dimanche 8 novembre 2009

L'important [C'est la classe !].


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L'important, tu vois, ce n'est pas tellement que tu aies perdu ton boulot cette année. Nous sommes bien conscient de ta souffrance et des difficultés que tu éprouves à boucler tes fins de mois. Nous en parlons souvent, crois-nous.

Non, le problème qui nous intéresse aujourd'hui, c'est de savoir comment tu vis cela dans ton identité française. Il nous importe qu'en tant que chômeur tricolore, tu te sentes bien dans ta Nation. Il est essentiel pour nous qu'en tant que pauvre, tu sois fier d'être français…


jeudi 5 novembre 2009

La relance [une réaction ?]

Afin de rétablir notre identité nationale, il est plus que temps de revenir à nos véritables valeurs. Notre patrie, de longue date, s'est toujours nourrie aux deux mamelles du travail et de la famille. Nous mesurons aujourd'hui, devant les chiffres alarmants du chômage combien nous nous sommes fourvoyés.

Il est plus que temps de remettre sur pied le système ancien qui a bâti notre richesse. La France a pu devenir une puissance mondiale grâce à la force des bras de l'homme et la souplesse de l'utérus de la femme. Il est plus que temps de reprendre la pièce où nous l'avions laissé, de relancer le spectacle d'avant. Il est plus que temps que les chômeuses go home*.



Ce jeu de mot vous est offert gracieusement par les établissements Poireau et Cie

lundi 2 novembre 2009

Les valseuses [deux pas en arrière !]


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Êtes-vous bien conscients que la castration physique que
la sémillante madame Alliot-Marie propose d'appliquer aux délinquants sexuels, consiste simplement à leur couper les couilles ? C'est donc d'être équipé d'une paire de roubignoles qui implique la perversion sexuelle ? Et son ablation qui permettra de devenir un homme meilleur dans une sexualité apaisée ? Une fois dépourvu de ses valseuses, le dangereux pervers rentrerait donc dans le rang de la normalité sexuelle.

Nous noterons au passage que le projet ne dit rien du châtiment qu'il convient d'appliquer aux très nombreuses mères abusives, aux femmes infanticides ni comment lutter contre toutes les autres folcocheries de la gente maternelle.

Si nous pensons aux pauvres petits enfants blonds dont les grands yeux clairs se mouillent de larmes à cause de la souffrance de leur minuscule corps sans défense face à la sauvage agression de l'adulte prédateur et en érection, une envie de découpage peut subvenir. Est ce une raison pour céder à cette pulsion sans d'abord prendre le temps de se calmer en répondant à quelques questions simples :

1. La couille molle est-elle une garantie pour la paix des familles ?

2. A l'inverse, être en possession d'une bonne paire de boules dans le caleçon, doit-il amener à s'interroger sur ses pensées les plus secrètes ?

3. Sera-t-il offert une séance de chirurgie réparatrice en cas d'erreur judiciaire ? [Et si la réponse est oui, réclamons à l'État la création d'un service public chargé de la conservation des gonades dégommées !]


Sous couvert de la légitime émotion suscitée par quelques faits divers, la droite extrême qui nous gouverne, en profite pour s'offrir une belle régression en matière de Justice. Non seulement, elle lance le retour aux sévices physiques en tant que réparation d'une faute mais de plus, elle se permet de réinventer la double-peine. C'est en effet après des années d'un emprisonnement solitaire, qu'on appellera le condamné pour lui sectionner les roupettes.

C'est d'une grande perversion dans le timing. Juste au moment où il pouvait espérer en retrouver un usage normal [notamment autre que masturbatoire] que sssshlaaak !, on le sépare brutalement de ses précieuses. Heureusement pour l'opinion publique, nous avons depuis longtemps renoncé à l'usage du pagne et de la machette en faveur du port de la blouse et de l'excellente dextérité que permet le bistouri.

S'il s'avérait que nos députés et sécateurs sénateurs donnent leur accord à une évolution du droit pénal en ce sens, nous pouvons d'ores et déjà préconiser d'autres pistes dont on devine par avance la totale efficacité :
. Je propose qu'à tout élève surpris à copier le devoir de son voisin de table, il soit décidé de crever l'œil responsable des faits. Et les deux yeux si la triche est avérée durant un examen qui permet d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur.

. S'il est évident qu'il faille trancher la main des voleurs, pourquoi ne pas proposer l'ablation du tibia de la jambe droite pour les chauffards reconnus responsables d'un accident mortel ?

. La tonsure pour les coiffeurs incompétents, l'enlèvement d'un poumon pour les fumeurs récalcitrants, d'une bonne partie du foie en cas d'ivresses tapageuses et vomitives sur la voie publique, et bien entendu, je préconise qu'on étudie, pour les élus ayant manqué de tenir leurs promesses, la possibilité de leur couper la langue.

Tout le problème de ce genre de législation, c'est que cela parait être une excellente solution aussi longtemps que nous nous pensons dans le camp des gentils…



Merde, si la droite comprend soudain
que la sexualité dépend aussi
et en grande partie
d'un fonctionnement psychologique,
je crains qu'elle ne propose
le retour à la décapitation…


dimanche 1 novembre 2009

UMP [PMU !]


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Nicolas Sarkozy, alors qu'il perd du terrain à mi-course, essaie de se remettre en selle. Il parie sur son poulain Eric Besson pour chevaucher le thème de la nationalité.

Sensible à ce manège, piqué à vif, la horde des blogueurs, qui piaffait d'impatience, se place sur la ligne de départ. Ils font la queue pour remettre le fer au feu. Toute une cavalerie d'articles parait sur le sujet qui règle son allure sur le pas des auteurs. Certains ruent dans les brancards, d'aucuns abusent des cravaches, d'autres encore jouent les boute-en-train. Ils sautent l'obstacle ou bien le contournent de quelques saillies.

Etalons notre pur-sang au triple galop semble être le nouveau slogan de l'UMP qui révise son tiercé de tête des valeurs. Finie la liberté, on s'attache à sa terre. Le boulonnais, l'ardennais, le percheron ont un nouveau trait commun : ils sont de la nation et s'attèlent à en défendre le sillon. Ils sont ceux qui se lèvent tôt mais sans se mâtiner…