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Êtes-vous bien conscients que la castration physique que la sémillante madame Alliot-Marie propose d'appliquer aux délinquants sexuels, consiste simplement à leur couper les couilles ? C'est donc d'être équipé d'une paire de roubignoles qui implique la perversion sexuelle ? Et son ablation qui permettra de devenir un homme meilleur dans une sexualité apaisée ? Une fois dépourvu de ses valseuses, le dangereux pervers rentrerait donc dans le rang de la normalité sexuelle.
Nous noterons au passage que le projet ne dit rien du châtiment qu'il convient d'appliquer aux très nombreuses mères abusives, aux femmes infanticides ni comment lutter contre toutes les autres folcocheries de la gente maternelle.
Si nous pensons aux pauvres petits enfants blonds dont les grands yeux clairs se mouillent de larmes à cause de la souffrance de leur minuscule corps sans défense face à la sauvage agression de l'adulte prédateur et en érection, une envie de découpage peut subvenir. Est ce une raison pour céder à cette pulsion sans d'abord prendre le temps de se calmer en répondant à quelques questions simples :
1. La couille molle est-elle une garantie pour la paix des familles ?
2. A l'inverse, être en possession d'une bonne paire de boules dans le caleçon, doit-il amener à s'interroger sur ses pensées les plus secrètes ?
3. Sera-t-il offert une séance de chirurgie réparatrice en cas d'erreur judiciaire ? [Et si la réponse est oui, réclamons à l'État la création d'un service public chargé de la conservation des gonades dégommées !]
Sous couvert de la légitime émotion suscitée par quelques faits divers, la droite extrême qui nous gouverne, en profite pour s'offrir une belle régression en matière de Justice. Non seulement, elle lance le retour aux sévices physiques en tant que réparation d'une faute mais de plus, elle se permet de réinventer la double-peine. C'est en effet après des années d'un emprisonnement solitaire, qu'on appellera le condamné pour lui sectionner les roupettes.
C'est d'une grande perversion dans le timing. Juste au moment où il pouvait espérer en retrouver un usage normal [notamment autre que masturbatoire] que sssshlaaak !, on le sépare brutalement de ses précieuses. Heureusement pour l'opinion publique, nous avons depuis longtemps renoncé à l'usage du pagne et de la machette en faveur du port de la blouse et de l'excellente dextérité que permet le bistouri.
S'il s'avérait que nos députés et sécateurs sénateurs donnent leur accord à une évolution du droit pénal en ce sens, nous pouvons d'ores et déjà préconiser d'autres pistes dont on devine par avance la totale efficacité :
. Je propose qu'à tout élève surpris à copier le devoir de son voisin de table, il soit décidé de crever l'œil responsable des faits. Et les deux yeux si la triche est avérée durant un examen qui permet d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur.
. S'il est évident qu'il faille trancher la main des voleurs, pourquoi ne pas proposer l'ablation du tibia de la jambe droite pour les chauffards reconnus responsables d'un accident mortel ?
. La tonsure pour les coiffeurs incompétents, l'enlèvement d'un poumon pour les fumeurs récalcitrants, d'une bonne partie du foie en cas d'ivresses tapageuses et vomitives sur la voie publique, et bien entendu, je préconise qu'on étudie, pour les élus ayant manqué de tenir leurs promesses, la possibilité de leur couper la langue.
Tout le problème de ce genre de législation, c'est que cela parait être une excellente solution aussi longtemps que nous nous pensons dans le camp des gentils…
Merde, si la droite comprend soudain
que la sexualité dépend aussi
et en grande partie
d'un fonctionnement psychologique,
je crains qu'elle ne propose
le retour à la décapitation…