Affichage des articles dont le libellé est Société tu m'auras pas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Société tu m'auras pas. Afficher tous les articles

vendredi 22 juillet 2011

La publicité (le plus produit !)





Couche avec L = Coluche. Mais je ne sais pas pourquoi.

J'ai twitté ça tout à l'heure et, plus tard, en regardant l'obligatoire coupure publicitaire de TF1 [la chaine la plus proche du zéro™], j'ai repensé à notre comique devenu national, surtout après qu'il fut mort.

Figurez-vous que Cif a sorti un nouveau produit, une sorte de spray* pour salle de bain. Le truc définitif, la fille n'en croit pas tes yeux. Tu vaporises et aussitôt, mais peut-être cette rapidité fictive est-elle due à ce que coûte une seconde d'antenne à cette heure-là, un voile gris s'envole. Ça c'est le côté, nettoyage. C'est rien, vous allez voir après. Il y a une suite !

La gonzesse* reste sur-place, tellement elle est sidérée. Tu parles, ça fait dix ans qu'elle récure tous les deux jours ces putains de traces de calcaire dans la baignoire et on vient lui démontrer que, pauvre dinde, que ce n'était qu'un voile gris collé dessus. Et comme elle reste là, sciée, elle découvre le deuxième effet kiss-cool. Le «plus produit» qu'ils appellent ça.

Le «plus produit». Dites voir, ça ne serait pas un peu pour nous dire que l'ancien était «moins». Ils nous auraient vendu pendant une saison entière un machin inefficace ! Ne rigolez pas, c'est quand même vous qui l'achetez*. Je ne lance pas ça pour dire du mal mais pour qu'ils en vendent autant, ça ne peut pas être que de ma faute !

La version précédente était très conne*, elle récurait très bien mais elle laissait s'envoler les impuretés. Et après, où pensez-vous que retombait le voile gris ? Le nouveau Cif, non ! Bien évidemment, il chasse aussi bien les cochonneries mais, avec ses petits bras musclés, il les empêche de se redéposer.


Je ne sais pas ce qu'on a avec la propreté des salles de bain. Il faut croire que ça nous préoccupe si la référence mesurable est la fréquence des publicités sur le sujet. Il y en a presqu'autant que pour les tranches de jambon* et les fuites urinaires.

Evidemment, c'est facile de se moquer de la publicité*. Pas avec le talent de Coluche je le regrette. Il suffit d'assister aux petites scénettes à vocation publicitaire en prenant un tout petit peu de recul. Tu vois assez vite comment tournent les rouages et comment ça t'embarque dans l'autoconviction. Après tu es conscient de combien ils te prennent vraiment pour un con.

Et pourtant, quand la publicité respecte son client, il faut aussi savoir le reconnaître. Vous avez dû voir passer ce film pour l'eau minérale Rozana*. Vous n'avez rien remarqué de particulier ? Si vous le visionnez plusieurs fois, je n'en saurais rien.

Si tu veux voir la pub, clique sur "Voir la publicité" ci-dessous.
Clique ici -----> VOIR LA PUBLICITÉ <----- Clique ici

Le gars s'appelle Pierre Papillaud et on te le présente comme Président de Rozana. Sans avoir vérifié*, je suppose qu'à ce niveau-là, l'information est véridique. C'est le moins que puisse faire la marque dans le contrat qu'elle vient de passer avec le spectateur. Elle envoie directement son président.

Pas de blouse blanche pour la jouer scientifique, pas de cravate pour empeser l'aparat, il a juste l'air d'un type* "normal". Je veux dire qu'il tranche avec le profil de bellâtres que nous offre habituellement le syndicat des commerçants cinéastes. Il ne semble pas une seule seconde venu là pour jouer un rôle et vendre quoi que ce soit.

Il est venu-là en personne pour t'expliquer que son eau à lui, possède 176 milligrammes de magnésium par litre. C'est tout. Il n'insiste pas pour te démontrer les bienfaits du truc*. Il ne te montre pas des seniors qui dansent comme des bébés ou bien le ventre terriblement plat d'une gamine de dix-sept ans et demi. Il se comporte comme si tu le savais déjà.

Là où le publicitaire s'adresse la plupart du temps à une sorte de légume sur canapé, Rozana prend le parti de parier sur l'intelligence* du consommateur informé. Son eau est pleine de magnesium. Te voilà au courant. Si tu penses que c'est un bénéfice pour toi, tu peux choisir d'en boire. Rozana te laisse ta liberté de choix sans chercher à te manipuler.

Ses arguments sont sur la table*, simples, évidents. Et cette simplicité, c'est peut-être bien ça leur «plus produit».

Nota benêt : Je n'ai aucun lien avec aucune marque, bien entendu !

Image extraite de la publicité Rozana

samedi 16 juillet 2011

Tu me cherches ? [Allez viens !]




Il semble que plus en plus, l'internet libre s'oriente vers un véritable parcours publicitaire imposé. Un peu comme une visite chez Ikéa où quand tu viens pour acheter un bureau, tu es obligé de te taper le rayon canapé et les chambres pour enfant. Tu imagines un instant un supermarché t'organiser un tel parcours ? Une seule allée en serpentin qui t'amènes à visiter une par une toutes les gammes d'articles* en rayon ?

Le pire, tu vois c'est que je ne suis même pas certain qu'il perdrait des clients*. On a tellement l'habitude, à présent, d'être pris pour des cons. Ainsi combien d'entre vous quitteront l'usage de Google maintenant que l'on sait qu'il n'est plus un véritable moteur de recherche, une gigantesque base de données qu'un algorithme explore froidement mais un fournisseur de liens payés par l'annonceur ?

Ce que tu prends pour une simple demande de renseignement sur un sujet donné t'amène à visiter une par une toutes les gammes d'articles en rayon. Ce qui, non seulement ne répond pas forcément à ta requête, mais signifie que Google* oriente et choisit ce qui t'est accessible ou non* sur internet.

Faisons un petit jeu de comparaison en guise d'exemple et ouvrons deux moteurs de recherche différents : Google.be et Ixquick.eu qui est un moteur européen. Il a pour particularité de ne pas mémoriser vos recherches pour les revendre ensuite à nos amis publicitaires. Son slogan est "le moteur de recherche le plus confidentiel au monde" et ce serait bien que cette philosophie lui permette de gagner des parts de marché.

Tu es venu me lire, tu as donc comme moi de la passion pour moi-même, nous chercherons donc «poireau». Sur Ixquick, le présent blog arrive en seconde position. Sur Google, je n'apparais qu'en bas de la troisième page. C'est bien la preuve que Google n'apprécie pas qu'on dise du mal de lui. Ne soit pas mal !

Emprunt d'image*

samedi 9 juillet 2011

L'amérique [l'amertume…]




L’Amérique a des racines de sang, la mémoire d'une meurtrière à la conquête de l'Ouest. De belles petites paroisses ont inventé la propriété privée sur des terres où des indiens* vivaient librement. Elles ont accaparé l'endroit avant d'en partager les richesses. Du fer blanc pour les sauvages, de l'or noir pour les blancs.

La base du commerce mondial* est l'exploitation du nouveau monde par celui qui se croyait plus ancien. File-moi ton métal doré contre de l'alcool*, tes pierres brillantes contre de la camelote, ouvre-moi ton pays que j'y importe mon matos : de la pacotille musicale, des films en plastique moulé en 3D, de la culture en carton contre de l'argent.

Mon ordinateur est américain, mon Google est amerloque et mon Twitter vient des USA*. C'est cool, mon GPS vient des yankees, via des satellites états-uniens, je peux retrouver le Mac Do le plus proche. Nous ont-ils vraiment libérés ?

Ce système n'a pas seulement explosé les frontières qui nous tenaient lieu de limites*, il a aussi détruits nos lignes Maginot intérieures. Je veux tout et que rien ne s'oppose à ma liberté. L'individu monté sur ses ergots à longueur de journée. L'égo est devenu le véritable centre du monde.

Les couples sont des associations d'individus, les familles se recomposent autour de l'épanouissement personnel de chacun. Ce système nous divise en autant d'unité*. Le peuple n'est plus. Un par un, séparés et multipliés, dans le désir de nous unir et le besoin de la consolation de n'y parvenir jamais, nous consommons…


Source image*