Photo par Mewdotkai [source]
Le suicide, c'est une belle saloperie pour ceux qui restent.
Tu es là à te faire briller la noirceur des neurones, à grattouiller ton petit monticule de soucis pour voir ce qui en sort, ça tourne à l'obsession. La minuscule croute que tu égratignes avec ce léger détachement qu'offre l'habitude et que tu finis par confondre avec l'inadvertance. Le goût du sang, ton propre sang, que tu remâches et réitères, te fait repas.
A trop se creuser la tête, on finit par se percer le caisson. Trop d'idées fumeuses achèvent de te casser la pipe.
Et nous, on reste là.
Avec nos lettres d'amour écrites de nos mains et délicatement pliées en trois, glissées à l'intérieur des enveloppes et laissées à jamais sans destinataire.
Plus rien au bout du fil, on entend l'infini de la tonalité du vide qui se répète. Du vide qui a lieu.
On reste là avec nos bras trop vides et nos pas qui se pressent un peu plus. On serre les mains au fond des poches où ça remue encore un peu. Des idées dans la caboche, on serre les poings d'interrogation jusqu'à la douleur musculaire. Ou que l'empreinte de l'ongle dans la chair de la paume devienne trop profonde.
Le suicide, c'est une belle saloperie pour ceux qui restent là…
Le suicide, c'est une belle saloperie pour ceux qui restent.
Tu es là à te faire briller la noirceur des neurones, à grattouiller ton petit monticule de soucis pour voir ce qui en sort, ça tourne à l'obsession. La minuscule croute que tu égratignes avec ce léger détachement qu'offre l'habitude et que tu finis par confondre avec l'inadvertance. Le goût du sang, ton propre sang, que tu remâches et réitères, te fait repas.
A trop se creuser la tête, on finit par se percer le caisson. Trop d'idées fumeuses achèvent de te casser la pipe.
Et nous, on reste là.
Avec nos lettres d'amour écrites de nos mains et délicatement pliées en trois, glissées à l'intérieur des enveloppes et laissées à jamais sans destinataire.
Plus rien au bout du fil, on entend l'infini de la tonalité du vide qui se répète. Du vide qui a lieu.
On reste là avec nos bras trop vides et nos pas qui se pressent un peu plus. On serre les mains au fond des poches où ça remue encore un peu. Des idées dans la caboche, on serre les poings d'interrogation jusqu'à la douleur musculaire. Ou que l'empreinte de l'ongle dans la chair de la paume devienne trop profonde.
Le suicide, c'est une belle saloperie pour ceux qui restent là…