vendredi 5 septembre 2008

La télé [une sphère ?]

Michel Denisot reçoit sur Canal+, Michel Drucker de France2 pour annoncer sa nouvelle émission sur Europe1.
Ça tourne un peu en rond la télé, non ?


jeudi 4 septembre 2008

Le règne [le seizième ?]


Louis XVI distribuant des secours aux pauvres pendant l'hiver de 1788 - Louis Hersent [source]


D'un côté, on t'explique que les trente cinq heures ne servent à rien si tu n'as pas de quoi te payer un week end avec madame et les gosses, on offre la gratuité sur les charges sociales à ton patron et te voilà obligé de bosser comme un âne pour une toute petite carotte [chaque homme a un prix, gars, mais le tien est particulièrement bas].

Et de l'autre, on te colle les gamins dans les pattes le samedi matin. Et quoi ? Ils vont nous offrir du pouvoir d'achat supplémentaire pour les frais des enfants en sus ? On les case où maintenant les heures supplémentaires ?

A mon avis, c'est juste qu'à force de virer tout le personnel, ils n'ont plus personne pour couvrir la semaine. Une sorte d'Education nationale en faillite, quoi ! Remarquez que c'est assez à l'image de ce gouvernement. Entre le concours de dindes et François Fillon qui essaie désespérément de nous faire croire qu'il dirige quelque chose, c'est un peu la faillite de la maison UMP, non ?

La presse est occupée à nous présenter un Sarkozy toujours vainqueur et toujours conquérant et n'évoque que peu les tensions au sein du parti au pouvoir. On sent pourtant poindre ici ou là quelques déceptions. Pensez, ils imaginaient voter pour un De Gaulle et ils se retrouvent avec Nicolas XVI au pouvoir.

[alors que nous on voulait Royal et qu'on a le Tiers-État !]

Les médias vont même plus loin dans le mensonge aujourd'hui, en nous informant de ce que Sarkozy aurait (encore) un ami. On apprend heureusement dans le corps des articles de la propagande, qu'il ne s'agit que d'un acteur de comédie…

mercredi 3 septembre 2008

Portishead - Third


Photo Pirlouittt [source]


Alors, il est comment le dernier Portishead ?
Il y a quelques semaines encore, je n'aurais hésité à répondre. J'aurais habilement esquivé en détournant la conversation d'un passing-shot linguistique ; tant cette musique est dure, métallique, industrielle ; ou plutôt de ce que deviendraient les sons d'une industrie dans un monde d'après quelque chose qui n'est pas précisé.

Mais quand après 10 années de silence, on sort un album titré «third» alors que ce n'est même pas le troisième, on peut aussi se permettre d'être exigeant envers l'auditeur, non ?

Et puis, quand on accepte enfin, quand l'oreille, trop endormie par des années de mélodies sirupeuses à souhait, s'autorise à s'extirper de sa torpeur, on se met à entendre. Au milieu des crissements et des rythmes syncopés, perdue parmi les ruines d'une musique qui aurait tout digéré des épisodes antérieurs, il y a la voix déchirante et limpide de Beth Gibbons.

Terriblement humaine dans ses déchirements. Le souffle et le timbre dont vous vibrez vous-mêmes à l'instant où la magie sonore a lieu.


C'est expérimental comme pouvait l'être la grande période créative du Pink Floyd [note pour l'auteur : tiens voilà un sujet d'article qu'il est bon !], c'est étrangement beau comme une friche abandonnée ré-envahie de nature. Cela sort des limites pour toucher aux mystères du hasard, cela déchire et cela tinte, cela bouge et même parfois en claudiquant, bref, cela vit d'émotions.

A consommer : le soir et fort au casque.
Conservation : une bonne dizaine d'année.
Accompagnement : Pink Floyd, The Cure, Depeche Mode, Radiohead

lundi 1 septembre 2008

La gauche [en avant !]


[source]


L'erreur de la gauche française en ce moment est de ne pas construire une alternative au démantellement du pays lancé et exécuté par la droite.
Agressée dans ses valeurs fondamentales, elle s'empresse de les défendre, s'acharne à vouloir démontrer le bien fondé des avancées sociales antérieures et perd ainsi son temps.

La gauche n'a jamais gagné une élection parce qu'elle souhaitait défendre le passé mais toujours par la proposition [parfois un tontinet utopique, certes] d'un monde à venir demain dont chacun pouvait bâtir les fondations aujourd'hui.
Obligée par nos proto-fascistes au pouvoir, elle se cantonne à l'auto-défense tandis que le peuple se plaint du prix de l'essence et attend des réponses.

Carricaturée jusqu'en ses débats d'idées présentés comme autant de rixes par les médias de masse, la voilà coincée dans ce rôle qu'on lui impose. Et voilà que ses chefs en sont réduits à amuser le roi, les fous de sa majestés, l'amusement de Meussieur lorsqu'il s'ennuie un peu ou que l'actualité le dessert.

La gauche doit échapper à ce schéma et redevenir porteuse d'avenir. Inventons les trente deux heures payées quarante, menaçons de nationalisation les récalcitrants, dégonflons les parachutes dorées et les jetons de présence des conseils d'administration, commençons par l'impossible et le reste suivra…

Il y a que si l'on veut réguler le marché, il faut bien y intervenir et cesser de tout libéraliser, non ?