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mardi 7 juillet 2026

Chronique parlée n° 7 : le CDD à vie.

 

Ceci est le septième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio.
Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute et interprété derrière un micro.
[Si tu es comédien·e et que tu veux t'en emparer, parlons-en !]

 

Si tu regardes, le président de la République, il a un contrat en or.

D'accord c'est un CDD mais c'est un CDD où, quand tu as dépassé la date de fin de mission, tu continues de toucher le salaire. C'est un truc de fou, non ?

Les personnes qui viennent la bouche en cœur parler de la « VALEUR TRAVAIL » sont exactement les mêmes qui trouvent cette situation comme allant de soi.

Parfois j'ai l'impression que la publicité a beaucoup trop d'influence sur la politique. Édouard Philippe présente sa candidature parce qu'il le vaut bien.

Comme François Hollande.

Ces gens veulent être président non pas parce qu'ils veulent réduire la pauvreté ou loger les personnes qui vivent dans la rue avec femme et enfants, ils veulent louer l'Élysée pour cinq ans (minimum) parce que le marbre et les dorures illuminent bien leur teint.

Jordan Bardella qui s'y croit déjà est parti à l'échauffement. Comme coach, il a pris une princesse. Parce qu'il le vaut bien.

Une fois ton mandat terminé, apparemment, tu ne peux plus travailler et tu touches une grosse indemnité. C'est comme l'allocation versée aux handicapé·es bloqué·es chez eux par un problème mécanique mais tu touches chaque mois comme si tu étais des centaines de handicapé·es à toi toute seule.

En vrai, tu as le droit de bosser un peu si ça te chante, c'est cumulable.

Je dis "bosser" mais vous comprenez bien que ça n'est qu'une façon de parler. C'est pas du travail comme tirer des brouettes de ciment sous le cagnard tous les jours huit heures durant pour 12,31 euros bruts de l'heure.

Par exemple, j'ai lu, je ne sais plus où, que Nicolas Sarkozy, pour une conférence d'une soixantaine de minutes, il facture jusqu'à 300 000 euros.

C'est un peu mesquin, populiste ou les deux de ma part de le souligner mais 300 000 euros, ça fait combien de postes d'infirmières ?

Et même si tu as été un très mauvais président, tu gardes le salaire à vie.

Même si tu as été le candidat qui s'est fait élire sur la promesse de combattre ton ennemi la finance pour finir par inventer le CICE qui n'est jamais que la subvention d
u CAC40 par notre argent public ?

Dans toutes les formes possibles de la démocratie, j'ai l'impression qu'on a retenu la version la plus floue.

Nous élisons collectivement un président pour 5 ans (
en moyenne un président est élu par le choix de 19 millions de votants), nous lui confions les clefs du coffre national et le bouton de l'arme nucléaire mais il ne signe aucun contrat.

Il ne s'engage pas par écrit sur son objectif et il n'est responsable de rien.

Même s'il a fait la promesse d'augmenter les salaires des pauvres pour finalement baisser l'impôt des plus riches, en tant que peuple éclairé, tu peux juste fermer ta bouche.

Même s'il a creusé la dette alors qu'il est venu de la finance avec une bonne réputation, il n'y a aucun procès possible. Personne ne peut lui demander de comptes.

Comme disait Emmanuel Macron : «Je suis légitime et tu peux plus rien faire, nananère»


mercredi 7 janvier 2026

Chronique parlée 05 : la navigation en ligne

 Ceci est le cinquième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro.
[Si tu es comédien·e et que tu veux t'en emparer, n'hésite pas] 

 

 

 

Je suis comme beaucoup de gens, largement insatisfait du moteur de recherche que l'on connait tous et dont le nom commence par la lettre G.
On retiendra pour l'histoire d'internet, que cette entreprise nous a offert un outil essentiel qui a permis le développement rapide qu'a connu la toile.

À l'époque, on disposait déjà de plusieurs navigateurs mais on n'avait encore ni sextant, ni géographe. Comment aurions-nous pu prendre plaisir à naviguer dans un océan d'adresses HTTP si nous n'avions pas disposé, grâce à eux, d'une cartographie évolutive des lieux ?

Puis, bien plus tard [les plus attentifs d'entre vous remarquerons que je saute ici quelques épisodes palpitants, vous pourrez les trouver facilement, vous avez internet !] Larry Page et Sergueï Brin, les deux fondateurs de cette boîte qui gagnaient déjà plein d'argent, ont voulu en gagner encore plus et ils ont laissé n'importe qui détourner le travail du géographe en chef : l'algorithme.

Ils ont vendu à un tas de sites, à des milliers d'entreprises et des millions de publicitaires de réécrire les cartes de navigation à leur avantage. Ils ont acheté le droit, en quelque sorte, de modifier le tracé des cartes existantes, de changer l'emplacement des routes et des chemins de manière à les faire arriver chez Coca Cola et McDo.

Tu demandais au moteur de recherche dont le nom commence par la lettre G, des informations sur la personne qui a découvert l'Amérique et le robot textuel te proposait en retour la chanson de Joe Dassin d'un côté et la possibilité de louer un vol, un hôtel et plusieurs véhicules dans le pays des cow-boys.

Ta curiosité menait des recherches sur l'origine du mot « TOMATE » et de la plante elle-même et, pour répondre à ta requête, le moteur de recherche t'offrait un bon de réduction sur des sauces en tout genre et, dans le même temps, la possibilité d'acquérir des outils de jardinage.

Il y a un morceau de musique que j'adore, c'est « Sheep » de Pink Floyd, c'est sur l'album « Animals ». Je donne l'impression de passer du coq à l'âne, ou plutôt au mouton mais pas du tout, vous allez voir.

Le morceau «sheep» donc, disais-je avant d'être interrompu par moi-même, démarre par une ambiance bucolique à la campagne avec un troupeau de moutons dont tu entends les bêlements pendant que le clavier débarque sur la scène auditive en arrivant de loin et avec des notes d'une douceur et d'une légèreté qui me ravissent.

C'est la musique qui me réveille le matin, je vous la conseille, c'est le contraire de la brutalité. Et comme cette intro champêtre dure exactement une minute avant d'enchaîner sur une chanson beaucoup plus rock, elle est vraiment parfaite. Elle te rappelle elle-même qu'il serait peut-être temps de se bouger les miches.

J'ai chez moi, un piano qu'on m'a donné. Un piano électrique, j'habite pas un château non plus. Mais il reproduit à la perfection le vrai beau son de la corde frappée par un manteau, ce qui constitue tout le charme de cet instrument. J'ai toujours pour ambition, même si elle ne se concrétise toujours pas, d'apprendre à en jouer.

Par curiosité, j'ai donc demandé à ChatGPT, s'il y avait quelque part sur internet, une partition de ce morceau « Sheep », surtout la partie du clavier du début et adaptée pour le piano. Il m'a répondu que ça n'existait pas de manière gratuite et téléchargeable mais il m'a proposé différents sites où je pouvais trouver une transcription.

Comme je lui ai expliqué que j'étais tout à fait novice dans la pratique du piano et que ça me semblait un peu compliqué, il a proposé de m'écrire lui-même un programme, étalé sur plusieurs jours, pour me permettre d'apprendre à jouer la partie piano de « Sheep » de Pink Floyd, ce qu'il a fait.

Le cours individuel produit par ChatGPT m'explique quoi faire avec ma main gauche et quoi faire avec la droite. Surtout il établit un plan de progression afin d'arriver à la maîtrise de cette version simplifiée de la chanson.

C'est là que j'ai compris pourquoi Google a l'air complètement has been avec son moteur de recherche à l'ancienne. Vous voyez, c'est là que je retombe sur mon pieds et que je reprends la route principale.

Après ce petit échange de quelques minutes avec cette IA, j'ai la même impression de saut dans le futur que quand on est passé du web 1.0 au web 2.0, quand on est passé d'un ensemble de pages consultables mais statiques à une nouvelle version d'internet dans laquelle chacun·es d'entre nous pouvait intervenir et créer du contenu.

Je ne parle pas ici de la catastrophe écologique que l'IA va entraîner mais uniquement de l'outil ChatGPT. On passe d'un moteur de recherche qui guide ton navigateur vers sa destination finale à une navigation menée par satellite. On n'a plus besoin d'aller de port en port, on surplombe à présent l'ensemble des contenus existants et ChatGPT l'utilise pour t'en faire une synthèse personnalisée.

Au lieu de visiter quelques dizaines de pages, pendant de longues minutes, en espérant trouver ce que je cherche (la partition de « Sheep »), je suis directement informé que cela n'existe pas mais que ça peut se fabriquer très facilement.

Jusqu'ici, l'unité de mesure d'internet était la page.

Avec ChatGPT l'unité de mesure d'internet a changé. On passe maintenant à la « meta-page ». Il ne s'agit plus de parcourir un site de son début à sa fin mais d'en extraire directement l'information que nous cherchions.

Avec ChatGPT, c'est la fin d'internet, internet est mort, voici le « metanet »

Nota benêt : évidemment sur quelqu'un recopie
le contenu produit par une autre personne,
il est évident qu'il faut qu'il y ait rémunération.
Je me demande si on va en parler à un moment.
Parce que sans contenus rémunérés, pas de metanet !

vendredi 5 décembre 2025

Chronique parlée 04 : Les animaux par millions

 Ceci est le quatrième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro.
  
 
 
Sur cette planète, nous avons asservi toute une série d'espèces pour les faire se reproduire et que nous les mangions.

Si au début, on les laissait baguenauder dans les pâturages, on est depuis longtemps passé au flux tendu de viande fraîche.

Nous violons leurs femelles pour qu'elles procréent plus vite et quand elles mettent au monde leurs petits, nous les privons de leur nouveau-né afin de conserver, pour nous seuls, le lait qu'elles produisent pour le nourrir puisqu'il est devenu sans destination.

Nous mangeons également son nouveau-né. Faut pas gâcher.

Même en imaginant qu'un animal soit parfaitement bien traité tout au long de son élevage, il sera toujours né d'un viol. Toute sa vie, le fait qu'il existe, l'objet même de son existence, sera toujours de ne vivre que pour être tué au top de sa forme et finisse découpé en morceau dans notre bouche. C'est important qu'on se délecte de sa chair.

Au plus nous avançons dans notre connaissance du monde, au plus se dévoile que les animaux sont des êtres vivants dotés de sensibilité, d'intelligence voire d'une forme de culture, au plus nous devons mettre en regard de ces savoirs, la manière dont nous traitons les autres espèces que la nôtre.

Ces milliards d'individus animaux n'existent, ne sont mis au monde que pour nous servir d'aliment.

Oui, des parents chimpanzés qui transmettent à leurs enfants la manière de casser des noix à l'aide d'un certain type de caillou, c'est déjà de la culture.

Sais-tu qu'un cochon, à l'état naturel a une intelligence qu'on estime supérieure à celle de ton adorable petit chien ? Dans les tests que les scientifiques ont mené avec tout le sérieux dû à leur titre de scientifiques, les truies dépassent les chimpanzés.

Remarquez que le sort que nous réservons à l'espèce chimpanzé en particulier et aux grands singes en général n'est guère enviable. C'est juste qu'on ne mange pas de côtelette de singe, c'est un fait culturel. Ça n'empêche qu'ils prennent cher.
 
Comme quoi, c'est pas parce qu'on est de la même famille qu'on se respecte mieux. 

dimanche 23 novembre 2025

Chronique parlée 03 : L'ogre de la guerre

[Ceci est le troisième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro]
   

 

Je pense qu'on se trompe collectivement en décriant les propos de ce militaire haut gradé qui annonce qu'il va falloir offrir nos enfants à l'ogre de la guerre.

Il y a des gens pour qui c'est important de servir la patrie, y compris en allant faire la guerre. C'est une question d'honneur pour encore pas mal de familles. Ça ne leur suffit pas d'avoir leur patronyme déjà gravé sur le monument aux morts du village, ils ne comptent pas s'arrêter là sur les chemins de la gloire.

Ça n'est pas du tout mon avis. Toutes les guerres se terminent autour d'une table, autant commencer par là plutôt que de découper en morceau la chair de votre chair.

Mais je peux discuter avec eux et entendre leur opinion.

Il m'arrive bien de papoter avec des personnes pour qui un grand barbu passe son temps à observer chacune de leurs actions en comptant les bons points et les images d'Épinal, alors pourquoi refuser un échange verbal avec des partisans de la marche au pas.

Je suis plutôt du genre athée et je trouve très narcissique de croire qu'un dieu doté d'un tas de pouvoirs extra-ordinaires s'intéresse à ma petite personne mais je peux les écouter exprimer leur point de vue. Il se peut que cela éclaire le mien.

Je me demande si ce militaire a des enfants et s'il est prêt lui aussi à les offrir à manger à l'ogre de la guerre. Est-ce qu'il en a parlé à sa femme ? Lançons le débat : ne faudrait-il pas instituer le célibat pour les militaires de profession ?

Parce qu'on a beau te vendre les images merveilleuses des machines de plus en plus performantes, ça reste des petits bijoux destinés à découper les gens en morceaux. Quand on pense que c'est dieu qui décide de tout ça…

 

mardi 24 juin 2025

Chronique parlée 02 : la violence du monde

 

 [Ceci est le deuxième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro]
  

 

Je ne sais pas si vous avez vu la situation ces derniers jours, ça canarde dans tous les coins.

Enfin, ça tire surtout beaucoup dans la région d'Israël.

Maintenant, à chaque fois que je vois un truc se pointer dans le ciel, je me demande si c'est juste un avion qui passe ou bien si c'est l'arrivée de la démocratie et de la liberté qui nous sont envoyées sous forme de missile.

Comme dit tata Jacqueline : «C'est quand même pas en les tapant qu'on va améliorer la vie des gens».

Officiellement, ils bombardent les Iraniens pour les encourager à changer de régime. C'est pas comme si, depuis des mois, les habitants du lieu manifestaient leur mécontentement contre toutes les interdictions qu'on leur impose.

Et sortir manifester en Iran, c'est autrement plus courageux que de larguer des bombes depuis un avion.

FEMME - VIE - LIBERTÉ - MISSILE !
Cherchez l'intrus.

ÉGALITÉ - FRATERNITÉ - ÉDUCATION - CANON !
Cherchez l'intrus.

Allez, un dernier pour la route.

ÉQUILIBRE - BIEN-ÊTRE - BONHEUR - BOMBARDEMENT !
Cherchez l'intrus !

On voit tout de suite que la méthode utilisée n'est pas en concordance avec l'objectif visé.

Mais Donald Trump ou Benyamin Netanyahou n'inventent rien. C'est une vieille tradition, de croire qu'en faisant mal aux gens, on peut leur faire comprendre qu'il faut changer de comportement.

Des esclaves aux enfants, on a déjà tapé sur pas mal de personnes. Y compris les femmes. Avec à chaque fois le même argument : c'est pas que ça nous fait plaisir d'être violent mais c'est parce que cette personne ne veut rien comprendre. On est obligés.

Ce sont toujours les victimes qui se retrouvent coupables des coups qu'elles reçoivent. Les frappeurs ne font que répondre à la nécessaire remise en ordre du monde.

Ce n'est pas de gaieté de cœur que le policier fracasse le crâne d'un manifestant, que le parent bat son enfant ou qu'un président bombarde une population. Ce n'est pas pour son bon plaisir qu'un gouvernement prive les demandeurs d'emploi des moyens de vivre ou nos aînés de toucher une bonne retraite.

Oui, c'est aussi de la violence. Y'en a partout.

On s'est tellement habitués que plus personne ne le remarque. Par exemple, les Iraniens se prennent des bombes de plusieurs tonnes sur la tête et le monde médiatique s'inquiète.

Deux points ouvrez les guillemets :

«ce qui serait vraiment grave c'est si l'Iran décidait de fermer le détroit d'Ormuz». Fin de citation.

Faudrait pas que la guerre nuise au commerce international, il y a des priorités. Les gens qui meurent sous les décombres, les femmes et les enfants, merci de vous laisser bombarder en silence. S'il vous plait.


———
[Les temps sont durs, vous pouvez m'aider au quotidien  par ici ]


mardi 17 juin 2025

Chronique parlée 1 : la horde de vieux

 

 

 [Ceci est le premier épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro] 

 

 

Tata Jacqueline me disait l'autre jour :
«Tu as vu l'état du pays ? Heureusement qu'on ne vote que pour des professionnels de la politique, sinon imagine ce que ce serait !».

Et elle a raison tata Jacqueline.

Par exemple, ces jours-ci, vous avez dû l'entendre sur à peu près tous les médias de droite — oui, ok sur tous les médias — : les comptes sociaux sont dans le rouge et c'est la grande catastrophe.

Ça fait 48 ans que tous les gouvernements autorisent les entreprises à ne pas financer la Sécurité Sociale et devinez un peu qui on accuse d'avoir creusé la dette ?

Ils en sont à dire que les gens font exprès de tomber malade pour ruiner le pays.


Les chômeurs coûtent trop chers, l'école coûte un bras, les allocations un pognon de dingue et maintenant, ce sont les malades qui font rien qu'à ne pas guérir pour creuser la dette.

Ce qui est étonnant c'est que les gars, et de plus en plus de femmes, sont élus pour s'occuper bien du pays mais que prendre soin des pauvres, des vieux et des malades, on croirait qu'ils trouvent ça excessif.

C'est pourtant le cœur de métier de la politique.

Député c'était un peu comme médecin ou infirmière, un choix de carrière pour s'occuper des autres. Je ne sais pas à quel moment ça a changé.

Est-ce que c'est excessivement de gauche de dire qu'être élu c'est s'assurer que les gens vivent bien ?

On en est à 14 millions de pauvres, il y a 4,5 millions de personnes qui mourraient de faim s'il n'y avait pas les associations et 330 000 SDF dont des femmes et des enfants, je n'ai pas l'impression que ça sente le bien-être et la félicité pour la population.

Le bilan de nos élus n'est pas très positif. Un peu comme les comptes du pays, c'est raccord.

Les milliardaires, ça va.

Le double-quinquennat d'Emmanuel Macron va rester comme une grande décennie pour les plus fortunés. Ils se sont faits des gonades en métal précieux comme on dit pour ne pas utiliser le mot couilles ou ovaires à la radio.

Si on avait élu, je ne sais pas moi, un mécanicien ou une infirmière à la tête du pays et qu'on se retrouve avec des comptes dans le rouge, on pourrait leur trouver des circonstances atténuantes mais là ?

Ce sont des professionnels de la profession. Ils sont même depute de père en fils. Pardon, député, j'ai oublié les accents.

«Emmanuel Macron, le génie de la finance» avait titré la presse en 2017. Qu'est ce qu'on avait ri.

Je suis allé vérifier, si vous avez internet, servez-vous en : ce qui coûte le plus cher pour les comptes sociaux du pays c'est le nombre de retraités.

Je vous laisse réfléchir.

Ils sortent d'où tous ces retraités ? C'est une génération spontanée ?

N'y avait-il moyen d'envisager que tous ces gens nés après guerre allaient un jour ou l'autre vouloir se mettre au repos ? Et profiter de leur pension ?

Le pays est dans un tel état financier qu'on dirait qu'une horde de vieux est soudain apparue au guichet de la banque pour réclamer sa retraite.

Et comme «gouverner c'est prévoir», on se demande avec tata Jacqueline si on n'aurait pas mieux fait d'élire un maçon à l'Élysée ou une mère de famille célibataire à la tête du pays.

C'est des gens qui font attention et qui s'y connaissent pour tenir un budget…

[Les temps sont durs, vous pouvez m'aider au quotidien  par ici ]