mardi 11 octobre 2011

Primaires [secondaires !]




Je voudrais ne me fâcher avec personne mais le meilleur candidat* pour représenter le Parti Socialiste (et donc une grande partie de la gauche) aux élections présidentielles sera celui ou celle dont le nom* sortira vainqueur des primaires en cours.

Je m'excuse de vous rappeler ce principe* mais j'ai croisé dès hier soir, des supporters de tel ou telle qui affirmaient leur dégoût pour les résultats du premier tour et décidaient publiquement d'aller seconder le docteur Mélenchon dans ses efforts pour réanimer une extrême gauche actuellement décédée.

Ainsi, s'ils se sont engagés dans le soutien à une personne* qui a prêté serment sur le socle commun du programme du PS, s'ils sont allés déposer leur bulletin dans l'urne au nom de ce ou cette candidate, s'ils ont signé au passage une charte des valeurs de la gauche et s'ils ont versé un euro afin que les organisateurs compensent en partie les frais de cette opération démocratique inédite, c'était pour le lendemain matin, retourner leur veste et fouler d'une Nike méprisante leurs propres engagements.

Nous souhaitons bien du courage à monsieur Melenchon pour s'accoutumer à un tel niveau de volatilité dans les engagements.

Je croyais sottement que les primaires* ainsi organisées étaient une avancée intéressante dans la décorsetisation de notre démocratie, une manière de pouvoir présenter au suffrage du peuple, toute l'étendue de ces conceptions en matière de société, sans avoir à fricoter longtemps dans un parti afin d'en gravir les rouages.

A en juger de cette réaction de certains, il reste encore des explications à donner sur le fonctionnement de la démocratie et du scrutin majoritaire à deux tours. En gros, tu exposes tes idées et si les gens à qui elles sont destinées s'appliquer n'en veulent pas, ils ne votent pas pour elles*. Et tu es éliminé. Voilà.

Personnellement, j'avais choisi Arnaud Montebourg* pour sa volonté affirmée de réguler le système financier. Face aux remplumés de 2008 qui nous reviennent le cul à l'air et la gueule enfarinée, il me semble qu'il serait bon de changer les régles bancaires. Je veux bien qu'on produise de l'argent à foison mais je tiens un petit peu à ce qu'il serve à autre chose qu'à indemniser les financiers.

L'État (coucou, c'est nous !) n'a pas pour vocation* de sauver de la faillite tout un tas d'entreprises privées qui gèrent aussi mal leurs affaires !

Même s'il a mis une bonne petite claque aux résultats pressentis par les sondeurs, Arnaud Montebourg* n'est pas qualifié pour le tour suivant. Seuls Martine Aubry et François Hollande sont en position d'être choisis pour représenter le Parti Socialiste (et donc une grande partie de la gauche) à l'élection présidentielle.

J'offrirai ma voix à l'un ou à l'autre selon les réponses* qu'ils donneront aux questions que Montebourg leur posera par écrit. Mais que dimanche soir puisse voir la victoire de l'une ou de l'autre, ne changera rien à mon vote. Après les primaires, c'est le secondaire qui commence avec le collège. On se rassemble.

Je me souviens d'avril 2002 et de tous ces candidats de la gauche qui folâtraient gaiement avant l'arrivée du résultat du premier tour. La gauche en tête de l'élection mais éliminée dès le premier tour par un Jean-Marie Le Pen tout surpris lui-même de s'y retrouver. 

Je soutiens le Parti Socialiste* pour qu'il soit en mesure de convaincre la majorité des électeurs de ce pays que la gauche au pouvoir c'est meilleur pour nous tous. Les primaires ont déjà permis de rendre audibles par le plus grand nombre, une bonne partie de ses idées. Je me réjouis déjà de cette première victoire qui n'est qu'un premier pas…

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Note : à l'heure où j'écris ces lignes, je penche pour Martine Aubry. Lors de la conclusion du troisième débat, elle a rappelé aux français que ce n'est pas seule qu'elle pourra changer les choses mais avec l'aide de tous. François Hollande prend la pose de l'homme providentiel…

Emprunt d'image*


dimanche 9 octobre 2011

La course [chute à l'arrière !]




Ils sont bien embêtés à l'UMP depuis qu'il y a le petit qui rame. Non, pas le futur-né de Carla, le Président, imbécile. Ils ne savent pas trop comment faire pour s'en dépêtrer. Il y a bien quelques tentatives de proposer* des primaires pour choisir le candidat mais personne n'ose l'avancer pour 2012.

Ils pensaient miser sur le champion du monde de la gagne électorale et ils se retrouvent avec un tocard de tiercé en province. En même temps, si tu es attentif, tu ne les sens plus très motivés* pour engager les paris. Tu penses, avec la somme de dégâts qu'ils ont causés au pays, ils calculent déjà que la gauche va redresser les comptes pendant cinq ans pour leur rendre les rènes du pouvoir en 2017.

Ils pourront alors retoucher le pactole*. Je me demande si ce n'est pas ça qu'on appelle la fuite des capitaux, finalement.

Ils se tiennent tous déjà prêts pour la prochaine* et vont laisser le président sortant s'en sortir seul. Tu les vois les Fillon, les Copé, les Bertrand, comme ils se poussent du coude pour ne plus être sur la photo ? Tiens, le premier ministre vient même de reconnaître que finalement faire élire son candidat par l'ensemble de l'électorat était une avancée pour la démocratie.

Tu te souviens comment Jean-François Copé était monté sur ses grands chevaux pour, selon lui, des risques d'atteintes à la vie privée par l'utilisation des listes électorales ? Tu te rappelles des éléments de langages de l'UMP d'avant l'été pour dire pis que pendre de ce processus ?

Après quelques mois en queue de peloton, les voilà qui tournent casaque et se réjouissent du processus. C'est à peine s'ils n'appellent pas à voter pour tel ou tel. François Hollande*, par exemple, ne les dérangerait pas trop…


Nota Benêt : ah tiens en mars 2010, Xavier Bertrand
prônait des primaires à l'UMP, y compris pour Sarkozy

Emprunt d'image*

vendredi 7 octobre 2011

La crise financière [stop ou… encore ?]


La banque Dexia s'effondre, les Etats et les contribuables vont encore devoir payer. Et voilà que les agences de notation dégradent à nouveau la note de l'Italie.
Tout recommence comme avant. Alors, la crise, STOP ou ENCORE ?
La candidature d'Arnaud Montebourg est la seule qui vise clairement et précisément à mettre fin au cycle de la crise en s'attaquant aux marchés financiers. C'est le seul moyen de faire payer la crise par ses responsables et de protéger les classes moyennes et populaires.

Pour tout savoir d'Arnaud Montebourg et de son projet
Pour savoir comment et où voter dimanche 9 et 16 octobre.

Nota Boulet : si la video ne fonctionne pas, c'est ici

mercredi 5 octobre 2011

Les politiques [pour être honnêtes !]




On peut toujours s'en prendre aux hommes* politiques. On peut en vouloir aux gars qui récupèrent de l'argent au noir aux noirs de la France-à-fric. On peut insulter les corrompus et vilipender les corrupteurs. On peut leur reprocher de ne pas tenir les belles promesses aux ailes dorées qu'ils avaient pourtant lâchées dans l'air d'un air sincère.

On peut toujours les traiter de tous pourris jusqu'à l'os et les montrer du doigt*. On peut se moquer de leur inépuisable capacité à mentir. On peut s'en prendre à leur statut social de nouveau riche pour accepter de bien vouloir se mettre au service de la chose publique. On peut deviner facilement qu'à ce prix-là, s'ils cumulent c'est qu'ils sont vraiment avides.

On peut considérer qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre dans leur manière de s'acoquiner avec les forces de l'argent*. On peut s'étonner de leur surdité aux vrais problèmes des vrais gens qui sont souvent les tiens. Les soucis comme les personnes. On peut trouver qu'ils sont la honte personnifiée, la lie de l'humanité, le résidu des déchets du monde.

On peut regretter qu'ils ne soient pas très efficaces dans la gestion de la commune, de la région, du pays. On peut s'éberluer de leurs échecs successifs non à changer la vie mais au moins améliorer l'ordinaire. On peut constater le recul* qu'ils acceptent de nos droits acquis comme, par exemple, un salaire suffisant pour vivre et ne pas mourir de faim dans la rue. On peut s'énerver de la manière dont ils essuient leurs belles godasses sur le tapis de nos valeurs.

Mais alors, il reste deux questions auxquelles on est confrontés : 

. Pourquoi sont-ils sans cesse réélus ?

. Pourquoi n'est on pas nous-mêmes engagés plus avant dans un véritable projet politique ? 


Dessin de Franck Chartron, Giant King Option ?*