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vendredi 22 juillet 2022

Internet [être ou ne pas…]

mains émiettant de la terre

Personne n'a mesuré la force du brin d'herbe qui soulève sa plaque de bitume pour voir le jour. Cette info n'est pas sur les réseaux sociaux. Ni l'air des collines, ni les nuages qui se découpent en tranche dans les rayons solaires ne figurent dans le cloud.

Plonger les mains dans la terre grasse pour retrouver des pommes de terre. Les mottes, tantôt collantes, tantôt mietteuses qui consentent à la longue ; le tubercule qui se dévoile, ovoïde et encore secret des profondeurs de l'humus.

Nous sommes en train de nous faire enfermer dans le tout numérique. Internet est un lieu où tu n'es pas. Tu commandes numériquement puis tu reçois chez toi.

Tu ne vas plus te mêler aux autres clients de la pizzéria qui attendent aussi leur repas du samedi soir. Qui pressé de ne pas rater le début du match, qui impatient de retrouver sa belle, qui le baiser perpétuel à pleine bouche comme si s'arrêter de s'embrasser pouvait laisser une chance à l'amour de s'enfuir.

Tu ne vas plus magasiner derrière cette petite vieille qui déambule parmi les salades moins défraîchies qu'elle mais avec dignité. Tu te fais livrer.
Tu ne vas plus saluer les caissières.

Internet n'est pas le contraire de l'incarnation, c'est le lieu de la disparition.

Dans la grande marche du monde, des employés jouent ton rôle dans les lieux publics. Ils remplissent ton caddie, ils transportent tes sushis, ils te remplacent pour que tu restes chez toi et connecté.

Les réseaux sociaux ne sont pas de la sociabilité. Internet est un retrait du monde. Pour exister, il y a toujours une application.

[Source image *]

 

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Il manque encore un service pour que
des employés partent en vacances en notre nom.
Tu resterais chez toi et ils t'enverraient leurs souvenirs.
Que retenir du tourisme si ce ne sont les traces mémorielles ?

vendredi 30 mars 2018

Réseau Social [Tu perds ton sang froid…]



Les GAFA n'ont pas créé les réseaux sociaux.

On l'oublie un peu trop ces jours-ci mais au départ, aucun start-uper n'avait pitché ce qui est arrivé. Mark Zuckerberg est un geek étudiant qui voulait cataloguer les filles de sa fac sur le réseau local de son université. Ce n'est que parce que tous les étudiants se sont mis à l'utiliser qu'il a ajouté des fonctions à TheFacebook.

Twitter était un service destiné à s'envoyer des SMS directement par internet afin de s'éviter les frais affreusement élevés imposés par les opérateurs. C'est de là qu'est née la contrainte des 140 caractères qui en a fait son succès. Ce qui était une limitation technique de la téléphonie est devenu un formidable outil au service de la concision.

Pour qui s'en souvient, l’essor de Twitter a tellement pris de court les fondateurs que ce succès s'est accompagné d'énormes cafouillages techniques et de pannes générales avant d'arriver à une plateforme stable. Il n'y a d'ailleurs pas, en grande partie pour cette raison, d'archives des tweets de la période 2006-2009. Ils n'avaient absolument pas conçu d'envahir toute la planète.

Ce sont les utilisateurs, toi, moi et tous ceux qui le veulent, qui ont inventé les réseaux sociaux. Chacune des fonctions qui ont été ajoutées à Facebook ou Twitter sont nées de l'usage, elles ont été conçues pour répondre à une pratique. Il n'était pas possible au début de raccourcir un lien HTML, il n'était pas possible de poster une image et encore moins d’y visionner une vidéo.

La soif de se parler, d'échanger, d'apprendre peut-être, était là avant que les outils n'existent pour l'étancher. Ce désir de communication persiste puisque vous êtes vous-mêmes occupés à lire cet article sur internet. Les réseaux sociaux se sont créés parce que l'envie les avait précédés.

C'est cette faim de l'échange qui existait avant eux et qui existe sans eux dont ils font aujourd'hui fortune. C'est comme s'ils s'enrichissaient de l'exploitation d'un filon enfoui dans les profondeurs de l'humanité elle-même…

[Source de l'image*]

jeudi 15 octobre 2015

Le problème avec Twitter

Le problème avec Twitter, c'est qu'ils ont décidé d'ouvrir le capital et d'aller jouer dans la cour des grands avec les actionnaires. Le problème avec les actionnaires, c'est qu'ils ne comprennent rien aux réseaux sociaux*. Ce qu'ils comprennent ce sont les chiffres du ROI. Pour parler clairement : si je te file mille euros, combien ça me rapporte ?

Ce qui se passe sur Twitter, les formidables contenus que nous produisons jour après jour, nos plaintes, nos récréminations, nos LOL, nos histoires de l'Histoire en train de se faire, nos comptoirs, ça ne les intéresse pas. Ce que veulent les actionnaires, c'est que chaque espace entre nos petites crottes de moins de 140 caractères soit un espace à louer.

Le problème avec Twitter, c'est depuis que Twitter n'écoute plus ses utilisateurs mais uniquement les actionnaires. Lesquels sont soit ignorants soit oublient un peu vite que Twitter ne doit son succès qu'à un certain hasard. Il n'a jamais été conçu pour devenir ce débiteur d'info qu'il est devenu. Ce n'était que le projet d'un service de SMS gratos grâce à la wifi.

Presque chacune des fonctions que nous utilisons aujourd'hui sur la plateforme a été amenée par les utilisateurs. Le RT a été implémenté uniquement APRÈS que son usage se soit "naturellement" répandu sur Twitter. Aucun des changements intervenus depuis l'entrée en bourse de la start-up de Jack Dorsey ne provenait d'une demande des utilisateurs mais consistait à vouloir injecter toujours plus de publicités et donc plus de contrôle sur la TL du twitto lambda.

Ce qui a intéressé Twitter ces derniers mois, ce n'est pas d'écouter l'avis des twittos mais de promettre plus de pognons à des financiers trop pressés. Des tweets existent qui critiquent l'interface, qui proposent des évolutions, qui apportent des idées pour améliorer le fonctionnement de l'application mais vous pouvez toujours essayer de mentionner @Twitter_fr personne ne vous répondra jamais.

Ils sont trop occupés à réfléchir à la rentabilité. Les licenciements chez Twitter sont la conséquence de l'attitude des actionnaires qui n'ont pour seul objectif qu'un gain rapide d'argent facile, qui étouffent un réseau social. Le problème avec Twitter, c'est de proposer une stratégie déployée non pour les utilisateurs mais pour satisfaire les annonceurs.


Quelques idées pour Twitter :
. Permettre d'éditer un tweet pour corriger les fautes de frappes.
. Lancer un outil équivalent à Storify pour permettre la création de collections de tweets.
. Offrir à chaque profil, en dehors de sa TL, la création d'un espace personnel dénommé "Page" pour narguer Facebook. Sur cette page, il sera possible d'épingler des tweets de toute sorte, de poster des vidéos (de quoi améliorer la visibilité de Vine) et bien entendu d'écrire des articles de blogs. L'avantage de cette création est double : s'affranchir de la limitation des 140 caractères parfois pesante et augmenter l'espace publicitaire disponible.

jeudi 18 décembre 2014

Strate [Merci pour ce moment !]


 
Le matin du dimanche se lève sur le #hackathon22 débuté
le vendredi soir et les équipes sont toujours au boulot !



J'étais le week end dernier embarqué à bord du premier hackathon* des Côtes d'Armor qui avait lieu à Saint-Brieuc. J'ai pu suivre de l'intérieur cette aventure de quelques humains qui ne se connaissent pas mais forment ensemble des équipes pour mettre au point, sur la durée d'un week end, une application ou un service web, utile à la communauté, aux gens, à toi, à moi.

Tout cela a d'abord été possible parce que les élus des Côtes d'Armor ont compris tout l'intérêt qu'il peut y avoir à rendre accessibles les milliers de données produites par leurs services. Des horaires de piscines aux trajets suivis par les transports publics, des adresses de toutes les bibliothèques au détail des budgets votés par l'Assemblée Départementale, ce sont des milliers d'infos* qui étaient jusqu'à lors laissées en sommeil, qu'on a soudain ouvertes à l'ingéniosité de quelques uns pour les transformer en objet d'utilité sociale.

Ils étaient neuf porteurs de projet ce week end à présenter leur idée d'application ou de service web à partir de ces 69 jeux de données rendues publiques et utilisables. Ils ont ensuite discuté avec les uns et les autres et recruté leur équipe en fonction du volontariat et de leurs besoins. C'est ainsi que des développeurs, des intégrateurs web, des graphistes, des bidouilleurs touche-à-tout qui parfois ne se connaissaient pas du tout en arrivant, se sont retrouvés à travailler d'arrache-pied ensemble pour un set de 48 heures non-stop.

Parmi ces 9 idées présentées* puis déployées durant ce week end marathon du 12 au 14 décembre 2014, une a particulièrement retenu mon attention parce qu'elle se base sur un concept qui selon moi dépasse largement les enjeux départementaux. «Strate», puisqu'elle s'appelle ainsi, apporte quelque chose de nouveau dans le monde des applications à la lisière des réseaux sociaux, c'est celui de la mémoire.

Le principe de Strate : tu visites un lieu où tu vis un agréable moment ; tu déposes alors sur l'application le témoignage de cet instant. Ça peut être un petit mot écrit, un poème, une vidéo joyeuse, tu laisses l'empreinte que tu veux. Strate invente ici le concept de bonheur géolocalisé.

Mais Strate va plus loin en offrant de laisser les messages s'accumuler pour chaque lieu selon un ordre chronologique, sans aucune notion de «like» ou de favori. Ce sont ainsi, à chaque endroit du monde, des strates de souvenirs qui vont s'accumuler peu à peu. Chaque témoignage portant son lot d'émotion du moment mais aussi marquant de manière indélébile la mémoire du lieu.

On peut ainsi imaginer dans l'épaisseur du temps, que Strate conservera, par le biais de témoignages humains, non seulement le souvenir architectural de nos lieux de vie mais aussi la trace concrètes de ceux qui y sont venus, de ceux qui y ont vécu, qui s'y sont aimés au point de graver comme dans l'écorce d'un arbre, l'empreinte éternelle de leur passage ici.

Strate, qui est monté sur la 3ème marche du podium de ce premier #hackathon22*, est une sorte de Snapchat dont les photographies ne sont pas limitées dans le temps mais dans le lieu. Les messages déposés ne sont en effet accessibles qu'à l'endroit même de leur inscription. Il faudra donc revenir sur place pour découvrir si d'autres strateurs ont répondu à votre souvenir et pour découvrir quelles autres empreintes y ont été gravées.

A rebours de l'instantanéité des réseaux sociaux actuels, à l'inverse de la fugacité des tweets, Strate développe avec son concept, une sorte de réseau social à temps long voire infini. Les empreintes laissées ici ou là portent le romantisme d'un message glissé dans une bouteille, confiée aux flots du temps et dont on ignore,  au moment de son écriture, si quelqu'un le lira et qui sera celui-ci.

Je ne sais pas si l'équipe de sept personnes qui a travaillé durant ce long week end à rendre l'application Strate efficiente et opérationnelle a réfléchi à un business modèle. Pour ma part, il semble évident qu'ils tiennent là un projet d'avenir. Il y a tant et tant de lieux sur toute la planète où l'on aurait envie, chacun, chacune, de laisser une empreinte, un souvenir, un témoignage.

Nous sommes bien, selon moi, avec Strate dans une nouvelle forme de partage social qui unit intimement la temporalité de notre présence humaine à la mémoire d'un lieu, touristique ou non. Je souhaite en tout cas que cette application voit le jour rapidement afin de pouvoir dessiner sur cette plage [Aliiiiine !*], écrire à la table de ce restaurant, graver au sortir de cette chambre d'hôtel où nous avons connu nos premiers émois, toute la joie ressentie, témoigner de ce sentiment d'y avoir été, un instant, vivant.

► En attendant l'application valisée par Apple et Android, le compte Twitter @Team_Strate à suivre et le site à découvrir : Strate.io.  

Nota : s'il arrivait que tu aies laissé une joyeuse empreinte
du genre «Merci pour ce moment», par exemple au Château de l'Elysée
et que, par la suite, tu la regrettes, il existera la possibilité,
via un formulaire, d'en demander le retrait.



Source photo : le reportage en image de ce week end hackathon

lundi 20 octobre 2014

L'entre-soi de la république



C'est au moment de sa réélection à la tête du Sénat, que je me suis un tout petit peu intéressé à @Gerard_Larcher sur Twitter. Je ne l'avais jusque là que très peu croisé sur les réseaux sociaux, et pour cause. Voici, au moment de la rédaction de cet article, ce que sont les 5 derniers tweets de ce monsieur :













Autrement dit, voici un élu de la République qui utilise les médias sociaux pour ne parler que de lui-même, de sa grandeur, de ses brillantes déclarations, de son image médiatique. 100% des tweets de @Gerard_Larcher parlent de @Gerard_Larcher, de lui, de lui, de lui…

Mais là où les choses s’aggravent encore, c'est quand j'observe avec attention les 154 profils dont il a choisi de suivre l'actualité ; c'est à dire l'ensemble des personnes à qui il s'intéresse sur cette place publique qu'est Twitter : 

 
Les gens à qui s'intéresse @Gerard_Larcher [extrait]

Si tu veux voir le détail, clique >là<. En clair, il s'agit d'un aréopage d'élus, très majoritairement de son propre camp auquel s'ajoute un minuscule florilège de quelques journalistes ou organes de presse.

Le profil de @Gerard_Larcher sur Twitter est à mes yeux la plus belle démonstration de cet «entre-soi» de la République. Cet homme, second personnage de l'Etat, de notre système démocratique par représentation, ne parle que de lui-même. Et s'il lui prenait l'idée de vouloir prendre quelques nouvelles du monde au travers des tweets de sa TL, il ne pourrait lire que les messages de ses propres amis de droite et de quelques journalistes.

@Gerard_Larcher ne s'intéresse à aucun citoyen, n'entretient aucun dialogue et n'a aucun contact avec une quelconque réalité sociale au quotidien. Je l'ai aussi testé durant ces dernières semaines, @Gerard_larcher ne prend pas non plus la peine de répondre à ses mentions ; je ne suis même pas sûr qu'il les lise.

Pour lui, Twitter est comme un panneau publicitaire sur lequel il vient punaiser sa photo, afficher ses déclarations, illustrer à l'infini sa grandeur et sa gloire. Les Françaises-Français, le peuple des électeurs n'existent pas dans sa réalité. Cela ne l'intéresse pas…

Pour conclure, mon conseil à @Gerard_Larcher : prendre contact avec moi au plus vite pour suivre une formation à l'usage des réseaux sociaux. Je cherche justement où investir ma passion de la communication écrite.

vendredi 17 octobre 2014

Frénésie sur les réseaux sociaux : on va où ?

Depuis la mi-2013 environ, j'avais ressenti un certain ennui sur les réseaux sociaux. Entre Facebook et Twitter et même le maigre Google Plus, les communautés étaient formées et jouaient à un entre-nous peu accessibles aux nouveaux venus. Il devenait difficile, malgré une apparente effervescence et de nombreux articles dans les médias, d'entrer sur les médias sociaux et de s'y faire une place.

L'esprit d'ouverture et d'échange qui était censé en être un des piliers avait été remplacé par des cercles fermés restant entre eux, isolant les nouveaux utilisateurs. Il n'y avait dès lors plus de social que le nom. C'était en tout cas mon diagnostic d'utilisateur intensif.

Face à cette situation, j'avais pronostiqué un retour des blogs d'avant les réseaux sociaux, c'est à dire le retour à des espaces personnels d'expression mais ouverts à tous par le biais des commentaires. Il semble que je me sois trompé… ou bien que je sois encore un peu en avance.

Mais pas sur l'ennui qui se fait jour sur les outils existants, du moins si j'en crois l'émergence ces jours-ci de plusieurs nouveaux services de présence et d'échanges en ligne. Il y a d'abord eu Ello dont on a beaucoup parlé.

Monté en opposition à Facebook et surtout vent debout contre toute publicité, le réseau n'est accessible que sur invitation. Après quelques jours d'utilisation, l'outil n'a pas l'air mauvais mais manque encore de fonctions innovantes. Je note la possibilité vraiment intéressante de pouvoir poster ses photos en version grand format.

Du coup, je pense que Ello va être un réseau très graphique est artistique mais il faut encore attendre pour savoir. Ce n'est que depuis hier que sont apparues les «mentions» sur le site au lieu de leur réception par mail.

Mon profil sur ELLO ——>  https://ello.co/le_m_poireau

Il y a aussi l'apparition de TSÜ qui promet de rémunérer ses utilisateurs. Je n'ai pas encore eu le temps de creuser le sujet mais je suis impressionné dès le départ par la multitude de fonctions déjà intégrées qui font déjà passer ELLO au rang de feignasse.

Dès la crétion de profil sur TSÜ, tu peux y adjoindre tes autres sites, blogs, Instagram, Pinterest, … Tout semble déjà prévu pour faire de TSÜ une position centrale dans la communication personnelle 2.0

Il y a la possibilité de lancer des messages privés, des tchats, des évènements… La liste est impressionnante et tout semble fonctionner à merveille. Je préconise de s'y lancer assez vite, ça risque de fonctionner.

Mon profil sur TSÜ ——>  http://www.tsu.co/Le_M_Poireau

Enfin, last but not least, il y LET qui est une application iPhone (et peut-être Android, je ne sais pas, z'avez qu'à chercher un peu), qui se positionne comme une réseau pour connecter «les jeunes». L'argument de départ me semble fallacieux, comme si «les jeunes» avaient plus besoin de se connecter que les autres. Et surtout, comment définit-on «les jeunes» ?

Je m'y suis néanmoins aussi créé un profil, c'est une habitude en tant que community manager (je rappelle que je suis à la recherche d'un nouveau poste où investir ma passion de la communication 2.0, il suffit de me demander mon CV !) mais je n'y ai pas encore croisé de francophones. A suivre tout de même, on ne sait jamais.


Mon profil sur LET ——>  http://www.let.com/le_m_poireau



lundi 24 mai 2010

Twitter [et compagnie…].



Twitter c'est assez simple, c'est un peu comme MSN, sauf que tu parles à tout le monde.

C'est une place publique sur laquelle viennent se réunir des gens. D'un côté ceux qui te suivent parce que ce que tu racontes leur semble intéressant ou que tu les fais marrer. Et de l'autre, les personnes que tu suis parce qu'ils ont un point de vue particulier ou bien des vannes qui te font te bidonner.

[Nous n'aborderons pas ici le cas du twitteur qui se retrouve followé par sa maman. Ce sujet fera l'objet d'un article ultérieur].

Tu disposes d'une fenêtre dans la quelle tu peux écrire ce que tu veux. C'est ton petit espace de liberté personnelle.
Tu peux twitter ton impression du moment, ton état d'âme : «ce soir, je me sens un peu seule». Ou bien parler de ton boulot : «Bosser avec des cons c'est supportable uniquement si on est bien payé».

Tu disposes également de la possibilité de retwitter quelqu'un d'autre pourvu que tu trouves son message pertinent. Ça peut être une info nouvellement parue ou une pensée à laquelle tu souhaites faire écho. Tu diffuses alors à ton propre réseau cet ensemble de quelques mots.

Tu as par contre l'obligation saugrenue de ne pas pouvoir dépasser la limite de 140 caractères ce qui oblige parfois à ne pas pouvoir termin

Les conversations sérieuses et politiques se croisent avec du n'importe quoi et se mêlent beaucoup d'humour. On frole parfois de près les limites de ce dont on peut rire mais je trouve que twitter est le reflet de son époque. On y découvre la manière dont fonctionne la société du jour, la société de l'instant !

Un tweet se consomme frais ou pas du tout. Au-delà des cinq minutes, on est déjà dans le passé. Le quart d'heure t'amène dans l'Histoire. Un écrit daté d'une heure et c'est le moyen-âge…