcout est minime mais l'avantage est énorme.

Le mardi matin est réservé aux femmes ménopausée mais le soir est pour les bébés nageurs. Ce qui oblige à garder une heure de battement entre les deux. Le mercredi, il y a priorité aux enfants sauf en cas de compétition le week-end qui suit. Dans ce cas, les sportifs ont force de loi. La palme revient aux jeudi et vendredi, entièrement consacrés aux différentes religions. Chacune est priée d'organiser le partage des eaux sans que nous n'ayons d'affront à laver.

Mais, s'il nous faut désormais gérer deux tribus de nudistes, comment faire ? Nous plongeons la tête la première dans un délire de grande largeur. Et pourquoi ne pas aussi séparer les petits des grands, les blondes à forte poitrine de celles qui n'ont que des prétentions, les bien équipés malgré l'eau froide des sous-tuyautés notoires ?

Je me demande si nous ne devrions pas remettre à l'eau, l'idée d'une piscine digne d'un espace public, ouverte à tous et dans laquelle s'organiserait le brassage social…


Nota benêt : si aujourd'hui, c'est à la mode de s'épiler, demain, ce s'ra pu bien !

dimanche 13 décembre 2009

d.ieu [Pan !]


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«Au nom d'une “redéfinition ethnique de la culture”, le relativisme est devenu un concept fourre-tout permettant de qualifier de raciste toute remise en cause de la tendance intégriste des religions, ou toute critique spécifique du sort réservé aux femmes dans les ghettos urbains. Dans un monde si parfaitement retourné, la critique de la religion n'est plus le préalable à toute critique, elle en est même l'ennemie. […] Analyser la religion en termes de relativisme culturel et de différencialisme ; nier que, sans contre-pouvoir laïque et effectif, la tendance naturelle de toute religion est l'intégrisme, c'est rendre inattaquable la religion et ses conséquences prévisibles.

Le combat pour la liberté a toujours été mené contre la religion, sa volonté proclamée de controler la société civile et d'imposer par la violence ses mœurs et ses coutumes. C'est par des luttes sans merci qu'en Europe, les religions ont été cantonnées à la sphère de la vie privée ; que le droit au blasphème a pu préfigurer le refus de toute censure ; que le prolétariat s'est opposé au fétichisme religieux avant de s'attaquer au fétichisme marchand. Simulacre postdémocratique, la prétendue amélioration du niveau de vie ne règle en rien la question religieuse et l'exemple des États-Unis en fournit quotidiennement la preuve. La société laïque n'a pas à renégocier la séparation qu'elle a imposée entre l'Église et l'État, ni à dialoguer avec les religions au nom de la religion. Défendre des exclus s'identifiant à une religion centralement totalitaire, c'est soumettre la société laïque à une attaque aux conséquence fatale : sa dissolution.»

Jordi Vidal - Servitude & simulacre [Éditions Allia, 2007]

Le livre est apparemment disparu du catalogue. Le titre complet de l'ouvrage est : «Servitude & simulacre en temps réel et flux constant - Réfutation des thèses réactionnaires et révisionistes du postmodernisme»