Affichage des articles dont le libellé est 2012. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2012. Afficher tous les articles

samedi 2 juillet 2011

La vraie gauche [plus ou moins]




Pour que les idées de la vraie gauche* arrivent au pouvoir, il faudrait que la vraie gauche gagne les élections. Je ne dis pas du tout que ses idées sont mauvaises. Je suis plutôt d'accord avec le concept d'un monde plus simple avec des plus pauvres moins pauvres et des moins pauvres moins riches. Je souligne seulement que le but d'une élection n'est pas de me convaincre* moi mais une bonne majorité d'électeurs.

[Y'en a un peu plus, je vous le mets quand même ?]

Pour que les idées de la vraie gauche* arrivent au pouvoir, il faudrait par exemple que la vraie gauche accepte d'abord un rôle secondaire dans un programme commun. Une petite partie de ses idées pourraient ainsi être appliquées. Elle pourrait de cette manière, influer à sa mesure sur la situation actuelle.

Au lieu de cela, on se retrouve avec une vraie gauche* tellement raide et figée sur ses positions qu'on la croirait de droite. Elle en singe visiblement l'art et la manière puisque la vraie gauche ne cesse de critiquer la gauche. L'autre, celle qui est devant et qui plait au plus grand nombre. C'est un truc en rapport à la démocratie, je vous expliquerais.

On pourrait croire qu'elle ne mène combat contre sa sœur que parce qu'elle est mieux dotée qu'elle*. Au lieu d'aider un peu, de pousser au cul du camion dans les cotes, la vraie gauche travaille à longueur de discours à détruire un peu de ce pour quoi elle se bat. Un peu comme si elle préférait finalement que nous soyons gouvernés par le même Nicolas Sarkozy pour cinq autres années…

A moins que Jean-François Copé…

Les suffragettes*

vendredi 11 septembre 2009

L'emprise empire [espoir en vue !]


[source]


Pendant que le PS en est encore à se demander s'il faut ou non mélanger les torchons avec les serviettes, Nicolas Sarkozy occupe une à une toutes les positions qui lui seront utiles pour l'élection présidentielle de 2012. Il avait déjà récupéré jusqu'à l'extrême de la droite tout ce qui n'était pas trop visiblement pourri et embauché à ses côtés, tous les gars qui étaient d'accord pour dire que le costume de ministre c'est tout de même plus seyant que celui de paria et les honneurs moins périssables. Il a ensuite entrepris de retailler tout ce qui pouvait dépasser autour de la tête du Modem et lui a réalisé une coupe bien dégagé autour des oreilles.

Il a dans l'idée une sorte de grand rassemblement de la nation toute entière derrière son petit chef. Un sacre à la dimension exacte de ses ambitions de règne. L'accumulation du complexe de sa petite taille associée à ses multiples fréquentations corses lui auront fait oublier ses leçons d'histoire quant au rétablissement de la République, comment le peuple finit par trouver le temps un peu long quand il s'agit de supporter la misère.

Tout à ses manœuvres, il envoie Hortefeux balancer quelques saloperies racistes en public. Le risque qu'il n'y ait pas un crétin qui traine par là avec un micro ou une caméra est assez limité. Au moment où Jean-Marie Le Pen doit décider laquelle des deux moitiés de son électorat aura le doigt et laquelle aura l'honneur, quand le temps est venu pour lui de désigner sa succession à la tête de son parti extrêmement de droite, Nicolas Sarkozy fait savoir à qui veut l'entendre qu'à l'UMP, on sait encore où sont les vraies valeurs. Les électeurs déçus par le choix de la nouvelle direction du FN seront ici comme chez eux.

Il en oublie aussi les faits les plus récents de notre histoire. Un ami de trente ans qui se prend soudain pour une vedette parce qu'on lui colle trois projecteurs et deux caméras sur la tronche à chaque fois qu'il s'apprête à se racler la gorge. Si même quand tu tousses, tous se mettent à t'écouter, c'est sûr, il y a de quoi se laisser griser. Nicolas Sarkozy devrait se méfier, pour en avoir été lui même le partisan fidèle : en chaque ministre se cache un Balladur potentiel…