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mercredi 9 mai 2018

La Constitution [la règle du hors-jeu !]



Je ne vais pas du tout vous parler du fond de la réforme constitutionnelle que projette de réaliser Emmanuel Macron. De toutes façons, vous connaissez mon avis sur notre nouveau président de la république : vous n'auriez jamais du voter pour la réincarnation d'Alain Madelin, ça sent déjà le renfermé.

La Constitution*, c'est le texte suprême. C'est lui qui définit notre République et la manière dont elle fonctionne. Et le truc qui me chiffonne dans cette histoire, c'est que l'Élysée décide d'en modifier le contenu sans même nous consulter.

En gros, c'est un peu comme si au football, les joueurs se réunissaient entre eux pour décider de ce qu'ils ont le droit de faire sur le terrain. Sauf que les arbitraires du système, c'est nous. AKA "le peuple souverain".

On n'a pas coupé la tête du Roi pour que se mette de nouveau en place un système dans le lequel le citoyen est juste informé des changements qu'on a faits en son nom. Même s'ils décident de repeindre l'Assemblée Nationale en vert kaki avec camouflage, nous sommes concernés.

Par exemple, Macron veut supprimer des postes de députés. Dit comme ça, ça a l'air sympa mais est-ce une bonne idée que, du fait d'un plus grand nombre de concitoyens à représenter, ton élu devienne injoignable ? Est ce que tu trouves que c'est la bonne solution en ces temps de recentralisation autour de la personne du Président. AKA Le Petit Marquis.

Quelle que puisse être ton opinion sur le fond de cette réforme, qu'elle te paraisse juste, nécessaire, gravissime ou cosmétique, il t'appartient, il nous appartient d'en décider. Ça n'est pas aux joueurs de définir les règles du jeu.


Nota Benêt : s'il faut réduire les députés de 30%,
je propose qu'on commence par la tête.

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Source pour l'image*

samedi 16 janvier 2010

Le protocole [t'as mal où ?]


[source]


Il est assez amusant de voir en ce moment, la gymnastique pratiquée par Michèle Alliot-Marie pour expliquer pourquoi nous ne savons toujours pas comment destituer le Président de la République. La possibilité a bien été fixée par la révision de la Constitution de 2007 mais il reste à en définir les conditions d'application. Ce n'est pas tout de réunir nos élus en congrès, encore faut-il savoir qui prend à sa charge les sandwiches au pâté et les bouteilles de pinard.

La cheftaine des avions, des bateaux et des fringants militaires en est à essayer un double mouvement de rotation du buste en affirmant qu'il est urgent de bien et de longtemps réfléchir car il y a un risque d'altérer nos Institutions.
Vous vous rendez compte à quel point ils sont à présent coutumier du mensonge, quand même ? Une ministre de Nicolas Sarkozy appelle au respect du mode de fonctionnement de notre République !

Imaginez un peu que François Fillon vienne à la ramener sur le sujet, ce serait le pompon. Le chef de gouvernement qui regarde le match en spectateur pendant que le Président joue les entraineurs sur le banc. Il sélectionne ou vire les joueurs de l'équipe selon son bon vouloir du moment sans même consulter le premier ministre. Vous en voulez des Institution altérées ?

Je sens bien que l'année 2012 arrivant à grandes enjambées, il va devenir urgent de ne surtout pas changer la règle en cours de jeu.

C'est tout de même la première fois, à ma connaissance, qu'une partie du peuple appelle à la démission du Président. Alors même qu'on a réduit à cinq ans la durée de son mandat, il aura suffit d'une seule mi-temps pour exaspérer les électeurs. En nombre suffisant pour qu'un appel à manifestation soit lancé et que les organisations politiques du pays, alertées par l'écho, s'y intéressent.

Si les choses devaient prendre de l'ampleur, il serai heureux que le départ forcé du président se fasse suivant les règles du Droit Républicain…


Nota Benêt : on attend Frédéric Lefèvre pour un grand écart imminent.


Inspiré par un article de l'excellent Mediapart


Monsieur Poireau vous conseille :
Ioudgine inflitrée parmi une certaine gente féminine.