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dimanche 20 octobre 2024

Bruno Retailleau [Pour la France !] - Chronique

 Photo de Bruno Retailleau

Ça n’est que mon sentiment personnel, j’ai de plus en plus l’impression que Bruno Retailleau est dans une forme de perversion jusqu’au-boutiste dans laquelle l’individu jouit à chaque fois qu’il pense avoir franchi un interdit. C’est le franchissement de l’interdit qui est le moteur. C’est très inquiétant qu’on lui donne du pouvoir.
 
Ça n'a pas l'air de l'atteindre que ses décisions affectent la vie des vrais gens.
Imagine s'il avait en plus le droit de conduire un SUV dans Paris.
 
C'est peut-être pour ça qu'on leur colle un chauffeur mais c'est un autre sujet.

Ça n’est que mon sentiment personnel, j’ai de plus en plus l’impression que c’est sale dans la tête de Bruno Retailleau. Si tu imagines l’intérieur de la tête de Bruno Retailleau, ça te donne envie de prendre un enfant par la main en lui disant :
-allez, viens petit, ne regarde pas ça…
 
On essaie tous plus ou moins de leur offrir une enfance préservée du chaos ambiant, entre les uns et les autres qui se tuent par centaines et la planète qui est bien partie pour nous tuer tous, autant qu'ils restent des mômes le plus longtemps possible, n'est ce pas, et puis il y a Bruno Retailleau qui salit tout.
 
Ça n’est que mon sentiment personnel, j'ai toujours des questions qui me viennent face à une personne  comme Bruno Retailleau qui n'a pour seule réaction face aux fragilités humaines que de vouloir faire mal aux gens.
 
C'est pas parce que tu dis que c'est «Pour la France» ou au nom de la patrie qui ça exclut d'avoir un minimum de respect, Bruno. 
 
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Nota Benêt : Liberté - Égalité - Fraternité, c'est pas une devise,
c'est une ligne de conduire. Ça s'appelle la République (qui est à nous).

 
 
Source : photo Julien de Rosa - AFP*

samedi 28 juillet 2018

Ce qui se dit [Hors champs]




Je trouve cette vidéo bouleversante. Il s'y raconte ce qui se dit dans la rue, sans le filtre du journaliste.

L’étudiante : C’est pas possible d’être devant le McDo pour filmer la violence quoi ! La violence c’est les CRS qui nous la…
Une femme hors-champs : ça montre des vitres cassées plutôt que des gens qui se font tabasser. Sérieux, c’est drôle !
L’étudiante : on s’est fait casser toute l’après-midi, on s’est fait casser toute l’après midi, vous voulez qu’on fasse quoi ? (elle pleure)
(brouhaha)
L’étudiante : c’est vous ! C’est vous qui allez montrer au public ce qui s’est passé aujourd’hui, montrez-leur qu’on s’est fait casser la gueule (…) qui sont en train de se faire embarquer par des policiers quoi. Juste parce qu’ils ont voulu manifester un premier mai. Un premier mai, quoi ! Ça sert à quoi ? On peut même plus manifester, c’est quoi ce pays ? Elle est où la démocratie ? Elle est où la liberté, l’égalité, la fraternité ?
Un homme, hors-champs : y’en a pas ! Y’en a pas !
L’étudiante : ben oui, y’a pas et du coup, c’est pour ça, on se fait gazer. C’est pour ça !
Un homme, hors-champ : moi, je suis avec vous, en tout cas, je suis pas…
L’étudiante : et après du coup, on filme un McDo qui a été cassé parce que, ouais, on en a marre de tout ça, on en a marre et après on se fait nasser et il y a des collègues à nous qui se font embarquer par le commissariat. Juste parce qu’ils ont voulu manifester, qui sont, ouais, un peu typés, qu’ils ne sont pas blancs avec des yeux bleu, quoi !
Une femme, en arrière plan : ce sont des étudiants pas des casseurs qui sont en train de se faire nasser là.
L’étudiante : des étudiants ! On a des partiels, on a des études à faire, (…) pour prouver que nous, on veut encore avoir l’égalité des chances, on veut encore pouvoir aller à la fac, payer normalement nos études, et pas à quinze mille balles notre année. Et là, bah voilà, on ne peut plus faire ça parce que du coup, on se fait frapper, on se fait frapper et on se fait gazer, il n’y a plus rien qui va dans ce pays. On se fait nasser, c’est n’importe quoi ce pays, c’est n’importe quoi ! C’est fatigant, tous les jours, de redire la même chose.
Un homme, en arrière plan : un petit peu d’honnêteté journalistique en filmant aussi ce qui se passe autour.
L’étudiante : vous filmez un McDo pour les violences parce qu’il y a un «black bloc» qui a fait ça quoi.
Une femme, en arrière plan : on travaille dans l’image aussi, on a quelques notions (…) la manipulation d’image on sait ce que c’est.
Brouhaha. 

La femme de l’arrière plan, hors-champs : on est dans le cinéma, on sait très bien comment on manipule les images, donc arrêtez !
L’étudiante, hors champs : on a tous vingt ans, vous voulez qu’on crève à vingt ans ? C’est quoi, ça ? C’est quoi la future jeunesse de la France ?
Une femme, hors champs : ben, y’en aura pas, on sera tous…
L’étudiante, hors champs : c’est des étudiants qui auront 23 ans qui vont devoir payer vingt milles balles, quarante mille balles, leur année en primaire pour pouvoir apprendre que un + un, ça fait deux…



[La vidéo est de SylvainErnault. J'ignore qui sont ces personnes filmées, n'hésitez pas à vous signaler en commentaire !]

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