lundi 4 février 2008

La modernité [apparence et réalité]


Stage de macrophotographie "Spécial Tulipe" - dimanche 27 avril 2008 pendant la Fête de la Tulipe, à Morges - Cliché de Jiri Benovski.



Niquolas Sarqueuezy est, nous dit-on, un homme moderne parce qu'il divorce alors qu'il est au pouvoir. De même, il serait branché parce qu'il se remarie neuf mois à peine après cette séparation. Pour ma part, je trouve cela parfaitement ringard.


Les mêmes médias qui analysent depuis quelques années la situation des nouveaux solitaires, l'ensemble des personnes qui, comme moi, comme vous [peut-être], comme tant d'autre, vivent par choix ou pour d'autres raisons dans un célibat au long cours sans pour autant en ressentir de la souffrance.

Pas forcèment à la recherche d'un autre idéal que la vie elle-même, pas nécessairement dans le regret d'un couple qui n'a simplement pas lieu, nous sommes de plus en plus nombreux.

Non, ce qui serait moderne de la part de Niquolas Sarqueuezy, ce serait qu'on apprenne qu'il entretient une liaison secrète avec Brice Hortefeux et qu'on les a surpris au fond du parc de l'Elysée en train de se stimuler la tulipe réciproquement. Qu'ils ont décidé de se marier discrètement.

Mais franchement qu'un homme trop petit épouse en cachette une mannequin, c'est d'un convenu…

L'Europe [fin de partie]


Stephen Adams «the impasse», 1979 [source]




«Il faut sortir l'Europe de l'impasse»


Voilà l'argument massue qu'on nous sort pour modifier notre Constitution afin de pouvoir voter le Traité de Lisbonne. Mais si l'on se souvient des épisodes précédents, c'est bien le refus par le peuple français de ce même texte, qu'on nous propose aujourd'hui à peine ripoliné, qui a créé cette impasse.

Une question fut posée aux électeurs à laquelle, en leur liberté de citoyens, ils ont décidé de répondre non.

Expliquer à présent qu'il faut «débloquer la situation» et avancer dans la construction européenne, n'est pas seulement refuser un nouveau referendum. C'est en vérité conchier le vote.

Considérer et dire publiquement qu'on tient le peuple comme partie congrue du processus.

Nul besoin de souligner la lâcheté de tel ou tel parti [dont le PS dans un nouveau sketch comique], presque tous y sont et l'ensemble des opérations est une insulte à la démocratie.

Et puisqu'on me dit trop con, trop têtu, trop je ne sais quoi encore pour avoir une vision claire sur ce que je veux comme Communauté Européenne, je cesse d'être européen.

J'aurais aimé comme vous que cela se fasse. Que se réalise le vieux rêve d'un continent pacifié et vivant en harmonie. Je suis viscéralement attaché à cette idée. Mais puisque je ne suis pas consulté sur sa construction, sur les choix qu'il s'agit de faire pour son fonctionnement, sur les mesures qu'elle imposera demain et qui changeront concrètement ma vie, je l'annonce publiquement :

je cesse d'être européen.

Messieurs-Dames les politiques, oubliez mon adresse. Ne m'envoyez plus vos professions de foi ni vos photos de premier de la classe [ou de première communiante]. Je ne prendrais désormais plus part à cette mascarade.

Puisque mon avis ne vous intéresse pas, je le garderais pour moi et je voterais désormais blanc à toutes les élections concernant ce sujet. Cette Europe n'est plus la mienne, je vous la laisse…

dimanche 3 février 2008

Les mouches [il l'a prise ?]


Les mouches aussi baisent en levrette !



Dans «Science&Vie» n°1085 de janvier 2008, page 22 :


«On a peut-être trouvé le gène de la fidélité… chez la mouche !
Lors de la fécondation, le mâle injecte à la femelle une substance qui l'incite à ne pas s'accoupler avec d'autres. En modifiant génétiquement 13.000 mouches, des biologistes ont découvert le récepteur sensible à cette substance».

En clair, on paie des chercheurs pour regarder s'enculer les mouches, non ?

Mais c'est utile parce que ça risque d'avoir le même gigantesque succès que le Viagra®, ce truc. Tu imagines, une substance qui incite [le choix de ce mot est délicieux !]
Mademoiselle à la fidélité. Une sorte de ceinture de chasteté.

D'un côté, la pilule pour bander sur commande et de l'autre, une copine disponible à la maison. Je ne vous rappelle même pas l'invention de l'aspirine, ce serait trop de bonheur d'un coup.

Remarquez que bien avant que la science s'occupe de libérer l'homme dans son désir, il avait déjà inventé tout seul la solution.

Ainsi, page 20 du même Science&Vie : «les australopithèques robustes qui vivaient il y a deux millions d'années étaient des adeptes du harem. L'étude de 35 crânes a révélé que les mâles continuaient de grandir à l'âge adulte, jusqu'à atteindre une taille bien supérieure à celle des femelles.
Chez les gorilles, ce dimorphisme sexuel révèle une lutte pour la domination sur les femelles et donc une organisation sociale de type harem. Même conclusion pour les premiers homnidés».

Et dire que je suis un type qui offre encore le restau pour séduire, je suis trop naïf, tiens…


Il y a aussi un très bon article sur les trous noirs
[sans mauvais jeux de mots]. Les calculs démontrent
que peut-être, il y aurait quelque chose au-delà.
Mais on ne sait pas encore quoi

vendredi 1 février 2008

Tremblement des flammes

Nicolas : ne lit pas, c'est journée poésie [mais ça parle de cul à un moment !]


L'inexorable désir de l'autre.
De la peau d'autoroute.
Des pays traversés dans le lent mouvement des campagnes
et le pied au plancher, le cœur à plus de cent cinquante.

Combien dure une minute ?

Dans des villages ensoleillés, des fougères
Auprès du lavoir à l'eau fraîche accueillante
Retrouver le délicat tremblement
De ta chair d'incendie.

La mie de pain si chaude
Sur la langue fondante
Les saveurs mélangées de la terre et du sel
L'acidité bienheureuse du fromage de chèvre
Quelque chose comme la mémoire du lait.

Bruissements des insectes
Géantement présents
Par mille bourdonnements
Auprès de mon oreille
Ton souffle ému de papillon
Ma caresse à ta croupe dépourvue de textile
Ton épiderme enfin qui me devient tactile.

Tes seins opulescents,
tout gorgés d'une journée de grand air
Ta hanche agite une montagne…

L'inexorable désir d'aimer.
Le tremblement nous manque de la petite vie
A qui dire tous les trucs qu'il faut
tandis qu'on est relation
tandis que l'on fréquente

La dulcinée, la douce, la caline,
Celle dont même le mouvement d'humeur
vous est comme un drap de bonté.
Celle dont le regard des autres hommes
Vous donne envie d'être sitôt
Pour sa présence dans l'alcove.

Celle dont les reins, les fesses,
L'ensemble assemblé de ses chairs
Et dans cet ordre là, qui fut décidé

La composition secrète de ta beauté

Celle qui vous parlant vous décrira
Par la bouche et les yeux,
(La grâce de ta main au milieu du récit)
Le même monde d'ici mais d'une autre manière

Celle dont le je t'aime
T'agite les bocages
Et les marais salants.

Combien dure un silence ?

Avoir été aimé avant, qu'on porte comme un trésor
Pas les petits temples qu'on borde de bougies
Des arcs-en-ciel innovants
De la verdure ici
Qui libère l'escalier
De sa maudite cage.

Le feu que l'on emporte
Précieusement en soi
Afin de ne jamais manquer les flambées
Le petit bois de nos fagots
Eclatant sous la lèche des flammes

Ma hanche invente une clairière
Dans des villages ensoleillés, des fougères
Auprès du lavoir à l'eau fraîche accueillante
Tu seras d'une lumière tremblante
Le jour du premier incendie.…