mardi 26 février 2008

Et soudain, le drame !



Pour cause de séjour parisien, monsieur Poireau
vous prie de bien vouloir excuser
l'interruption temporaire de ce blog.
Reprise des hostilités après le 2 mars prochain !
(sauf si je trouve le temps de bloguer d'ici là mais ça m'étonnerait !)

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lundi 25 février 2008

Une réalité [intersection dangereuse]


[Source]


C'était quand même bien vu, le coup du Conseil Constitutionnel.
D'un côté, il allume un incendie sur sa propre légitimité présidentielle et de l'autre, il descend parmi la foule nous réciter son petit lamento : «nous ne voulons pas que d'autres enfants meurent» [je cite de mémoire].

Il y a toujours chez Nicolas Sarkozy ce bon vieux relent de populisme à l'ancienne, celui qu'on fait à la main et qui sent la sueur. Le Conseil Constitutionnel, clé de voute de l'équilibre des pouvoirs républicains présenté comme un fourvoyeur d'assassins et de pédophiles. C'est vous dire si on est allé loin dans le délire sécuritaire.

Le Président et ancien avocat n'est pas sans ignorer la position éminente de l'instance qu'il semble bafouer. Il est aisé pour lui de prévoir que la Cour de Cassation n'aura pas le toupet de déjuger ses supérieurs en Droit. Mais il en a quand même profité pour marquer un point sur la droite dure de son électorat. Celle qui votait peu ou prou pour Jean-Marie avant de quitter son paquebot.

Mais ce que n'avait pas prévu le Néo-Président, c'est le salon de l'Agriculture. A priori, rien d'extraordinaire, c'est un peu comme tous les ans. Les éleveurs emmènent les bêtes voir un peu les parisiens. Veaux, vaches, cochons, tiens t'as vu, ils ont changé de président, poules, canards et ratons-laveurs. Une manière de rappeler à quoi ça ressemble avant que Garbit il se décarcasse.

Mais là, 2008, c'est à graver sur les tablettes, c'est un crû exceptionnel.

Non seulement on a pu découvrir à quel niveau d'estime Nicolas Sarkozy tient le peuple mécontent mais en plus, on peut ouvrir les yeux sur une réalité concrète : nos produits sont de plus en plus chers dans les rayons mais les agriculteurs s'appauvrissent de jour en jour. A croire que l'argent disparait quelque part entre les deux opérations. A croire que les hypermarchés ont décidé d'anticiper la suppression des marges arrières.

Souvenez-vous comme ils nous avaient fait le coup avant le passage à l'euro. Tous les prix avaient augmenté dans les derniers six mois autorisés pour ce faire [puis avaient de nouveau augmentés dans les six mois après le passage à l'Euro pour cause d'arrondi supérieur]. Et comme on les a prévenu bien en amont que le réglement va changer, ils reprennent la méthode.

Il se pose un peu là comme Président du pouvoir d'achat, tiens ! Jusqu'à cinquante pour cent d'inflation sur des produits alimentaires de base. Mais au fait, si l'inflation revient à la vitesse d'un Mont Saint-Michel au galop, ce sont les rentiers qui vont descendre dans la rue avec nous !

Information : entre mercredi et dimanche soir
ce blog risque de rester muet.
Monsieur Poireau monte à la Capitale !

La moquerie [prévenance et politesse]


Nama, sphinx archaïque [source]


On le savait bien, nous archaïques de gauche, et dès le début de la campagne que ce n'était pas vrai. Qu'il ne suffisait pas à un homme hytériquement attiré par le pouvoir de venir à la tribune nous larmoyer un «j'ai changé» lamentable et pathétique pour que cela devienne la réalité.

Nous avions pressenti cette faiblesse de caractère derrière le déguisement de Grand Monsieur.

Ce n'est pas à nous de vous entendre vous lamenter des bétises de l'outrecuidant qui vous a berné avec la bonne vieille et toujours efficace méthode de la promesse des lendemains qui chantent. Nous vous avions prévenus et vous nous narguiez alors de cet air hautain qu'ont les gens de votre sorte.

N'attendez pas de notre part autre chose que de la moquerie.

Jusqu'à ce qu'il se casse, le pauvre con, là…

dimanche 24 février 2008

Michelin [industrie à la gomme !]

Un truc qui s'est bien dégonflé, par contre, c'est Michelin. Ce fleuron de notre Industrie Nationale s'est ratatiné en moins de temps qu'il n'en faut pour trouver une métaphore.

Comment ça ils sont numéro deux mondial ? Avec 16,4 milliards de dollars de chiffre d'affaire ? C'est vrai ? C'est officiel ?

Et pourquoi ils licencient alors ? Pour sauver l'industrie française, c'est ça ?

Ce qui est drôle avec Michelin, c'est que d'un côté, ils perdent du personnel dans leurs usines et de l'autre, ils sponsorisent la diffusion de «FBI : Portés disparus» sur France2. On sent la grande cohérence de l'enseignement reçu dans les écoles de Management.

Celles où l'on apprend les chiffres qui parlent des chiffres et jamais des gens…