mardi 7 juillet 2026

Chronique parlée n° 7 : le CDD à vie.

 

Ceci est le septième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio.
Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute et interprété derrière un micro.
[Si tu es comédien·e et que tu veux t'en emparer, parlons-en !]

 

Si tu regardes, le président de la République, il a un contrat en or.

D'accord c'est un CDD mais c'est un CDD où, quand tu as dépassé la date de fin de mission, tu continues de toucher le salaire. C'est un truc de fou, non ?

Les personnes qui viennent la bouche en cœur parler de la « VALEUR TRAVAIL » sont exactement les mêmes qui trouvent cette situation comme allant de soi.

Parfois j'ai l'impression que la publicité a beaucoup trop d'influence sur la politique. Édouard Philippe présente sa candidature parce qu'il le vaut bien.

Comme François Hollande.

Ces gens veulent être président non pas parce qu'ils veulent réduire la pauvreté ou loger les personnes qui vivent dans la rue avec femme et enfants, ils veulent louer l'Élysée pour cinq ans (minimum) parce que le marbre et les dorures illuminent bien leur teint.

Jordan Bardella qui s'y croit déjà est parti à l'échauffement. Comme coach, il a pris une princesse. Parce qu'il le vaut bien.

Une fois ton mandat terminé, apparemment, tu ne peux plus travailler et tu touches une grosse indemnité. C'est comme l'allocation versée aux handicapé·es bloqué·es chez eux par un problème mécanique mais tu touches chaque mois comme si tu étais des centaines de handicapé·es à toi toute seule.

En vrai, tu as le droit de bosser un peu si ça te chante, c'est cumulable.

Je dis "bosser" mais vous comprenez bien que ça n'est qu'une façon de parler. C'est pas du travail comme tirer des brouettes de ciment sous le cagnard tous les jours huit heures durant pour 12,31 euros bruts de l'heure.

Par exemple, j'ai lu, je ne sais plus où, que Nicolas Sarkozy, pour une conférence d'une soixantaine de minutes, il facture jusqu'à 300 000 euros.

C'est un peu mesquin, populiste ou les deux de ma part de le souligner mais 300 000 euros, ça fait combien de postes d'infirmières ?

Et même si tu as été un très mauvais président, tu gardes le salaire à vie.

Même si tu as été le candidat qui s'est fait élire sur la promesse de combattre ton ennemi la finance pour finir par inventer le CICE qui n'est jamais que la subvention d
u CAC40 par notre argent public ?

Dans toutes les formes possibles de la démocratie, j'ai l'impression qu'on a retenu la version la plus floue.

Nous élisons collectivement un président pour 5 ans (
en moyenne un président est élu par le choix de 19 millions de votants), nous lui confions les clefs du coffre national et le bouton de l'arme nucléaire mais il ne signe aucun contrat.

Il ne s'engage pas par écrit sur son objectif et il n'est responsable de rien.

Même s'il a fait la promesse d'augmenter les salaires des pauvres pour finalement baisser l'impôt des plus riches, en tant que peuple éclairé, tu peux juste fermer ta bouche.

Même s'il a creusé la dette alors qu'il est venu de la finance avec une bonne réputation, il n'y a aucun procès possible. Personne ne peut lui demander de comptes.

Comme disait Emmanuel Macron : «Je suis légitime et tu peux plus rien faire, nananère»


lundi 15 juin 2026

Nicolas [Nico plus là]

Je n'ai jamais expliqué à Nicolas pourquoi j'avais pris mes distances alors que nous étions amis.

Vous le savez vous, qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire aux gens. Soit qu'ils ne les comprendraient pas soit ça irait au clash et la vie est trop courte pour la passer à s'engueuler.

Nicolas est mort, je perds un ami dont je m'étais éloigné.

Au tout début il y a eu la vague des blogs et bien qu'en tête des classements parmi les plus populaires, il y avait Nicolas qui s'intéressait aux autres blogueurs.

C'était normal qu'il soit aussi haut dans les classements. Il avait un talent extraordinaire pour écrire des choses drôles, y compris à propos de politique.

J'ai parfois dormi chez lui et je l'ai vu, au petit matin, la tête dans le cul de la cuite de la veille et la clope au bec, torcher un article en 14 minutes et écrire avec un talent incroyable.

Mais Nicolas avait plusieurs faces dont il fallait tenir compte. Ses amitiés avec l'extrême droite étaient inacceptables. Sa manière d'insulter certaines personnes, souvent des femmes ou des personnes de couleur posaient plus que problème.

Sa vision de la politique, masquée par une grosse culture et une aisance à développer un point de vue consistait essentiellement à "quoi faire pour gouverner ?". Peu importe que ledit président soit untel ou untel pourvu qu'on ait le pouvoir.

Ça nous donne un quinquennat comme celui de François Hollande à la suite duquel les trois quarts des blogueurs dit socialistes devraient s'enterrer six pieds sous terre.

Il me semble surtout que j'ai trop vu les failles de Nicolas pour rester son ami plus longtemps. Il n'acceptait jamais la contradiction et le rappel des valeurs de gauche.

Et puis surtout, surtout, assister à son alcoolisme que j'ai compris comme une forme de suicide à vitesse lente était devenu insupportable.

La dernière fois que je suis allé chez lui, les toilettes fuyaient, tout était sale, plus rien n'était rangé, j'ai compris qu'il était en train de couler et qu'il n'y avait rien à faire contre ça.

Nous sommes bien obligés de laisser les autres faire ce qu'ils veulent de leur vie. J'aurais aimé que Nicolas le comprenne mais vous le savez vous, il y a des choses qu'on ne peut pas dire aux gens. La vie est trop courte pour la gâcher à s'engueuler.

Ciao Nicolas. 

———

Bisous à ses proches, bisous Franssoit, bisous aux blogueurs autrefois de gauche et bisous à ceux qui sont drôles. 

 

 

samedi 6 juin 2026

Les dentifrices [sur la planète !]


 
Par curiosité hier, au supermarché, j'ai compté les dentifrices. Je me suis arrêté à vingt-quatre parce que j'en avais marre de compter.
 
Est ce qu'on a vraiment besoin d'une société où il existe vingt-quatre variétés de pâte dentaire ?
 
C'est chouette d'avoir le choix et tout ça mais est-ce qu'on a vraiment besoin d'épuiser la planète dans le but de fabriquer autant de produits différents ? Et est-ce qu'on se lave la bouche tant que ça ?

J'ai appris récemment que dans le désert de l'Utah, ils sont en train d'installer une gigantesque usine à serveurs. Des milliers de milliers d'ordinateurs qui vont tourner 24 heures sur 24 et qu'il faudra réfrigérer en permanence dans le seul but d'exploiter nos données.

Exploiter nos données, c'est quand le grand algorithme des internets cherche à savoir si tu préfères te brosser les dents avec un goûts citron plutôt qu'un goût menthe ultra-fraîche dans le seul but de t'afficher la bonne publicité sur l'écran de ton smartphone pour que tu l'achètes.

On dit que ça n'est pas grave parce que l'Utah c'est un désert. Je suis fatigué, c'est toujours la même rengaine.

Tant qu'il n'y a qu'une prairie, une forêt ou une étendue de sable, nous humains, considérons qu'il n'y a rien. Nous ne pensons absolument jamais que les espaces naturels sont le lieu de vie d'un tas d'autres espèces bien plus utiles que nous à l'équilibre du monde.

Nous détruisons la planète pour vendre du dentifrice.

 

Nota benêt : en matière de dentifrices ou de lessives,
l
a plupart des marques qui nous sont présentées
comme "concurrentes" sont en réalité la propriété de
2 ou 3 gros industriels. C'est un faux marché concurrentiel.

 

[Source Image : Efired | iStock

mercredi 8 avril 2026

Les jeunes d'aujourd'hui [c'était mieux avant]


 

 

J'ai lu un article récemment qui était plein de dépit en décrivant la génération des jeunes du moment comme manquant totalement d'ambition, au point de se foutre de tout. L'auteur parlait d'aquoibonisme.

J'ai assez d'années au compteur pour rassurer tout le monde : chaque génération, une fois devenue adulte, se met à critiquer des plus jeunes qu'elle parce qu'ils sont nuls. C'est une sorte de tradition, d'invariant dans l'équation.

Je me souviens tellement de comment on nous traitait de petits cons quand j'étais jeune que je me refuse depuis lors à rentrer dans ce jeu. Ne pas comprendre une population parce qu'on en est extérieur, n'est jamais une autoroute vers la compréhension.

Et puis, comment en vouloir à ces jeunes d'aujourd'hui de ne pas croire à la valeur travail et à toutes ces choses de la servitude ? Quand on a pour parents des gens qui se sont, toute leur vie, défoncés au boulot, année après année, pour finir avec une retraite sous le seuil de pauvreté, comment ne pas les comprendre ?

Je les trouve plutôt intelligents. Ils font ce que nous aurions du faire avant eux. Quand je dis nous, j'inclus toutes les générations qui les ont précédés, c'est à dire faire un pas de côté et refuser d'entrer dans la course.

Et puis, j'ai vérifié, les parents de ces jeunes qu'on montre aujourd'hui du doigt pour les stigmatiser ont pour parents des personnes qui ont dansé la tecktonik. Comment voulez-vous que leurs petits les prennent au sérieux ?

Source image : Devon Michelle Photography / The GuardianThe Guardian

dimanche 8 février 2026

Chronique parlée 06 : mourir dehors

Ceci est le cinquième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio.
Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute et interprété derrière un micro.
[Si tu es comédien·e et que tu veux t'en emparer, parlons-en !]

 

Une fois qu'on a sorti de la rue les femmes avec enfant(s) puis les femmes sans enfant, il faut tout recommencer depuis le début et les hommes sont toujours laissés dehors.

Attention, je vois déjà l'hystérie te monter aux narines, je ne dis pas que les hommes devraient être plus aidés que les femmes. Je souligne juste que c'est tellement devenu un tsunami qu'on n'a plus le temps de mettre tout le monde à l'abri.

Ils ont même inventé un mot pour ça : le « sans-abrisme »". Comme si c'était une tendance et que le populo tricolore allait se précipiter pour être à la mode.

Vous avez remarqué que quand on sauve quelqu'un de la la rue, ça n'est jamais la faute de personne ?

Quand l'État, une région ou une commune doit débourser des milliers d'euros pour éviter que quelqu'un ne meurt de froid sur un trottoir, c'est de la faute de personne.

C'est comme si l'individu en question avait volontairement choisi de vivre sans toit mais aussi sans toilette ni salle de bain. Un matin, il en a eu marre, il ou elle est parti·e vivre à la belle étoile, voici son histoire.

Alors que derrière chaque cas, on le sait, il y a le parcours d'une personne qui perd socialement pieds et qui n'arrive plus à faire face aux sommes qu'on lui réclame. Quels que puissent être les épisodes précédents, il y a toujours, et je dis bien toujours, quelqu'un qui, à un moment, décide de jeter cette personne à la rue.

C'est légalement possible et ça n'entraîne aucune conséquence.

Par exemple, le propriétaire de Jean-Louis, 53 ans, mort de froid l'autre jour dans une ville de Normandie n'est-il pas un peu responsable du décès ? En prenant l'initiative de le mettre dehors, ne porte-t-il pas une part de responsabilité dans cette mort ?

Il faut le rappeler : ça n'est pas le froid qui tue les gens qui dorment dehors. C'est l'absence d'argent qui les fait vivre dehors jusqu'à la mort.

Je suis à peu près certain qu'environ 98% des personnes sans domicile préféreraient avoir un toit et des toilettes plutôt que d'avoir froid 24 heures sur 24.

Parce que dis toi bien que si toi, tu as froid dix minutes parce que c'est l'hiver, vivre sans abri, c'est n'avoir aucune possibilité de te réchauffer, jamais.

Et ça n'est pas le manque de logements qui fait que les gens dorment dehors. C'est l'incompatibilité entre le niveau de leurs revenus et le montant que réclament les propriétaires qui les fait vivre dehors jusqu'à la mort.

Il faut le rappeler : 
ça n'est pas le froid qui tue les gens qui dorment dehors, c'est le capitalisme. Ce truc qui accorde plus d'importance aux sommes que ça rapporte plus qu'à tout autre chose, même l'humanité.

On connait des tas de personnes qui possèdent plusieurs appartements qu'ils laissent inoccupés. Peut-être qu'ils ne trouvent pas de couillons assez stupides pour leur payer le montant des loyers qu'ils réclament. Ou peut-être qu'ils ne trouvent pas de gens assez bien pour habiter dans leur magnifique propriété.

Si j'étais député, je proposerais la création de la T.H.U. Une « Taxe sur l'Habitation d'Urgence ». Elle s'appliquerait, selon un montant qu'il reste à déterminer, à chaque bien immobilier inoccupé. L'argent ainsi récolté serait affecté exclusivement à une caisse chargée de financer le relogement des plus pauvres qui vivent dans nos rues.

Tu ne veux pas payer la taxe ? [En criant:] Tu n'as qu'à louer tes biens et empocher les loyers.
C'est simple.
Si tu ne mets pas en location tes biens, c'est que cet argent ne te manque pas.
C'est simple.

Surtout cette THU a pour but de créer un lien de responsabilité : on ne nait pas SdF, on le devient. Il y a bien quelqu'un qui, à un moment, te pousse dans le dos pour que tu ailles vivre dehors.

Comme si être dehors c'était vivre… mais c'est un autre sujet.
 

mercredi 7 janvier 2026

Chronique parlée 05 : la navigation en ligne

 Ceci est le cinquième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro.
[Si tu es comédien·e et que tu veux t'en emparer, n'hésite pas] 

 

 

 

Je suis comme beaucoup de gens, largement insatisfait du moteur de recherche que l'on connait tous et dont le nom commence par la lettre G.
On retiendra pour l'histoire d'internet, que cette entreprise nous a offert un outil essentiel qui a permis le développement rapide qu'a connu la toile.

À l'époque, on disposait déjà de plusieurs navigateurs mais on n'avait encore ni sextant, ni géographe. Comment aurions-nous pu prendre plaisir à naviguer dans un océan d'adresses HTTP si nous n'avions pas disposé, grâce à eux, d'une cartographie évolutive des lieux ?

Puis, bien plus tard [les plus attentifs d'entre vous remarquerons que je saute ici quelques épisodes palpitants, vous pourrez les trouver facilement, vous avez internet !] Larry Page et Sergueï Brin, les deux fondateurs de cette boîte qui gagnaient déjà plein d'argent, ont voulu en gagner encore plus et ils ont laissé n'importe qui détourner le travail du géographe en chef : l'algorithme.

Ils ont vendu à un tas de sites, à des milliers d'entreprises et des millions de publicitaires de réécrire les cartes de navigation à leur avantage. Ils ont acheté le droit, en quelque sorte, de modifier le tracé des cartes existantes, de changer l'emplacement des routes et des chemins de manière à les faire arriver chez Coca Cola et McDo.

Tu demandais au moteur de recherche dont le nom commence par la lettre G, des informations sur la personne qui a découvert l'Amérique et le robot textuel te proposait en retour la chanson de Joe Dassin d'un côté et la possibilité de louer un vol, un hôtel et plusieurs véhicules dans le pays des cow-boys.

Ta curiosité menait des recherches sur l'origine du mot « TOMATE » et de la plante elle-même et, pour répondre à ta requête, le moteur de recherche t'offrait un bon de réduction sur des sauces en tout genre et, dans le même temps, la possibilité d'acquérir des outils de jardinage.

Il y a un morceau de musique que j'adore, c'est « Sheep » de Pink Floyd, c'est sur l'album « Animals ». Je donne l'impression de passer du coq à l'âne, ou plutôt au mouton mais pas du tout, vous allez voir.

Le morceau «sheep» donc, disais-je avant d'être interrompu par moi-même, démarre par une ambiance bucolique à la campagne avec un troupeau de moutons dont tu entends les bêlements pendant que le clavier débarque sur la scène auditive en arrivant de loin et avec des notes d'une douceur et d'une légèreté qui me ravissent.

C'est la musique qui me réveille le matin, je vous la conseille, c'est le contraire de la brutalité. Et comme cette intro champêtre dure exactement une minute avant d'enchaîner sur une chanson beaucoup plus rock, elle est vraiment parfaite. Elle te rappelle elle-même qu'il serait peut-être temps de se bouger les miches.

J'ai chez moi, un piano qu'on m'a donné. Un piano électrique, j'habite pas un château non plus. Mais il reproduit à la perfection le vrai beau son de la corde frappée par un manteau, ce qui constitue tout le charme de cet instrument. J'ai toujours pour ambition, même si elle ne se concrétise toujours pas, d'apprendre à en jouer.

Par curiosité, j'ai donc demandé à ChatGPT, s'il y avait quelque part sur internet, une partition de ce morceau « Sheep », surtout la partie du clavier du début et adaptée pour le piano. Il m'a répondu que ça n'existait pas de manière gratuite et téléchargeable mais il m'a proposé différents sites où je pouvais trouver une transcription.

Comme je lui ai expliqué que j'étais tout à fait novice dans la pratique du piano et que ça me semblait un peu compliqué, il a proposé de m'écrire lui-même un programme, étalé sur plusieurs jours, pour me permettre d'apprendre à jouer la partie piano de « Sheep » de Pink Floyd, ce qu'il a fait.

Le cours individuel produit par ChatGPT m'explique quoi faire avec ma main gauche et quoi faire avec la droite. Surtout il établit un plan de progression afin d'arriver à la maîtrise de cette version simplifiée de la chanson.

C'est là que j'ai compris pourquoi Google a l'air complètement has been avec son moteur de recherche à l'ancienne. Vous voyez, c'est là que je retombe sur mon pieds et que je reprends la route principale.

Après ce petit échange de quelques minutes avec cette IA, j'ai la même impression de saut dans le futur que quand on est passé du web 1.0 au web 2.0, quand on est passé d'un ensemble de pages consultables mais statiques à une nouvelle version d'internet dans laquelle chacun·es d'entre nous pouvait intervenir et créer du contenu.

Je ne parle pas ici de la catastrophe écologique que l'IA va entraîner mais uniquement de l'outil ChatGPT. On passe d'un moteur de recherche qui guide ton navigateur vers sa destination finale à une navigation menée par satellite. On n'a plus besoin d'aller de port en port, on surplombe à présent l'ensemble des contenus existants et ChatGPT l'utilise pour t'en faire une synthèse personnalisée.

Au lieu de visiter quelques dizaines de pages, pendant de longues minutes, en espérant trouver ce que je cherche (la partition de « Sheep »), je suis directement informé que cela n'existe pas mais que ça peut se fabriquer très facilement.

Jusqu'ici, l'unité de mesure d'internet était la page.

Avec ChatGPT l'unité de mesure d'internet a changé. On passe maintenant à la « meta-page ». Il ne s'agit plus de parcourir un site de son début à sa fin mais d'en extraire directement l'information que nous cherchions.

Avec ChatGPT, c'est la fin d'internet, internet est mort, voici le « metanet »

Nota benêt : évidemment sur quelqu'un recopie
le contenu produit par une autre personne,
il est évident qu'il faut qu'il y ait rémunération.
Je me demande si on va en parler à un moment.
Parce que sans contenus rémunérés, pas de metanet !

vendredi 5 décembre 2025

Chronique parlée 04 : Les animaux par millions

 Ceci est le quatrième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro.
  
 
 
Sur cette planète, nous avons asservi toute une série d'espèces pour les faire se reproduire et que nous les mangions.

Si au début, on les laissait baguenauder dans les pâturages, on est depuis longtemps passé au flux tendu de viande fraîche.

Nous violons leurs femelles pour qu'elles procréent plus vite et quand elles mettent au monde leurs petits, nous les privons de leur nouveau-né afin de conserver, pour nous seuls, le lait qu'elles produisent pour le nourrir puisqu'il est devenu sans destination.

Nous mangeons également son nouveau-né. Faut pas gâcher.

Même en imaginant qu'un animal soit parfaitement bien traité tout au long de son élevage, il sera toujours né d'un viol. Toute sa vie, le fait qu'il existe, l'objet même de son existence, sera toujours de ne vivre que pour être tué au top de sa forme et finisse découpé en morceau dans notre bouche. C'est important qu'on se délecte de sa chair.

Au plus nous avançons dans notre connaissance du monde, au plus se dévoile que les animaux sont des êtres vivants dotés de sensibilité, d'intelligence voire d'une forme de culture, au plus nous devons mettre en regard de ces savoirs, la manière dont nous traitons les autres espèces que la nôtre.

Ces milliards d'individus animaux n'existent, ne sont mis au monde que pour nous servir d'aliment.

Oui, des parents chimpanzés qui transmettent à leurs enfants la manière de casser des noix à l'aide d'un certain type de caillou, c'est déjà de la culture.

Sais-tu qu'un cochon, à l'état naturel a une intelligence qu'on estime supérieure à celle de ton adorable petit chien ? Dans les tests que les scientifiques ont mené avec tout le sérieux dû à leur titre de scientifiques, les truies dépassent les chimpanzés.

Remarquez que le sort que nous réservons à l'espèce chimpanzé en particulier et aux grands singes en général n'est guère enviable. C'est juste qu'on ne mange pas de côtelette de singe, c'est un fait culturel. Ça n'empêche qu'ils prennent cher.
 
Comme quoi, c'est pas parce qu'on est de la même famille qu'on se respecte mieux. 

dimanche 23 novembre 2025

Chronique parlée 03 : L'ogre de la guerre

[Ceci est le troisième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro]
   

 

Je pense qu'on se trompe collectivement en décriant les propos de ce militaire haut gradé qui annonce qu'il va falloir offrir nos enfants à l'ogre de la guerre.

Il y a des gens pour qui c'est important de servir la patrie, y compris en allant faire la guerre. C'est une question d'honneur pour encore pas mal de familles. Ça ne leur suffit pas d'avoir leur patronyme déjà gravé sur le monument aux morts du village, ils ne comptent pas s'arrêter là sur les chemins de la gloire.

Ça n'est pas du tout mon avis. Toutes les guerres se terminent autour d'une table, autant commencer par là plutôt que de découper en morceau la chair de votre chair.

Mais je peux discuter avec eux et entendre leur opinion.

Il m'arrive bien de papoter avec des personnes pour qui un grand barbu passe son temps à observer chacune de leurs actions en comptant les bons points et les images d'Épinal, alors pourquoi refuser un échange verbal avec des partisans de la marche au pas.

Je suis plutôt du genre athée et je trouve très narcissique de croire qu'un dieu doté d'un tas de pouvoirs extra-ordinaires s'intéresse à ma petite personne mais je peux les écouter exprimer leur point de vue. Il se peut que cela éclaire le mien.

Je me demande si ce militaire a des enfants et s'il est prêt lui aussi à les offrir à manger à l'ogre de la guerre. Est-ce qu'il en a parlé à sa femme ? Lançons le débat : ne faudrait-il pas instituer le célibat pour les militaires de profession ?

Parce qu'on a beau te vendre les images merveilleuses des machines de plus en plus performantes, ça reste des petits bijoux destinés à découper les gens en morceaux. Quand on pense que c'est dieu qui décide de tout ça…

 

dimanche 19 octobre 2025

La guerre [Le peuple de l'herbe]

 

 

 

 D'une certaine manière, nous devrions être fiers d'être en Europe. On nous dit que nous sommes des herbivores dans un monde de carnivores mais c'est oublier un peu vite que l'Europe s'est d'abord construite dans le but d'éviter le retour d'un conflit mondial.

1870, 1914, 1939, ça nous fait un peu d'expérience.

Nous broutons une herbe qui a été plusieurs fois fertilisée grâce au sang de nos ancêtres tombés au champ d'horreur. La terre partout est encore grasse de leur mémoire.

On peut toujours s'acheter de nouveaux canons ou des bombes encore plus explosives puisque nous nous retrouvons face à des gens qui ne comprennent que la menace du plus fort mais ce serait une erreur.

Chez l'ennemi, il parait que c'est nous les ennemis.

Tu peux toujours appeler terroriste des résistants ou inversement, selon le camp que tu penses être en accord avec tes propres valeurs. Ce sont les mêmes personnes.

Sauf à utiliser une bombe nucléaire qui déclarerait un match nul définitif pour l'ensemble de l'humanité, une nouvelle guerre tuera quelques millions d'humains, y compris des femmes et des enfants et au bout d'un moment, par fatigue ou par épuisement du stock de poudre, on se retrouvera autour d'une table pour se parler.

Toutes les guerres se terminent autour d'une table pour négocier les conditions pour mettre fin au conflit.

D'une certaine manière, nous devrions être fier·es d'être dans le camp des gens qui savent qu'il n'y a que la diplomatie pour régler nos différends. Qu'on peut taper au tiroir caisse plutôt que de bombarder des civils.

Qu'on peut éviter la mort atroce de quelques milliers de personnes y compris en refusant de bombarder soi-même…

mardi 24 juin 2025

Chronique parlée 02 : la violence du monde

 

 [Ceci est le deuxième épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro]
  

 

Je ne sais pas si vous avez vu la situation ces derniers jours, ça canarde dans tous les coins.

Enfin, ça tire surtout beaucoup dans la région d'Israël.

Maintenant, à chaque fois que je vois un truc se pointer dans le ciel, je me demande si c'est juste un avion qui passe ou bien si c'est l'arrivée de la démocratie et de la liberté qui nous sont envoyées sous forme de missile.

Comme dit tata Jacqueline : «C'est quand même pas en les tapant qu'on va améliorer la vie des gens».

Officiellement, ils bombardent les Iraniens pour les encourager à changer de régime. C'est pas comme si, depuis des mois, les habitants du lieu manifestaient leur mécontentement contre toutes les interdictions qu'on leur impose.

Et sortir manifester en Iran, c'est autrement plus courageux que de larguer des bombes depuis un avion.

FEMME - VIE - LIBERTÉ - MISSILE !
Cherchez l'intrus.

ÉGALITÉ - FRATERNITÉ - ÉDUCATION - CANON !
Cherchez l'intrus.

Allez, un dernier pour la route.

ÉQUILIBRE - BIEN-ÊTRE - BONHEUR - BOMBARDEMENT !
Cherchez l'intrus !

On voit tout de suite que la méthode utilisée n'est pas en concordance avec l'objectif visé.

Mais Donald Trump ou Benyamin Netanyahou n'inventent rien. C'est une vieille tradition, de croire qu'en faisant mal aux gens, on peut leur faire comprendre qu'il faut changer de comportement.

Des esclaves aux enfants, on a déjà tapé sur pas mal de personnes. Y compris les femmes. Avec à chaque fois le même argument : c'est pas que ça nous fait plaisir d'être violent mais c'est parce que cette personne ne veut rien comprendre. On est obligés.

Ce sont toujours les victimes qui se retrouvent coupables des coups qu'elles reçoivent. Les frappeurs ne font que répondre à la nécessaire remise en ordre du monde.

Ce n'est pas de gaieté de cœur que le policier fracasse le crâne d'un manifestant, que le parent bat son enfant ou qu'un président bombarde une population. Ce n'est pas pour son bon plaisir qu'un gouvernement prive les demandeurs d'emploi des moyens de vivre ou nos aînés de toucher une bonne retraite.

Oui, c'est aussi de la violence. Y'en a partout.

On s'est tellement habitués que plus personne ne le remarque. Par exemple, les Iraniens se prennent des bombes de plusieurs tonnes sur la tête et le monde médiatique s'inquiète.

Deux points ouvrez les guillemets :

«ce qui serait vraiment grave c'est si l'Iran décidait de fermer le détroit d'Ormuz». Fin de citation.

Faudrait pas que la guerre nuise au commerce international, il y a des priorités. Les gens qui meurent sous les décombres, les femmes et les enfants, merci de vous laisser bombarder en silence. S'il vous plait.


———
[Les temps sont durs, vous pouvez m'aider au quotidien  par ici ]


mardi 17 juin 2025

Chronique parlée 1 : la horde de vieux

 

 

 [Ceci est le premier épisode d'un exercice d'écriture de chroniques radio. 
 Ce texte est conçu pour être prononcé à voix haute 
 et interprété derrière un micro] 

 

 

Tata Jacqueline me disait l'autre jour :
«Tu as vu l'état du pays ? Heureusement qu'on ne vote que pour des professionnels de la politique, sinon imagine ce que ce serait !».

Et elle a raison tata Jacqueline.

Par exemple, ces jours-ci, vous avez dû l'entendre sur à peu près tous les médias de droite — oui, ok sur tous les médias — : les comptes sociaux sont dans le rouge et c'est la grande catastrophe.

Ça fait 48 ans que tous les gouvernements autorisent les entreprises à ne pas financer la Sécurité Sociale et devinez un peu qui on accuse d'avoir creusé la dette ?

Ils en sont à dire que les gens font exprès de tomber malade pour ruiner le pays.


Les chômeurs coûtent trop chers, l'école coûte un bras, les allocations un pognon de dingue et maintenant, ce sont les malades qui font rien qu'à ne pas guérir pour creuser la dette.

Ce qui est étonnant c'est que les gars, et de plus en plus de femmes, sont élus pour s'occuper bien du pays mais que prendre soin des pauvres, des vieux et des malades, on croirait qu'ils trouvent ça excessif.

C'est pourtant le cœur de métier de la politique.

Député c'était un peu comme médecin ou infirmière, un choix de carrière pour s'occuper des autres. Je ne sais pas à quel moment ça a changé.

Est-ce que c'est excessivement de gauche de dire qu'être élu c'est s'assurer que les gens vivent bien ?

On en est à 14 millions de pauvres, il y a 4,5 millions de personnes qui mourraient de faim s'il n'y avait pas les associations et 330 000 SDF dont des femmes et des enfants, je n'ai pas l'impression que ça sente le bien-être et la félicité pour la population.

Le bilan de nos élus n'est pas très positif. Un peu comme les comptes du pays, c'est raccord.

Les milliardaires, ça va.

Le double-quinquennat d'Emmanuel Macron va rester comme une grande décennie pour les plus fortunés. Ils se sont faits des gonades en métal précieux comme on dit pour ne pas utiliser le mot couilles ou ovaires à la radio.

Si on avait élu, je ne sais pas moi, un mécanicien ou une infirmière à la tête du pays et qu'on se retrouve avec des comptes dans le rouge, on pourrait leur trouver des circonstances atténuantes mais là ?

Ce sont des professionnels de la profession. Ils sont même depute de père en fils. Pardon, député, j'ai oublié les accents.

«Emmanuel Macron, le génie de la finance» avait titré la presse en 2017. Qu'est ce qu'on avait ri.

Je suis allé vérifier, si vous avez internet, servez-vous en : ce qui coûte le plus cher pour les comptes sociaux du pays c'est le nombre de retraités.

Je vous laisse réfléchir.

Ils sortent d'où tous ces retraités ? C'est une génération spontanée ?

N'y avait-il moyen d'envisager que tous ces gens nés après guerre allaient un jour ou l'autre vouloir se mettre au repos ? Et profiter de leur pension ?

Le pays est dans un tel état financier qu'on dirait qu'une horde de vieux est soudain apparue au guichet de la banque pour réclamer sa retraite.

Et comme «gouverner c'est prévoir», on se demande avec tata Jacqueline si on n'aurait pas mieux fait d'élire un maçon à l'Élysée ou une mère de famille célibataire à la tête du pays.

C'est des gens qui font attention et qui s'y connaissent pour tenir un budget…

[Les temps sont durs, vous pouvez m'aider au quotidien  par ici ]

jeudi 27 mars 2025

L'argent [papier-monnaie !]


 

Pour acheter, par exemple, cette marchandise dans un magasin, je peux l'échanger contre un bout de papier de la même valeur. Mais il faut que ce soit un vrai bout de papier, évidemment.

Tata Josette me dit : elle est bizarre ton histoire.

C'est comme ça que ça marche.
En échange d'une certaine marchandise, tu donnes à quelqu'un quelque chose qui vaut symboliquement la valeur de cette chose.
On a choisi des bouts de papier mais c'est une pure convention.
On pourrait très bien payer avec des plumes d'oiseau ou des brins d'herbe.
Pourvu qu'on soit tous d'accord qu'une plume d'oiseau vaut CECI et que deux brins d'herbe valent CELA, les échangent peuvent se faire.

Ta Josette : et c'est pour ça que les gens veulent tout le temps avoir des papiers ? 

D'une certaine manière oui. Il faut avoir des papiers pour acheter de quoi manger, s'habiller, se laver et ceux qui ont beaucoup de papiers les gardent pour eux.

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Source image*

vendredi 24 janvier 2025

L'entretien [Le plus souvent possible !]

J’ai passé un entretien hier et c’était un moment très agréable.

Pendant quelques minutes, une vingtaine vraisemblablement, bien que je n’ai pas compté, l’une après l’autre, les secondes qui s’écoulaient, qui s’étiraient, qui s'empilaient. C’était un temps de sortie du chômage, comme un astronaute qui se rend au dehors, dans l’espace. En apesanteur et À L’EXTÉRIEUR du vaisseau.

J’ai été pendant quelques instants considéré comme une personne capable d’apporter quelque chose à la société. Pas cette sorte de rebut social qu’on tient à l’isolement dans la remise et qui coûte trop cher à nourrir*.

On m’a interrogé sur mon parcours, sur mon expérience de la vie. J’ai pu être pendant toute la durée de cet épisode, comme un véritable personnage avec de la profondeur, une histoire. J'ai pu habiter un récit.

J’ai été considéré.

On m'a écouté, on m'a posé des questions, demandé de préciser tel ou tel détail qui dans ma narration semblait peu importante mais qui, dans l'oreille de la personne écoutante, méritait d'être mieux exploré, plus détaillé.

Je ne sais pas si je serai choisi pour ce poste, il reste 40 personnes à candidater pour 10 places à prendre. Il se peut que cet entretien me permette d'accéder à l'emploi, comme on dit dans les ministères. Il se peut tout autant que je sois laissé encore de côté.

Comme une sorte de rebut social qu’on tient à l’isolement dans la remise et qui coûte trop cher à nourrir.

vendredi 20 décembre 2024

La vie [C'est encore loin ?]

Ça va assez moyen à vrai dire. Je suis fatigué parce que je mesure de plus en plus toute la vie que je manque à cause du manque d'argent.
C'est pas qu'être riche rende plus heureux c'est que le manque d'argent est un perpétuel empêchement de la vie.
Ça me rend triste.
J'aimerais être moins conscient de cette réalité.
Mais la drogue coûte beaucoup trop cher.
J'avais l'habitude, dans les périodes de moins bien, je parle ici du passé antérieur, que la vie finisse par redémarrer. Il suffisait de pousser dans une direction pour qu'elle réponde ou finisse par répondre.
Ça ne marchait pas à tous les coups mais ça finissait par marcher.
Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ai comme l'impression que la vie ne veut plus.
Je tente des trucs et rien ne vient.
"Ça" ne répond pas.
"Ça" ne répond plus.
La vie ne semble plus d'accord pour me donner quoique ce soit.
Plus rien ne me transporte.
Je n'aime pas être pauvre à ce point parce que ça m'empêche de vivre.
Or j'aime la vie.
Et le manque de vie éteint l'envie…

dimanche 10 novembre 2024

On va réussir ! [encore ?]

Des tête de cannabis en plein champ

 

C'est quand même bizarre cette manie de continuer à faire des trucs alors qu'on sait que ça ne marche pas.

Par exemple, la lutte contre le trafic de drogues. Depuis plus de 50 ans on enchaîne les plans massifs et les coups de massues et la France est le pays d'Europe où ça fume le plus. Il faudrait peut-être faire une pause et réfléchir à une autre solution, non ?

Tout en soulignant au passage que lutter contre le cannabis est juste un dogme. En tant que substance nocive, elle arrive loin derrière l'alcool et le tabacs qu'on peut acheter légalement à peu près partout.

Ce ne sont pas les hippies qui disent ça, ce sont les médecins, la science. Des gens respectables qu'habituellement on écoute.

La grande majorité des personnes qui fument de l'herbe sont des adultes qui décident eux-mêmes de ce qu'ils font de leur vie. A quel moment, l'État est en droit de décider à leur place et contre la science que c'est interdit ?

Et puis, si on estime le marché de l'herbe qui détend à 3 milliards d'euros par an, pourquoi ne pas la vendre nous-même et récupérer des taxes au passage ? C'est pas comme si on était en train de pressurer tous les services publics pour gratter jusqu'au dernier centime.

La grande majorité des personnes qui fument vont toujours préférer acheter un produit dont ils connaissent la provenance et la qualité. Les trafiquants n'auront plus qu'à se trouver une autre activité.

Au passage, on aura libéré des centaines d'agents de police de ces tâches stupides et on va pouvoir les remettre au service de la population.

Je ne sais pas pourquoi on fait comme si le nouveau-nouveau ministre de l'Intérieur allait réussir là où l'on sait, par l'expérience, qu'il n'y a que la voie de la légalisation pour éteindre les trafics.

Je ne sais pas. Peut-être qu'il n'y pas encore eu assez de morts et qu'on trouve encore décent qu'un énième ministre de l'Ordre vienne nous vendre sa prochaine très belle réussite.


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Nota Benêt : En plus, on va confier à nos agriculteurs la mission
de nous produire une bonne herbe du Terroir, ça va leur redonner le moral.

 

[Source image*]

mardi 22 octobre 2024

Dans l'Ordre [en vrac !] - Chronique

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En Nouvelle-Calédonie, ce sont les natifs du coin qui trouvent que les blancs expatriés font un peu trop comme si c'était chez eux. L'État Français leur a envoyé les gendarmes pour leur rappeler qui décide de l'ordre tel qu'il doit être.

Ça n'est pas très différent d'Israël qui fait un peu trop comme si c'était chez elle surtout quand c'est chez le voisin et que le voisin gueule un peu trop fort. Ils ont pas mal de gendarmes et de militaires. Ils s'entrainent tout le temps.

En Martinique, ce sont des gens qui trouvent que la quantité de nourriture qu'ils peuvent acheter avec l'argent qu'on leur donne est largement insuffisante. L'État Français leur a envoyé les gendarmes pour leur rappeler que c'est le libre marché.

Ça n'est pas très différent de la manière dont on a géré les #GiletsJaunes quand ils ont hurlé qu'ils ne s'en sortent pas avec le peu d'argent qu'on leur donne. Avec et sans travail réunis dans la même misère. L'État Français leur a envoyé ses forces pour leur rappeler qui décide de l'ordre tel qu'il doit être.

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Nota Benêt : par ici, Macron vole le résultat des élections
puis on découvre qu'il a vidé toutes les caisses,
qu'il nous l'a caché et
toujours aucun incendie.

dimanche 20 octobre 2024

Bruno Retailleau [Pour la France !] - Chronique

 Photo de Bruno Retailleau

Ça n’est que mon sentiment personnel, j’ai de plus en plus l’impression que Bruno Retailleau est dans une forme de perversion jusqu’au-boutiste dans laquelle l’individu jouit à chaque fois qu’il pense avoir franchi un interdit. C’est le franchissement de l’interdit qui est le moteur. C’est très inquiétant qu’on lui donne du pouvoir.
 
Ça n'a pas l'air de l'atteindre que ses décisions affectent la vie des vrais gens.
Imagine s'il avait en plus le droit de conduire un SUV dans Paris.
 
C'est peut-être pour ça qu'on leur colle un chauffeur mais c'est un autre sujet.

Ça n’est que mon sentiment personnel, j’ai de plus en plus l’impression que c’est sale dans la tête de Bruno Retailleau. Si tu imagines l’intérieur de la tête de Bruno Retailleau, ça te donne envie de prendre un enfant par la main en lui disant :
-allez, viens petit, ne regarde pas ça…
 
On essaie tous plus ou moins de leur offrir une enfance préservée du chaos ambiant, entre les uns et les autres qui se tuent par centaines et la planète qui est bien partie pour nous tuer tous, autant qu'ils restent des mômes le plus longtemps possible, n'est ce pas, et puis il y a Bruno Retailleau qui salit tout.
 
Ça n’est que mon sentiment personnel, j'ai toujours des questions qui me viennent face à une personne  comme Bruno Retailleau qui n'a pour seule réaction face aux fragilités humaines que de vouloir faire mal aux gens.
 
C'est pas parce que tu dis que c'est «Pour la France» ou au nom de la patrie qui ça exclut d'avoir un minimum de respect, Bruno. 
 
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Nota Benêt : Liberté - Égalité - Fraternité, c'est pas une devise,
c'est une ligne de conduire. Ça s'appelle la République (qui est à nous).

 
 
Source : photo Julien de Rosa - AFP*