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lundi 19 septembre 2011

Manifestation à Linkebeek [nationalisme ordinaire…]

Comme j'habite la Belgique*, je m'intéresse. Quand des gens m'accueillent chez eux, c'est la moindre des choses. Et puis avec des grands-parents flamands, tu vois, c'est un peu de mes racines que je souhaite redécouvrir.

C'est la première fois de ma vie où, tandis que j'apprends une langue, ce qui est plutôt, me semble-t-il, un signe de bonne volonté, je me fais insulter lorsque je commets des fautes. Même en Pologne alors que le pays était encore systématiquement refusé au grand examen d'entrée dans l'Europe*, les gens étaient souriants et charmants pour m'expliquer mes erreurs de débutant.

Veuillez m'excuser mais ça finit par me décourager autant que de me donner l'envie de me consacrer à autre chose. La vie est trop courte pour s'embêter avec ça. J'ai le sentiment que si les flamands* veulent rester entre eux, qu'ils le fassent. Ils finiront bien, à un moment, par chercher à l'extérieur du sang neuf pour renouveler la race !

J'étais hier à la manifestation organisée par les nationalistes. Entre les familles entières embrigadées et la proposition du Voorpost d'utiliser du zyklon-B contre les francophones (je ne suis pas un as du flamand, donc, mais j'ai bien entendu les membres du Voorpost reprendre tous en cœur le slogan "zy-klon-b, zy-klon-be,…"), je me suis demandé si ma grand-mère n'aurait pas eu simplement l'envie de leur foutre son pied au cul !

Daar ik in België woon*, toon ik interesse erin. Als mensen mij thuis verwelkomen, vind ik dit logisch. En met mijn Vlaamse grootouders, zie je, wenste ik gewoon mijn wortels opnieuw ontdekken.

Voor het eerst in heel mijn leven, terwijl ik een vreemde taal leer - bewijs van mijn goede wil dacht ik – beledigen mensen me als ik fouten maak. Zelfs in Poland, een land die voor het Europese examen nog niet geslaagd is*, heb ik glimlachende en charmante mensen ontmoet die mijn taalfouten verbeterden.


Gelieve mij te verontschuldigen maar ik ben het nu beu en wens me aan iets anders toewijden. Het leven is te kort om over zo domme dingen ruzie te maken. Nu voel ik dat als Vlamingen* met elkaar willen blijven, dan “doe maar”. Op een moment zullen ze naar buitenlanders moeten zoeken om de Vlaamse ras te vernieuwen!


Gisteren heb ik de nationalistische betoging meegemaakt. Tussen de aanwezigheid van families met hun kinderen en het voorstel van Voorpost om zyklon-B tegen Franstaligen te gebruiken  (zelfs als ik geen tweetalig ben was hun schreeuwende motto  "zy-klon-b, zy-klon-be,…" heel duidelijk), vroeg ik me af of mijn grootmoeder gewoon geen schop onder hun ont had willen geven!

Merci à @sevgeorges pour la traduction en flamand


Compte-rendu en photos et commentaires :























Je ne sais si c'est de la peur mais à Linkebeek, les médias se planquaient sur le toit de la maison communale.







Sur le parcours un francophone de Linkebeek avait mis une banderole




Heureusement à Linkebeek, la policie fédérale veillait et a arraché la banderole. Pas de provoc dit-elle





Le "respect pour les droits des francophones" s'est retrouvé dans le caniveau





Bientôt toute l'Europe deviendra flamande…




En français retouché : «La France (Flandre) tu l'aimes ou tu la quittes» avec photo de Sarkozy.




Inquiétant et nauséabond, les ultranationalistes viennent maintenant en famille.




A gauche caméra RTBF à droite RTL, bien planquées sur le toit, tranquilles… #PoulesMouillees




Le Vlaams avait sorti son chef pour l'occasion… mais il refuse de porter le tee-shirt jaune !




Toujours choqué qu'on enrôle les enfants dans des histoires de grandes personnes



Même un très jeune enfant peut être utile à une cause politique… #Honte


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Note : à mes yeux, l'utilisation des enfants démontre en elle seule que nous ne sommes plus sur le terrain politique mais bien sur celui du délire collectif.
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Le Voorpost avait amené de la terre de Mouscron. Je ne sais pas pourquoi…



Un des très rares drapeau belge présent était trainé tout le long…



Les flamingants sont pour l'intégration des handicapés !




Les flamandes ne sont pas souriantes…



Bis : les flamandes ne sont pas souriantes…



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Note : Ce qui est étrange c'est que les manifestants viennent d'ailleurs. A Linkebeek, les flamands locaux sont charmants et tout se passe bien dans la cohabitation avec les francophones…
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PS : hormis l'histoire de la banderole ci-dessus, les policiers belges sont beaucoup plus sympathiques que les flics français en général. Ils sont abordables et on peut discuter avec eux. Tous ceux que j'ai vu font un super boulot pour que ce genre de manifestation se passe bien !




©Les photos présentées ici sont ma propriété.
Merci de me contacter si vous souhaitez les reproduire.


vendredi 23 avril 2010

Les belges [c'est un brassage…]


[source]


Je vois bien que vous venez sur mon blog de français expatrié à Bruxelles afin de trouver une explication aux événements de la journée d'hier. Votre enthousiasme me ravit mais je vais être obligé de le décevoir : je n'y comprends rien moi-même.


Il semble que la légende tenace qui attribue un humour surréaliste aux belges trouve véritablement sa source du côté des flamingants. Je peux me permettre de dire du mal, ils ne comprennent pas la langue. Je l'ai constaté moi-même, la seule et unique fois où je suis allé chez le marchand de vélos qui bosse dans ma rue. J'avais le vague projet de lui acheter une bicyclette au retour des beaux jours mais j'ai eu, en entrant dans sa boutique, le saugrenu réflexe de dire "bonjour", dans ma langue native.

Habituellement, ça n'arrive pas parce que les commerçants flamands font à l'oreille la différence entre un français et un wallon. Même si l'accent belge tel que l'imitent les français n'a que peu cours à Bruxelles, j'ai tout de même une intonation qui trahit mes origines. Et c'est exactement le genre de situations qui font que le sens du commerce redevient supérieur aux préoccupations linguistiques.

J'aurais été flatté que mon intégration soit réussie au point qu'on me confonde avec un gars du coin si la patronne, toute occupée à m'ignorer, avait daigné répondre à ma gentillesse orale. En 2010, dans une rue de Belgique, deux types du même pays font mine de ne pas se comprendre ! Que voulez-vous que je vous dise, c'est tellement con.

Je sais bien que Bruxelles est une enclave francophone dans un territoire flamand. Mais qu'elle soit l'un ou l'autre, elle reste avant tout belge, non ? Que serait cette ville engoncée dans un seul patois ? Elle est votre capitale de cette Europe dont la base au moins devrait être la tolérance et le respect [comme le soulignait brillamment Jean Quatremer dans son intervention sur la Une]. Que serait-elle en tant que grote dorp de la minuscule Flandre indépendante ?

La Flandre n'a de consistance qu'à l'intérieur de la Belgique.
La Flandre n'existe pas. Sinon, c'est du genre moins que rien. Exactement comme la Wallonie. Aucune des deux n'a le plus petit intérêt si elle se retrouve isolée. Les Pays-Bas [l'autre pays du Orange] ne se précipitent pas pour recevoir les voisins en cas de divorce. A l'inverse, les wallons devraient s'alarmer du soudain intérêt que leur porte la France. Vous êtes bien mieux lotis de ce côté-ci de la frontière. Si ce n'était bien sûr, votre incapacité à être belges, les uns avec les autres…


Dans un prochain article, nous traiterons
de la minorité germanophone dont nous aimons la discrétion…



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Pour souhaiter un joyeux anniversaire à Nicolas,

vous pouvez lui offrir un petit commentaire ici


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