vendredi 1 janvier 2016

Roger Waters [La vie de star]



Je repensais récemment à la vie de Roger Waters* dont je suis fan. Je réfléchissais à sa vie personnelle. Il a été élevé, orphelin d'un père mort à la guerre*, par une mère castratrice. Etudiant en architecture, il monte plusieurs groupes de rock avec son pote et dès que le succès se pointe, Syd Barrett pète un câble et déclare sa schizophrénie.

Il relance Pink Floyd en fait un groupe de renommée mondiale et quand il constate qu'il y fait tout le boulot et décide de claquer la porte, il se prend un procès de ses ex-collègues pour continuer sans lui et lui interdire de jouer ses propres morceaux.

Ajoutez à cela quatre divorces successifs, je trouve que ça relativise vachement la vie de star.

vendredi 4 décembre 2015

Gorbatchev [ou bien…]



Franchement, je ne vois pas comment on va s'en sortir.

Ou bien on a de la chance et on tombe sur un type formidable, ou une gonzesse va-savoir, une sorte de Gorbatchev* français ou européen (ou ce que vous voulez, on s'en fout) qui arriverait pour dire :
- Votre système est magnifique, gloire à la bourse et au CAC 40, mais ils ont échoué et nous devons en changer.

Sept milliards et quelques millions d'êtres humains dont pas mal ne mangent pas à leur faim sur une planète qui n'en peut déjà plus et on continuerait avec une doctrine qui nous promet encore de la croissance ? Mais quelle croissance ? La Terre en a assez de nous !

C'est bon, la croissance, c'est fait, on passe à autre chose. On vous rappellera quand on aura trouvé une autre planète. L'industrie*, c'était une chouette expérience, merci. Mais je pense qu'on va arrêter là. Je pense qu'il FAUT s'arrêter là.


Pour la suite, je ne sais pas plus que vous dans quelle direction il faut aller. Mais quand après 165 années de fonctionnement un système nous a amené à “ça” de rentrer dans le mur, il faut peut-être songer à lui faire passer la révision des 5.000.

La plupart des gens travaillent pour un salaire, ils n'ont pas de véritable «travail». Ils effectuent des heures de services durant lesquelles ils accomplissent un certain nombre de tâches durant un certain nombre de mois, d'années, de vie. Mais la plupart d'entre nous savons bien que si personne n'effectuait ces tâches, la planète continuerait parfaitement de fonctionner.

Parce que ce «travail» s'il n'a pas réellement d'utilité pour notre société humaine, en a une sur le marché. Il s'agit le plus souvent de produire quelque chose qui pourra se vendre plus cher que ce qu'il a coûté. Ainsi, la plupart des gens travaillent simplement à produire du bénéfice.

Ceux qui ont les moyens d'acheter des immeubles louent des appartements pour faire produire du bénéfice à ceux qui ont les moyens de financer la production de bénéfice par des employés. C'est une société parfaitement stupide dans laquelle l'essentiel d'entre nous est occupé à produire encore plus d'argent pour des gens qui n'en ont pas besoin.

Bien entendu, l'État capte tout de même une petite partie de ces flux d'argent pour s'occuper du reste. Des écoles, des hôpitaux, des universités, des routes, des trains, de la poste, des villes, des transports ; de tout ce qui ne produit pas de bénéfice mais qui est réellement utile à notre société humaine.

Evidemment, aucun Gorbatchev ne viendra mettre les pieds dans le plat et lancer la transformation de la société en douceur. Nous votons pour des gens qui pensent encore que le dogme a raison, que le dogme a toujours raison
Ou bien, ça va péter



Nota benêt : si la plupart des gens travaille
à produire du bénéfice, tu comprends mieux
le sens de l'expression : «la valeur travail»

[J'ai piqué l'image ici*] 
 

jeudi 15 octobre 2015

Le problème avec Twitter

Le problème avec Twitter, c'est qu'ils ont décidé d'ouvrir le capital et d'aller jouer dans la cour des grands avec les actionnaires. Le problème avec les actionnaires, c'est qu'ils ne comprennent rien aux réseaux sociaux*. Ce qu'ils comprennent ce sont les chiffres du ROI. Pour parler clairement : si je te file mille euros, combien ça me rapporte ?

Ce qui se passe sur Twitter, les formidables contenus que nous produisons jour après jour, nos plaintes, nos récréminations, nos LOL, nos histoires de l'Histoire en train de se faire, nos comptoirs, ça ne les intéresse pas. Ce que veulent les actionnaires, c'est que chaque espace entre nos petites crottes de moins de 140 caractères soit un espace à louer.

Le problème avec Twitter, c'est depuis que Twitter n'écoute plus ses utilisateurs mais uniquement les actionnaires. Lesquels sont soit ignorants soit oublient un peu vite que Twitter ne doit son succès qu'à un certain hasard. Il n'a jamais été conçu pour devenir ce débiteur d'info qu'il est devenu. Ce n'était que le projet d'un service de SMS gratos grâce à la wifi.

Presque chacune des fonctions que nous utilisons aujourd'hui sur la plateforme a été amenée par les utilisateurs. Le RT a été implémenté uniquement APRÈS que son usage se soit "naturellement" répandu sur Twitter. Aucun des changements intervenus depuis l'entrée en bourse de la start-up de Jack Dorsey ne provenait d'une demande des utilisateurs mais consistait à vouloir injecter toujours plus de publicités et donc plus de contrôle sur la TL du twitto lambda.

Ce qui a intéressé Twitter ces derniers mois, ce n'est pas d'écouter l'avis des twittos mais de promettre plus de pognons à des financiers trop pressés. Des tweets existent qui critiquent l'interface, qui proposent des évolutions, qui apportent des idées pour améliorer le fonctionnement de l'application mais vous pouvez toujours essayer de mentionner @Twitter_fr personne ne vous répondra jamais.

Ils sont trop occupés à réfléchir à la rentabilité. Les licenciements chez Twitter sont la conséquence de l'attitude des actionnaires qui n'ont pour seul objectif qu'un gain rapide d'argent facile, qui étouffent un réseau social. Le problème avec Twitter, c'est de proposer une stratégie déployée non pour les utilisateurs mais pour satisfaire les annonceurs.


Quelques idées pour Twitter :
. Permettre d'éditer un tweet pour corriger les fautes de frappes.
. Lancer un outil équivalent à Storify pour permettre la création de collections de tweets.
. Offrir à chaque profil, en dehors de sa TL, la création d'un espace personnel dénommé "Page" pour narguer Facebook. Sur cette page, il sera possible d'épingler des tweets de toute sorte, de poster des vidéos (de quoi améliorer la visibilité de Vine) et bien entendu d'écrire des articles de blogs. L'avantage de cette création est double : s'affranchir de la limitation des 140 caractères parfois pesante et augmenter l'espace publicitaire disponible.

samedi 3 octobre 2015

Le rugby [Tous ensemble !]



[Mathieu Bastareaud en pleine conquête du territoire canadien]

Le rugby est un sport qui fonctionne sur une logique très ancienne d'occupation de la terre. Au début de la partie, chacune des deux équipes en possède exactement la moitié et va essayer d'envahir la partie opposée. Le but est d’en coloniser le plus possible jusqu’à réussir à déposer le ballon au-delà de la ligne de but, marquant ainsi que l’adversaire a perdu son territoire. La base du jeu, c’est de conquérir du terrain et de l’occuper. L’équipe qui domine le jeu est donc celle qui progresse.
C’est la possession du ballon* qui octroie le droit d’avancer. C’est pour ça qu’il est interdit de le lancer vers l’avant : c’est de tenir la balle qui permet d’avancer, pas de lui courir après. Celui des joueurs qui s’en retrouve porteur essaie de faire quelques pas jusqu’à se retrouver arrêté physiquement dans sa progression. S’il en a le temps, il peut envoyer le ballon vers un coéquipier avant que le joueur adverse ne tente de s’en saisir pour offrir à son équipe la possibilité d’avancer à son tour.
Il peut arriver qu’une équipe, surtout si elle constate qu’elle reste coincée par la défense, envoie le ballon d’un coup de pieds loin vers l’avant en espérant le récupérer quand il retombera. Ou bien il peut arriver qu’elle l’envoie volontairement en touche (mais il ne faut pas que le ballon sorte sans avoir rebondi une fois au moins à l’intérieur des limites du terrain) comptant sur la remise en jeu qui s’en suivra pour reprendre possession de l’ovale de cuir. Mais la plus belle manière d'avancer reste de porter le ballon de main en main jusqu'à l'en-but adverse.
Pour affronter une équipe de quinze joueurs bien décidée à ne pas te laisser passer, tu as intérêt à avoir des potes qui courent avec toi pour te pousser si nécessaire ou pour reprendre à ta suite, l'avancée du ballon. Le rugby est un sport essentiellement collectif où il y a peu d'exploits individuels. Chaque type de joueur a une égale importance vers la victoire : du gros gabarit très efficace pour stopper frontalement une tentative d'avancée adverse au type tout maigre et rapide pour essayer de se faufiler parmi la défense. 
La plupart des fautes que sifflera l’arbitre sont des actions qui empêche le principe du jeu de se réaliser. Par exemple si tu es par terre et que tu essaies de jouer le ballon, comme tu ne pourrais pas avancer si tu l’attrapais, c’est interdit. Ce genre de fautes se lavent par un affrontement direct entre les packs : les huit plus forts de chaque équipe qui poussent épaules contre fesses contre épaules contre fesses contre épaules pour faire reculer le groupe adversaire.
On appelle ça une mêlée, même si en réalité, les joueurs ne se mélangent pas entre eux. C’est le moment du match où la ligne de propriété du territoire est la plus nettement visible, à l'exact point de rencontre des deux packs ; surtout si l’une des deux équipes domine et amène l’adversaire à reculer sous la poussée.
Comme dans tous les sports, il y a tout un tas de règles pour l’organiser. Il n’est pas très utile de les énumérer ici. Tu les découvriras assez vite en suivant quelques matchs du XV de France. Il est à noter que l’un des intérêts de suivre le rugby sur la durée est de voir comment ces règles évoluent, année après année, dans l'objectif clairement établi de fluidifier le jeu. Si tu retiens qu’au rugby, «tout ce qui ralentit la circulation du ballon est proscrit» ça va bien te simplifier la compréhension de ces règles et du jeu.